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ROHAN, ROMILLION

1867. ROHAN (Louis, chevalier DE), 1635-1674. — Courrizz DE Saxpras (Gatien pe). Le prince infortuné ou Histoire du chevalier de Rohan où l'on trouve diverses particularités de la cour et des affaires de ce temps, Amsterdam (Rouen), 1713, in-12°.

A propos de la conspiration du chevalier, qui voulut livrer Quillebœuf aux Hollandais, Courtilz de Sandras a composé un livre qui est en grande partie un roman et qu’on peut comparer au Latréaumont d'Eugène Sue. Sur cet épisode, le plus marquant de la vie du chevalier, il vaut mieux recourir aux documents suivants.

— Lettre d'un contemporain, pub. p. Cab. Hist., 1874, t. XX, p. 268- 280, etp. Éd. Fournier, Variétés historiques et httéraires, &. II, p. 301.

Récit fait d’après un témoin oculaire : intéresse surtout les complices de Rohan.

— Documents, pub. dans Ravaisson, Archives de la Bastille, t. VII, p. 402-495.

Principales pièces du procès, lettres d'agents diplomatiques, vénitiens et anglais.

Voir : — chapitre Mémoires, n° 857; — P. Clément, Trois drames historiques, Paris, 1857, et La police sous Louis XIV, Paris, 1866, chap. vi; — A. Maury, Aev. D. M., 1886; — Hall, Afh., 1899, n°3719, p. 146.

1868. ROMILLION (Jean Baptiste) 1553-1622. — BourGurGxon (Claude). Vie du Père Romillion, prêtre de l'Oratoire de Jésus et fondateur de la Congrégation des Ursulines en France, Marseille,

Cousin du Père Suffren, Romillion fut d’abord calviniste et soldat. Converti en 1579 et marchand à Cavaillon, il commença ses études à trente ans pour pouvoir devenir prêtre. Il fut, avec César de Bus, un des fondateurs de la Doctrine chrétienne, puis des Ursulines. Meyabre de l’Oratoire dès 1619, il a été le véritable restaurateur de L'esprit ecclésiastique en Provence. Claude Bourguignon s’est se/vi, pour écrire son ouvrage, trop panégyrique, des relations du P}re Jacques de Retz, dont la mémoire n'était pas très sûre. Avssi a-t-il commis des erreurs, soit de dates, soit d'appréciation : car il exagère trop tout ce qui est à l'avantage de Romillion. Le Père Riboti écrivit un Æxamen de la vie du Père Romillion, qui est une sévère critique de l'ouvrage. Malgré ses défauts, celui-ci a

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néanmoins servi de source aux auteurs des trois recueils suivants et il a été utilisé par l’abbé Houssaye dans Le Père de Bérulle et l'Oratoire de Jésus. {

— Recueils, n°° 1324, 1369 et 1370. e

1869. ROQUETTE (Gabriel DE), évèque d’Autun. — Recueil, n° 1826. — V. aussi Saint-Simon.

1870. ROSE (Toussaint), 1615-1701. — Sanvr-Simox. Additions au Journal de Dangeau, pub. p. A. de Boïslisle, édit. des Mémoires, t. VIII, p. 381.

Saint-Simon fait un portrait curieux du secrétaire de Louis XIV. Rien de saillant dans cette vie, puisque d’Alembert, dans ses Éloges de plusieurs savants, s'excuse presque de prononcer celui de Rose, qui, membre de l’Académie, se distingua seulement par son opposition à la candidature de Fontenelle.

Voir : — Villiers du Terrage, Un secrélaire de Louis XIV, Paris, 1891, 1 in-12°, 144 p.; — A. de Boislisle, édit. des Mémoires de Saint-Simon, t. VIII, appendice ?, p. 407-420.

1871. RUEIL (Claude DE), évèque d'Angers et de Bayonne. — Recueils, n° 1823, 1330.

1872. SAINT-AIGNAN (due DE). — Recueil, n° 1304.

1873. SAINT-ANDRÉ MONTBRUN (Alexandre du Puy, marquis DE), 1600-1673. — Mervesinx (Joseph). Histoire du marquis de Saint-André Montbrun, capitaine général des armées du roi et général des armées de terre de la république de Venise, Paris, 1698, in-12°, 392 p., plus 17 p. de généalogie.

Protestant, Montbrun suit dès 1614 le parti de Rohan et combat: avec lui jusqu’à la prise de Privas en 1629. Prisonnier, il s'échappe, retrouve son chef à Venise et le suit dans la Valteline. Après avoir servi sous Gustave-Adolphe et Bernard de Saxe-Weimar, il rentre en France en 1635. Gouverneur du Nivernais pendant la Fronde, il ne cesse de combattre en Italie ou en Catalogne. En 1668, il est chargé par Venise de défendre Candie de concert avec Morosini : il revient ensuite en France et se retire du service. L’abbé Mervesin raconte toutes ces guerres avec correction, mais il n'indique pas ses sources. Il a écrit une histoire militaire plutôt qu'une biographie.

Voir : — chapitre Mémoires, n° 725.

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