‹ L'Histoire de FranceChapitre 106 sur 145 · MAYENNE · texte numérisé non relu

MAYENNE

et excellent prince Charles de Lorraine, duc de Mayenne, Paris, 1613, in-8°, ou dans Arch. cur., 1° série, t. XV, p. 201-239.

Nervèze, né vers 1570 en RAR a écrit des histoires, des poésies, des romans, etc. : après la mort de Henri IV, il passa au service du prince de Condé. Il est donc disposé à décerner des éloges à ceux qui ont combattu la royauté : il le fait pour Mayenne. Il s'étend surtout sur la première période de la vie du due. Il essaie de définir son caractère et de marquer une distinction entre les nobles et Mayenne, qui ne fut jamais un quémandeur et qui, après sa soumission, intervint constamment pour éviter les difficultés : détails sur sa mort chrétienne. L'abbé Le Gendre dit de cet ouvrage que c’est une jérémiade continuelle : le jugement est trop sévère.

— Perrerier. Discours funèbre sur la mort de, Paris, 1611, in-8°, 16 p.

Apologétique, bref résumé.

— Berrrann (Séverin). Oraison nest, Paris, 1612, in-8°, 30 p.

Très faible écrit, presque ridicule, du curé de La Ferté-Bernard.

— GoxrerY (Jean). Sermon funèbre, Paris, 1612, in-8°, 89 p.

Le Père jésuite cite des faits de l’histoire ancienne, profane ou religieuse : son sermon a donc peu d'importance.

— Recueil, n° 1489.

Voir : — Hauser, Les sources de l'histoire de France, XVI° siècle, L. IV,

n* 2689 et 2640.

1799. MAYENNE (Henri de Lorraine, duc DE), 1578-1621. Fils du précédent, il joua un rôle assez considérable après 1610 : il fut tué au siège de Montauban et sa mort entraina l'apparition de nombreuses plaquettes (Regrets, Larmes, ete.).

— Bourvox (Roland). Discours funèbre, Toulouse et Paris, 1621, in-8°, 38 p.

Le Père augustin compare les princes de Lorraine aux Macchabées et Henri de Mayenne à Judas Macchabée. Il écrit 24 pages avant d'aborder son sujet : dans le reste, peu de chose.

— Moxniox (J. ne). Oraison funèbre, Paris, 1621, in-8°, 22 p.

L'auteur dédie ce discours à la gendarmerie française qui vient de perdre son « boulevard ». Il fait des efforts pour atteindre l'éloquence et la précision : ces eflorts ont été vains.

Voir : — chapitre Lettres, n° 951.

TA nn ne

1800. MAZARIN (Jules), 1602-1661. Aucun ouvrage sérieux n’a été écrit par un contemporain sur Mazarin : c’est seulement au xIx° siècle que Chéruel a vraiment fait connaître l’œuvre du ministre, soit par ses histoires, soit par des publications de textes. .

— Boxxer (Thomas). Recherches curieuses sur quelques qualités, actions héroïques de la personne et sur le nom de monseigneur l’éminentissime cardinal Jules Mazarin, Paris, 1645, in-18°, 498 p.

Allure panégyrique : mélange singulier de citations bibliques et de faits historiques. L'auteur, bénédictin, a une vraie passion pour les anagrammes. Il a éprouvé le besoin de donner, sous un autre titre, une nouvelle édition de son livre, en 1660, après la paix des Pyrénées, quand il crut voir que ses prédictions s'étaient réalisées : cette nouvelle édition (in-4°, 77 p.) ne vaut pas plus que la première.

— Îl cardinale Mazarino, pub. dans Æiv. cont., 1855, novembre. -

Cette biographie, composée vers 1657, a été écrite par un camarade d'enfance de Mazarin : elle est très détaillée et prouve que l’auteur anonyme avait fort connu le futur cardinal. Elle a été utilisée par A. René, Les nièces de Mazarin, Paris, 3° édit., 1857, in-8°.

— Augery (Antoine), 1616-1695. Histoire du cardinal Mazarin... : v. chapitre Æistoires générales, n° 644.

— Dernières paroles de M. le cardinal Mazarin, pub. p. P. Clément, Lettres, instructions. de Colbert, &. I, p. 532-537.

Cette rédaction est, semble-t-1l, l’œuvre d’un personnage de la cour, peut-être de Rose, secrétaire de Louis XIV. Elle a été compo-. sée peu après la mort du cardinal, en tout cas avant la disgrâce de Fouquet.

— Testament du cardinal Mazarin, Paris, 1663, in-12°, 53 p. — Aut. édit. : Cologne, 1663, ou dans Grimoard, édit. des OEuvres . de Louis XIV, t. VII, p. 292 et sq. — Trad. hollandaise : Cologne, 1663, in-4°. | |

Dans ce testament, Mazarin ne touche guère à la politique : ilest surtout préoccupé de la distribution de sa fortune.

— Fortune du cardinal Mazarin en 1658, pub. p. P. Clément, Lettres, instructions. de Colbert, t. 1, p. 520-531.

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