SCÈNE XVIII
NISIDA, puis BOISFERRÉ, puis MALATRÊ."
MSIDA, seule, mettant l’hirondelle devant la glace, à gauche.
Ah! mon petit Boisferré, tu veux ruser avec Zida?... tu seras roulé, mon bonhomme!... (u porte du cabinet s’ouvre.) C’est lui ! n’ayons pas l’air !
BOISFERRÉ, entrant et à part.*
Les diamants du Portugais!... (Haut et s'approchant.) Ah! je vous y pince !
NISIDA, jouant la surprise.
Voilà donc comment vous vous comportez en mon absence !
NISIDA
Mon ami, je te jure...
BOISFERRÉ.
Au lieu de vivre tranquillement au coin du feu, en pensant à moi, vous donnez des bals... vous acceptez des hirondelles... Infamie!
NISIDA, à part.
Il croit que c’est le marquis... bravo !
BOISFERRÉ.
Je ne souffrirai pas qu’un autre vous offre des bijoux... donnez-moi cet objet, Nisida!...-
NISIDA
Comment ?
BOISFERRÉ.
Il me faut ces diamants!
NISIDA, à Boisferré.
Ah! mais non!... (a part.) Amusons-nous!
BOISFERRÉ.
Ces diamants, madame!... je les veux!
NISIDA
De la violence !... porter la main sur une faible femme !... vous, un gentilhomme !
Malatré parait au foud et écoule.
BOISFERRÉ , s’emparant de l'hirondelle.
Je les tiens !...
N1SIDA, à part, riant.
Ah ! ah ! Tu peux l’empocher , ton Bourguignon ! (Elle
sort vivement par le fond, à gauche.)
MALATRÉ, à part.
C’est un filou 1