RECUEILS : PARLEMENTAIRES
lacqueville, Jean Bochart de Champigny, Nicolas Le Jay et Hathieu Molé à qui le livre est dédié.
Voir : n°’ 1478, 1474 et 1475.
1473. BraxcuarD (François), + 1660. Les présidents au mortier lu parlement de Paris, leurs emplois, charges, qualités, armes, lasons et généalogies, depuis l'an 1331 jusques à présent : en utre, Catalogue de tous les conseillers du parlement de Paris lepuis 1260 jusques à présent, Paris, 1647, in-f°, 502 p.
Après avoir écrit-sur les premiers présidents (v. n° ci-dessus) et n attendant d'écrire sur les maitres des requêtes (v. n° 1474), 3lanchard a composé un gros ouvrage sur les présidents à mortier. | passe en revue leurs familles, parmi lesquelles signalons celles les Séguier, Harlay, Potier, Le Maistre, Brülart, Molé, de Mesmes, 3ailleul, Lamoignon, Longueil, etc. Pour chacun des personnages, ne notice substantielle et précise : compléter avec les publications le G. Depping et de A. Duleau sur les conseillers du parlement de ’aris et sur les maitres des requêtes (v. n° 1477).
Voir : n°’ 1472 et 1474.
1474. Bcaxcnaro (François), + 1660. Généalogie des maîtres des equêtes ordinaires de l'hôtel du roi, Paris, 1670, in-f°, 350 p.
Dans ce nouvel ouvrage, Blanchard s'arrête à l’année 1575. Touefois on y trouve des renseignements utiles sur quelques familles lont les membres ont occupé des postes dans le parlement de Paris u xvn° siècle, p. ex. les familles Boucher, d'Estampes, d’Argouges, 3ohier, Du Prat, Nicolaï, Le Cocq, etc. Ce recueil est fait avec oin : cependant l’exemplaire, qui à été consulté à la B. N., conient de nombreuses notes manuscrites, soit pour rectifier, soit pour ompléter : elles sont dues à Charles René d’Hozier.
Voir : n°° 1472 et 1478.
1475. La Baue (Jacques ne). Augushissimo Galliarum senatui anegyricus, Paris, 1685, in-4°. Traduct. fr., sl., 1753, in-12°, sous e titre suivant : Æloge historique du parlement avec des notes et une suite chronologique et historique des premiers présidents,
Le bon Père a fait un de ces exercices littéraires dont il était
dossier secret; les rédacteurs de ces notes sont inconnus; on sup
coutumier : Molé, Bellièvre, Lamoignon, Potier de Novion,. Tes Coigneux, Longueil sont fort brièvement loués. Viennent ensuite des notices courtes, mais précises, avec des dates : c’est une sorte de chronologie des premiers présidents. Parmi eux, ceux du xvi® siècle sont Nicolas de Verdun, Jérôme de Hacqueville, Jean Bochart de Champigny, Nicolas Le Jay, Mathieu Molé, Pomponne de Bellièvre, Guillaume de Lamoignon, Nicolas Potier de Novion, Achille de Harlay, Louis Le Pelletier et Jean Antoine de Mesm Ces notices, que l’on peut attribuer au traducteur plutôt qu’à La Baune, peuvent être comparées à celles du recueil signalé au n° 1472, auquel elles servent de complément.
1476. Pour les premiers présidents Harlay et Lamoignon, voir, en outre, les n° 1306, 1307 et 1310. Br
1477. Portraits des membres du Parlement de Paris et de maîtres des requêtes. NEUE Après 1658, Fouquet, pour connaître la set morale à membres du parlement de Paris, avait commencé à constituer un
pose que Fouquet employa Pellisson, Le Laboureur ou le président; de Périgny. Après la disgrâce du surintendant, Colbert hérita | par saisie de ces papiers et il continua l’œuvre en 1662 avec le conco 1rs des intendants. | ?,: 1
Ce qui concerne les présidents et les PR a été SAC G. Depping, Correspondance administrative, 1850, t. IL, p. 33-132, et, partiellement, par Monmerqué et P. Paris dans la troisièm édition des ÆHistoriettes de Tallemant des Réaux. Mais ces public: tions sont fautives et incomplètes. Duleau, d’après une copie fai par l’aumônier orléanais Robert Hubert (1620-1694), auteur d’une
« Les appréciations émises sont nettes et précises : les membres | parlement de Paris ne sont pas souvent flattés. — La publicatior | est intéressante. |
6° Zattérateurs et artistes.
Le classement est fait de la façon suivante : ouvrage général (n° 1478), académiciens (n°5 1479-1482), peintres et sculpteurs (n°° 1483-1486), littérateurs (n° 1487-1489).
1478. Perraur (Charles), 1628-1703. Les hommes illustres... V- n° 1308.
1479. Pezussox (Paul), 1624-1693, et Ourver (Pierre Joseph Thoulier, abbé p»’), 1682-1768. Histoire de l Académie française, 1635-1700. La première partie, due à Pellisson, parut en 1653, in-12° : la Poe de d’Olivet, en 1729, 2 vol. in-4°. — Aut. édit. : 1730, 1743, 2 vol. in-12°. La meilleure est celle de Livet, Paris, 1858, 2 vol. in-8° (l'éditeur reproduit les statuts et les règlements de l’Académie). — Il en fut publié aussi à Amsterdam, 17147, 1730.
Pellisson a divisé son ouvrage en cinq parties : a) de l’établissement de l’Académie française, — b) de ses statuts et en même temps des jours, des lieux et de la forme de ses assemblées, — c) de ce qu'elle à fait depuis son institution, — d) de quelques choses remarquables qui s’y sont passées, — e) des académiciens en particulier. La continuation de d’Olivet comprend trois chapitres : a) des choses remarquables arrivées dans l’Académie, — b) des travaux, — c) notices académiques.
