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tique, peut être citée eomme le modèle des gouvernements. Un premier conseil est établi, qui compte 600 membres nommés à vie et appelés timotiques. Cette assemblée est présidée par une commission supérieure de quinze membres cbargés de régler les affaires courantes et présidée elle-même par trois de ses membres qui, sous la présidence enfin de Tun d'entre eux, exercent le souverain pouvoir. Les Massaliotes occupent un territoire dont le sol, favorable à la culture de l'olivier et de la vigne, est, en revanche, par sa nature âpre, beaucoup trop pauvre en blé ; aussi les vit-on, dit le principe, cbercber à utiliser de préférence les conditions heureuses où ils se trouvaient placés pour la navigation et le commerce maritime. — Massalia possède des cales ou abris pour les vaisseaux et tout un arsenal ; mais les habitants n'ont plus ce grand nombre de vaisseaux qu^ils possédaient naguère. Ce qu'ils comptent aujourd'hui de beaux esprits se porte avec ardeur vers l'étude de la rhétorique et de la philosophie. — César et les princes ses successeurs, en souvenir de l'ancienne alliance de Rome et de Massilia se sont montrés indulgents pour les fautes qu'elle a commises pendant la guerre civile et lui ont conservé l'autonomie dont elle a joui de tout temps, de sorte qu'aujourd'hui elle n'obéit pas, non plus que les villes qui dépendent d'elle» aux préfets envoyés de Rome pour administrer la province.
M Après Massilia, Narbonne est le plus grand empo rinm ou marché de ses contrées. Il y a pourtant sur les bords du Rhône une autre ville la ville d'Arelate
(Arles), dont le marché ne manque pas non plus d'importance. Une station navale, fondée naguère par César-Auguste sous le nom de Forum Julii (Fréjus), se trouve à 600 stades de Massiiia.
Porte de l*amphilhé&tre d'Arles.
« Dans le pays compris entre les Alpes et le Rhône, nous trouvons d'abord les Salyens, dont le territoire mesure 500 stades * jusqu'au Druentias (Durance) ;
1 Le stade est une mesure de longueur qui compre-
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LA GAULB ROMAmE
'puis le bac nous passe à Cavallion, et là nous metions le pied sur le territoire des CavareSy qui s'étend à son tour jusqu'au confluent de l'Isar (Isère) et du Rhône, c'est-à dire jusqu'au point où le mont Cem-
Amphithé&tre d'Arles.
mène vient en quelque sorte rejoindre le Rhône. Depuis le Druentias jusqu'ici, la distance parcourue est de 700 stades. Seulement, tandis que les Salyens (dahs les limites que nous avons marquées) occupent à la fois la plaine et les montagnes qui la dominent,
nait 600 pieds grecs, ce qui vaut un huitième du mille romain ou 185 mètres.
Mausolée dn Saint-Rem i.
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les Cavares oùt au-dessus d'eux, dans la montagne, les VocontienSy les TricorienSy les Iconiens et les Médylles. Il y a encore d'autres rivières qui, entre le Dnientias et l'Isar, descendent des Alpes pour s'unir au Rhône; nous en citerons deux notamment qui entourent Luerion, la ville des Cavares, et qui confondent leurs eaux avant de se jeter dans le fleuve, et une troisième, le Saïgas, qui a son confluent près de la ville de Yindalum, à l'endroit même où Cnœus Domitius iEnobarbus tailla en pièces, dans une grande bataille rangée, plusieurs myriades de Gaulois. Dans ce même intervalle du Druentias et de l'Isar, on remarque plusieurs places importantes, telles que Avenion (Avignon), Arausion et Aeria, ville bien nommée, nous dit Artémidore, en ce qu'elle occupe, tout au haut d'une montagne fort élevée, une situation vraiment aérienne,
« Depuis l'Isar jusqu'à Vienne, capitale des AZtohroges, qui s'élève sur les bords du Rhône, il y a 300 stades. En général, les Allobroges vivent dispersés dans les bourgs ; toute la noblesse pourtant habite Vienne, simple bourg aussi dans l'origine, bien qu'elle portât déjà le titre de métropole de toute la nation, mais dont ils ont fini par faire une ville. Elle est située sur le Rhône. Ce fleuve, descendu des Alpes après avoir traversé le lac Léman, se répand dans les plaines du pays des Allobroges et des Ségo^ Siaves, et reçoit l'Arar, près de Lugdunum, ville des Ségosiaves. L'Arar (Saône) forme la limite entre les Séquanes, les JEduens et les Lingons.
