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VILLEROY

détails et d’anecdotes et, quoiqu’elle soit trop élogieuse, elle constitue encore aujourd’hui la source principale.

— Massizcox (Jean Baptiste), 1663-1742. Oraison ques dans son Recueil (n° 1315).

Massillon caractérise ainsi le prélat : « Il sut ménager les intérêts du prince et les intérêts du peuple...; il sut veiller sur luimême en se rendant utile à l’église. » Né à Rome, l’abbé d’Ainay (long portrait) prit part à la vie publique avec activité : pendant la Fronde, il maintint Lyon dans le devoir. Archevêque, il participe de concert avec les échevins à l'administration de la ville et, quelque temps avant sa mort, sa présence seule a suffi pour étoufferune émeute causée par la faim. Aussi a-t-il été regretté de ses diocésains et de Louis XIV lui-même. Ayant accepté à regret l’archevêché de Lyon, 1l à énergiquement äccompli une épuration nécessaire dans son diocèse, « foudroyant les ministres scandaleux » et relevant le niveau moral : longue description de cette œuvre épiscopale et de l'énergie avec laquelle l'archevêque défendit la primatie de Lyon. Cette oraison funèbre est donc fort intéressante pour l'historien.

— Coconra (Dominique ne), 1660-1741, Laudatio funebris, Lyon, 1693, in-4°, 20 p.

Résidant à Lyon depuis 1682, le célèbre Père jésuite a connu l’archevèque, qui, pour lui, a été un sujet fidèle, un vice-roi sagace, un Eee bon. L’éloge est bref : le récit du dévouement de l'évèque lors de l’émeute de Lyon est à retenir.

. — Recueil, n° 1841.

. Voir: — n° précédents; — Péricaud, Notice sur Camille de Neufville, Lyon, 1829, in-8°; — Malley, Ef., 1910, t. CXXV, p. 39-66, et Rev. Egl. Fr., ” 1910, p. 385-412, — 1912, p. 38-54, 149-163.

1924. VILLEROY (François de Neufville, duc DE), 1644-1730. — Rexaup (Louis). Oraison funèbre, dans Migne, t. XLI.

Il était difficile de louer celui des Villeroy dont la réputation fut fâcheuse, le vaincu de Crémone et de Ramillies. Renaud n'hésite pourtant pas à dire qu’ « il brilla dans l’art de la guerre ». Il cite à l’appui la campagne de Hongrie, mais est bien obligé de reconnaître qu’en 1708 Villeroy fut malheureux. Il voit en lui aussi un

S. H. F. XIU, — ANDRÉ 3. 24

sage politique : il se contente, n’ayant pas de preuves à fournir, de généralités entièrement inutiles. Dans la troisième partie seulement, il définit plus exactement ce que fut Villeroy : « Louis XIV, dit-il, fut toujours pour lui ce-parfait modèle sur lequel il se régla en matière de grandeur, de désintéressement et de vertu. » 1

— Recueil, n° 1309. ci

Voir : — n°* précédents; — chapitre Leltres, n° 1238. |

1925. VINCENT DE PAUL, 1576-1660. — Apezcy (Louis), 1603-1691. La vie du vénérable serviteur de Dieu Vincent de Paul, instituteur et premier supérieur général de la Congrégation de la Mission, Paris, 1664, in-4°. — Nombreuses éditions depuis lors 3 jusqu'à la fin du x1x° siècle. :

Abelly, théologien, désigné par le roi pour l’évêché de Rodez en 1662, s’en démit en 1666 et se retira chez les prêtres de la Congré- . 4 gation de la Mission. Il a seulement prèté son nom et son autorité È à une œuvre collective. Le second supérieur de la Mission, René 2 Alméras, avait fait recueillir avec soin tout ce qui touchait à la vie et aux œuvres du fondateur : le secrétaire de la Congrégation, ‘4 Fournier, fut chargé de centraliser ces documents. Sur l’auteur, v. P. Coste, Rev. Gasc., 1912, juillet-août. — Comme, dans ce u livre, il était soutenu que Vincent de Paul n'avait pu approuver les doctrines de Saint-Cyran, le neveu de celui-ci, Martin de Bar- M cos, s'éleva contre cette appréciation. De là une polémique qui a suscité les trois ouvrages suivants. — Barcos, Défense de feu M. Vin- À cent de Paul contre les faux discours du livre de sa vie publiée par). A M. Abelly, sl., 1668 et 1672, in-4°; — ABELLy, La vraie défense ‘4 des sentiments du vénérable RE de Dieu Vincent de Paul, re 1668, in- 4; — Barcos, UE à l'écrit que M. Se a |

et 1672.

— Mauras nu Tour (Henri ne). Oraison funèbre, Paris, 166,

L'éfèque du Puy a tracé un portrait d’après des renseignements,

peu nombreux, qu’il avait appris : bare et peu d'utilité. - — Recueils, n°* 1808 et 1324.

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