Bingen
2. La Nahe, qui se jette dans le Rhin à Bingen. On voit, par la narration de Tacite, que Bingen était de son temps sur la rive gauche de la Nahe : aujourd'hui, il est sur la rive droite.
Médîomatrîques * , nation alliée. Valentinus et Tutor entraînent de nouveau les Trévires à la guerre; ils leur font égorger les lieutenants Hérennius et Numisius, afin de les enchaîner plus étroitement au crime, en leur ôtant Tespoir du pardon. »
§ 15. ^ CÂRIAUS RELiVE LA FORTUNE DE ROME. DÉFAITE DES BELGES. PLUSIEURS LÉGIONS RENTRENT DANS LE DEVOIR.
« Telle était la situation des affaires, quand Gérialif arriva à Mayence : à son arrivée, les espérances se relèvent. Ce général, qui aimait les batailles, plus fait pour braver un ennemi que pour abuser des précautions contre lui, enflammait le soldat par l'audace de ses discours, bien résolu, sitôt qu'il pourrait joindre les rebelles, de ne pas dififérer le combat d'un instant. On avait fait des levées dans les Gaules ; il les renvoie toutes à leurs cités, en faisant déclarer que y empire avait assez de ses légions; que les alliés pouvaient reprendre tranquillement les occupations de la paix et regarder comme finie une guerre dont les Romains s'étaient chargés. Ce trait fortifia les Gaulois dans la soumission : le renvoi de leurs soldats leur fît supporter les tributs plus facilement; ils en furent plus respectueux, se voyant méprisés. Cependant Civilis et Classicus, apprenant la fuite de Tutor, la défaite des Trévires, la fin de toutes les prospérités de l'ennemi, courent rassembler, avec précipi-