« De l'autre côté du fleure, ce sont les Volces, dits
Arécomisques, Narbonne passe pour être leur port; il serait plus juste de dire qu'il est celui de la Gaule entière, tant elle surpasse lés autres villes maritimes par rimportance et Tactivité de son commerce. Les Volces touchent au Rhône et voient s'étendre en face d'eux, sur la rive opposée, les possessions des Salyens
Temple d'Auguste et de Livie à Vieniie.
et des Cavares (disons mieux, des Cavares seuls), car le nom de ce peuple l'a emporté sur tous les autres, et l'on commence à ne plus appeler autrement les barbares de cette rive, lesquels d'ailleurs ne sont plus, à proprement parler, des barbares, vu qu'ils tendent de plus en plus à prendre la physionomie romaine, adoptant tous la langue, les mœurs, voire même quelques-uns les institutions des Ro-
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mains. La métropole des Arécomisques est Nemaasas (Nîmes), située sur la route qui conduit dlbérîe en Italie, et qui a sous sa dépendance vingt-quatre bourgs. Elle jouit du droit latin ^ c'est-à-dire que quiconque y a été revêtu de Tédilité ou de la questure devient par cela seul citoyen romain, et le même privilège dispense la nation tout entière d'obéir aux ordres des préfets envoyés de Rome.
« Plus près du mont Cemmène, ou plutôt sur tout le versant méridional de la cbaîne, habitent les Volces Tectosages. Tolossa (Toulouse) est leur ville principale.
II. Aquitaine. — « Parlons à présent des Aquitains et de ces quatorze peuples de race galatique ou gauloise, habitant entre le Garounas et lé Liger (Loire) et en partie aussi dans la vallée du Rhône et dans les plaines de la Narbonnaise, qui ont été réunis administrativement à T Aquitaine.
« Les Aquitains diffèrent des peuples de race gauloise tant par leur constitution physique que par la langue qu'ils parlent, et ressemblent bien davantage aux Ibères. Ils ont pour limite le cours du Garounas et sont répandus entre ce fleuve et le mont Pyréné. On compte plus de vingt peuples aquitains ^ mais tous faibles et obscurs. Ainsi délimitée, l'Aquitaine formait une province trop peu étendue; c'est pour* quoi on l'a accrue de tout le pays compris entre le Garounas et le Liger.
M C'est entre Jes BitiaigeS''Vibisques elles Santons (Saintes), deux peuples de race gauloise, que le Ga-
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rounas déboacûe dans l'Océan. Les Biturîges-Vibisques sont les seuls étrangers dont les possessions se trouvent enclavées parmi celles des Aquitains ; mais ils ne font pas partie pour cela de leur confédération.. Ils ont leur emporium ou marché principal à Burdigala (Bordeaux), ville située au fond d'un estuaire que forment les bouches du Garounas. En général,, tout le long de l'Océan, le sol de l'Aquitaine est sablonneux et maigre, et, à défaut des autres céréales, ne produit que du millet pour la nourriture de ses habitants (Landes). Dans les plaines de l'intérieur,. ' ainsi que dans la partie montagneuse , le sol de- FÂquitaine est de meilleure qualité. U est notamment fertile chez les Convenes et les Auscii (Auch).
