‹ L'histoire de France (volume 3)Chapitre 96 sur 329 · Qui aime le fasle* la parure · texte numérisé non relu

Qui aime le fasle* la parure

quant et ledit sieur du côté gauche. L'archiduchesse entra en la ville sur une haquenée harnachée de velours cramoisi, et madame de Vendôme en sa lilière couverte de velours noir après, parce qu'elle était malade ; après suivaient les haquenées, litières et chariots accoutumés. Ce jour les femmes de l'archiduchesse avaient des robes de drap gris bazanné, et les manches doublées de velours. L'après souper, on ne fit rien, sinon le jeu qui était en la chambre de Tarchiduc, où se trouvèrent beaucoup de gens de qualité; toutefois les grands seigneurs ne bougèrent de leur logis, fors monsieur de Ligny, qui toujours l'accompagnait. Monsieur d'Avaugour, et les dessus nommés de la bande avaient lettres de la reine adressantes à l'archiduchesse, lesquelles ils ne baillèrent pour ce soir, pour ce que depuis son arrivée nul ne se trouva vers elle.

Le quatrième jour dudit mois de décembre, Tarchiduc ouït la messe en sa chambre, parce que tout le matin, il tint conseil, et fit prier tous les sieurs qu'ils ne vinssent point vers lui, qu'il ne fût sur l'heure de vêpres. L'archiduchesse ouït la messe en sa chambre, et alla à vêpres à Saint-Anian, et monsieur se mit à jouer. Au retour de vêpres, vint ledit d'Avaugour, et les ambassadeurs de la reine en la chambre de l'archiduchesse lui présenter les lettres dont ci-dessus est fait mention, qui contenaient en substance la joie qu'avait la reine de sa venue, et qu'elle trouvait le chemin bien long pour ^a grande envie qu'elle avait de la voir ; pareillement la créance desdits sieurs était aussi de cette substance. A quoi f archiduchesse répondit, en remerciant toujours la reine, et lui écrivit. Car les dessusdits avaient charge de la reine de l'accompagner, s'il lui plaisait, sinon de retourner lui dire.de ses nouvelles. Après cela

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