TOURVILLE, TURENNE
1906. TOURVILLE (Anne Hilarion de Cotentin, comte DE), 1642-1701. — Fragment inédit de Saint-Simon, pub. p. A. de Boislisle, édit. des Mémoires, t. VIIT, appendice 21, p. 607-612.
Long passage qui tient à la fois du portrait et de la biographie.
— Ricaer (Adrien). Vie du maréchal de Tourville, Paris, 1783, in-12°. — Aut, édit. : 1812, 1815, 1817.
Comme dans ses autres ouvrages, Richer n'indique pas ses sources : il se sert des écrits des contemporains. Son livre est vieilli et a été remplacé avantageusement par celui de Delarbre.
Voir : — chapitres Mémoires, n° 882, el Lettres, n° 1158.
1907. TRONSON (Louis). — Recueil, n° 1824.
1908. TURENNE (Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte DE), 1611-1675. — Baüvn (abbé). Oraison funèbre, Paris, 1676, in-4°, 42 p. |
Malgré de trop nombreuses citations, ce docteur en Sorbonne a écrit un discours convenable. Le résumé de la jeunesse et de la vie militaire est correct : le portrait, suffisant; la dernière partie, où l’auteur parle de la piété et de la conversion de Turenne, est bien longue.
— Cueiiexs. Oraison funèbre, Paris, 1676, in-4°.
Le Révérend Père s’est attaché principalement à prouver la générosité du maréchal, et aussi la sincérité de sa conversion en parlant des dispositions financières prises par Turenne dans son testament pour ramener les protestants à la foi catholique.
— Faverozces (abbé Du Plessis, sieur pe). Panégyrique, Paris, 1675, in-12°, 270 p. — Aut. édit. : 1676.
Dissertation morale et psychologique dans laquelle Turenne est comparé aux plus grands capitaines de l'antiquité, César, Pompée et Alexandre.
— Fiéomer (Valentin Esprit), 1632-1710, Oraison funèbre, Paris, 14676, in-4°.
Fléchier a prononcé son oraison funèbre après Mascaron, le 10 janvier 1676. D’après Voltaire, il aurait beaucoup emprunté à celle de Victor Amédée I° de Savoie, due à Jean de Lingendes (eampagnes d'Italie) : selon l'abbé Hurel, Les orateurs sacrés à la cour de Louis XIV, Paris, 1874, il aurait adopté le plan de Mascaron et
à l’oraison funèbre de Beaufort, prononcée par celui-ci, la comparaison entre Turenne et Judas Macchabée. Quoi qu’il en soit, l'œuvre de Fléchier est à retenir. L'orateur résume avec soin la carrière militaire de Turenne et s’eflorce de caractériser son génie. Il explique que sa conversion fut désintéressée et que Turenne, aus: sitôt après, devint un apôtre cherchant à son tour à gagner des protestants. Quant au rôle du maréchal pendant la Fronde, il-est dissimulé par des phrases générales. Le discours comprend done des lacunes graves et voulues : mais il complète celui de Mascaron.
— Le Carox (Aïmard). Laudatio funebris, Paris, 10 in-4°, 62 p.
Éloge prononcé par un Père jésuite au collège de Clermont : long et sans précision; un passage sur la carrière militaire de Turenne.
— Mascarox (Jules), 1634- 1703. Oraison funèbre, 1675, i in-4°.
Prononcée le 30 octobre, elle fut soumise auparavant au neveu de Turenne, le cardinal de Bouillon, qui y apporta des corrections : de plus, Mascaron avait eu une grande part à la-conversion du maréchal. Par suite, son discours mérite l’attention. Dans la première partie, Mascaron analyse la carrière militaire et politique de Turenne : Il était né, dit-il, avec un grand sens naturel et une pénétration judicieuse, avec un corps de ce tempérament robuste que les anciens louaient si fort dans leurs héros et qui, jusqu'à un ” âge avancé, l’a rendu capable de toutes les fatigues de la guerre. » A propos de la Fronde, Mascaron ne tient compte que des actions M accomplies par Turenne lorsqu'il eut embrassé le parti du roi. HI développe ce qui a trait à la campagne d’Alsace de 1674 ét à la mort du maréchal, pleuré par tous. La seconde partie est consacrée aux qualités € qui forment l'honnète homme et le sage » : nul: amour des richesses, tendresse pour sa famille, guidé par la justice, sans dissimulation, généreux, nullement orgueilleux de ses " victoires : © Il revenait dé ses campagnes triomphantes avec la 4 même froideur et la même tranquillité que s’il fût revenu de la profenade. » Enfin, Mascaron parle des vertus chrétiennes :" « Jamais homme, dit-il, n’a été de meilleure foi dans l'erretr que M. de Turenne » : mais il a été touché de la grâce et Qil est mort. dans le devoir actuel d’un bon citoyen ».