K Voici maintenant quels sont les peuples compris entre le Garounas et le Liger qui ont été annexés à l'Aquitaine : les Éluens d'abord, dont le territoire commence à partir du Rhône ; immédiatement après les Éluens, les Vellaves, qui faisaient naguère partie de la nation des Arvernes (Auvergne) ; puis les Arveme$ eux-mêmes, les Lémovices et les PétrocorienSy auxquels il faut ajouter les NUiobriges^ les Cadur^ ques et les Bituriges-Cubes ; sur le littoral, les Sant(m$ et les Pict(m$ (Saintonge et Poitou) ; enfin les Butène» et les Qabales, sur les confins de la Narbonnaise. Il 7 a de belles forges diez les Pétrocohens, mm qu& chez les Bituriges- Cubes, des fabriques de toile de lin chez les Gadurques et des mines d'argent chez les Rutènes et les Cabales.
<c C'est dans le voisinage du Liger que sont établis les Arvenies; ce fleuve baigne les murs de Nemossos^
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leur capitale , puis il passe à Cenabum (Orléans), principal emporium ou marché des Camutes. »
ni et IV. Lyonnaise et Belgique. — <c A la province d'Aquitaine et à la Narbonnaise succède une autre région, qui, partant du Liger et du haut Rhône, autrement dit de la portion du Rhône comprise entre sa source et la ville de Lugdunum, s'étend jusqu'au Rhin et borde ce fleuve dans tout son cours. La partie haute de cette région, j'entends celle qui avoisine les sources des deux fleuves , les sources du Rhin et celles du Rhône, s' étendant ensuite à peu près jusqu'au miUeu de la plaine, relève de Lugdunum; quant au reste du pays, lequel se prolonge jusqu'à l'Océan, on en a fait une autre province, attribuée politiquement aux Belges.
« La ville de Lugdunum s'élève, adossée à une colline, au confluent de l'Arar et du Rhône. Il n'y a pas dans toute la Gaule, à l'exception cependant de Narbonne, de ville plus peuplée, car les Romains en ont fait le centre de leur commerce, et c'est là que leurs préfets font frapper toute la monnaie d'or et d'argent.
« Lugdunum est en même temps le chef-lieu du territoire des SégosiaveSy lequel se trouve compris entre le Rhône et le Doubs. Entre le Doubs et l'Arar, ce sont les^ JEduens qui habitent, les frères du peuple romain* La place forte de Bibracte (Autun) leur appartient.
« Des différents peuples qui bordent le Rhin, les Helvètes se présentent à nous les premiers : c'est sur
leur territoire ea effet, au mont Adulas, que se trouvent les sources du iieuve. Aux Helvètes, le long des bords du Rhin, succèdent ]es Séquanes et les Médiomatrices et, compris parmi ces derniers, les . Triboc* ques, peuple germain, enlevé naguère à ses foyers et transporté là de la rive opposée du fleuve. Le mont Jurasius (Jura), situé dans le pays des Séquanes, sert de ligne <k démarcation entre ce peuple et les Helvètes. Au-dessus maintenant des Helvètes et des Séquanes, dans la direction du couchant, habitent les Mduem et les Lingons (Langres).
« Au-dessus des Médiomatrices et des Tribocques, sur le Rhin, habitent les Trévires. Juste vis-à-vis, sur la rive opposée, étaient établis les Ubiens avant qu'Agrippa les eût transportés de leur plein gré de ce côté-ci du fleuve *. Les NervienSf qui succèdent immédiatement aux Trévires, sont aussi d'origine germanique. Puis viennent les Ménapes, qui habitent, eux, aux bouches mêmes et des deux côtés du Rhin, parmi des marais et des bois, ou plutôt parmi des halliers touffus et épineux. Les SugambreSy autre peuple germain, sont établis dans le voisinage immédiat des Ménapiens. Enfin, au-dessus de la vallée même du fleuve jet tout le long de la rive droite, habitent les Suèves, Germains aussi d'origine, mais qui surpassent de beaucoup les autres peuples de la même race par leur nombre et leur puissance militaire. A mesure que les peuples plaeés devant eux déposent