Pellisson eut pour sources les registres de l’Académie, qui furent perdus après lui : d'Olivet écrivit d’après ses souvenirs et les renseignements qu'il put recueillir auprès de ses contemporains. Parmi les éloges rédigés par le premier, les principaux sont ceux de Paul Hay du Chastelet, Voiture, Jean Sirmond, Jean Silhon. D'Olivet a composé, en particulier, ceux de Balzac, La Mesnardière, Chapelain, Conrart, Mézeray, Colbert, Beauvillier, Pellisson, La Fontaine, Harlay, La Bruyère, Racine, Huet.
Les biographies ainsi dressées ne sont pas toujours très précises : la brièveté est extrème, surtout dans celles qui sont l’œuvre dé l’abhé d'Olivet; dans toutes, les lacunes abondent. Leur utilité est donc bien faible, lorsqu'il s’agit de personnages marquants dans
la littérature ou dans la politique. Toutefois, pour ceux dont le ”
nom est aujourd’hui oublié, les indications données par les: deux
biographes pourront servir, quelque rares qu’elles puissent être.
Voir : n°* 646 et 1163.
1480. Fonrexezce (Bernard Le Bovrer ne), 1657-1757. Éloges
des académiciens de l'Académie royale des sciences. — Ces éloges
se trouvent dans l'Histoire du renouvellement de l’Académie des
sciences, Paris, t. I, 1708, — t. II, 1717, — t: III, 1722 ou édit.
en 2 vol. in-12°, 1744; — dans les diverses éditions des, Ofuvres
complètes, 1724, 1742, 1752-1767, 1758-1766, 1790, 1817, 1824-5. — Ils ont été aussi publiés à part, Paris, 1766, 2 vol. in-12°. … Le neveu de Corneille, qui a dispersé son esprit dans tant d'ou-
vrages divers, devint secrétaire de l’Académie des sciences et accomplit avec conscience son métier. Dans les 69 éloges qu'il a
dressés, il se garde bien de juger les œuvres de ses confrères; il se”
borne à rédiger avec précision leurs biographies et à faire avec élé- M gance leurs portraits; ce n’est pas un critique, c’est un « nouvelliste scientifique ». Dans tous ces discours, lus aux séances de 1 l’Académie, Fontenelle suit toujours le même plan : biographie
selon l’ordre chronologique, travaux, portrait de l’académicien
défunt. Il a soin de proportionner l'étendue de son éloge à Pimpor-
tance du personnage, et il forme ainsi des biographies qui sont des
modèles. Ceux qui lui succéderont, d'Alembert, Condorcet, Cuvier, -
Arago, etc., n'auront qu’à le suivre et qu’à l’imiter.”
Quoique ces discours ne concernent guère que des savants, la biographie de certains d’entre eux intéresse pourtant quelquefois, l’histoire générale : p. ex. il est fort utile de lire ce que Fontenelle a écrit sur son prédécesseur J. B. Du Hamel, 1624-1706, qui a été”
premier secrétaire de l’Académie des sciences ; de même, pour Vau-
ban, la biographie est très précise et, si Fontenelle n'indique pas” les derniers ouvrages du savant ingénieur, du moins explique-t-il" le but que Vauban s’est proposé en écrivant la Dime royale. Parmi les autres notices de moindre importance, celles que l’on peut consulter avec fruit sont les suivantes : Bernouilli (Jacques), Jean Gal-
lois, le fondateur du Journal des Savants, Tournefort (notice : détaillée), Jean Dominique Cassini, Malebranche, abbé de Louvois .
(notice brève), Renaud d’Élissagaray (nombreux détails), Dangeau, Guillaume Delisle (indications un peu générales), etc.
Clarté, méthode et précision, tels sont les caractères qui distinguent ces biographies intéressantes.
Voir : — G. Lanson, Manuel bibliographique de la lillérature française moderne, Paris, 1910, in-8°, xvu: siècle, n° 7281 et sq.; — Grande Encyclopédie, art. Fontenelle.
1481. Boze (Charles Gros px), 1680-1753. Histoire de l’Académie royale des inscriptions et belles-lettres depuis son établissement, avec les éloges des académiciens morts depuis son renouvellement, Paris, 1740, 3 vol. in-12°.
Avocat, puis numismate, secrétaire perpétuel de l’Académie des inscriptions, membre de l’Académie française après la mort de Fénelon, garde du cabinet des médailles et antiques, Gros de Boze a, dans son ouvrage commencé par les abbés Tallemant et Goujet, fait pour l’Académie des inscriptions ce que Pellisson et d’Olivet avaient fait pour l'Académie française et Fontenelle pour celle des sciences.
Les éloges des académiciens défunts, avec le catalogue de leurs ouvrages, forment la majeure partie de ces volumes. L'histoire de l’Académie est en effet assez résumée : mais l’auteur y a inséré le règlement de 1701. Pour les biographies, Gros de Boze n’arrive pas à la maïtrise de Fontenelle et il y a beaucoup d’inégalité entre les nombreux récits qu'il a rédigés. Toutefois, il s’est appliqué consciencieusement à accomplir sa tâche de secrétaire perpétuel et quelques-unes des vies qu'il à écrites fournissent des indications sérieuses et utiles. Les principales sont celles de Fr. Charpentier, Mabillon (développée), le Père de La Chaise (courte), Antoine Galland (suffisante), le Père Michel Le Tellier (très courte, mais catalogue des ouvrages de polémique écrits par le dernier confesseur de Louis XIV), Eusèbe Renaudot (développée), intendant Foucault (très précise), Simon La Loubère, Antoine Anselme, duc Victor Marie d’Estrées, maréchal et vice-amiral (très précise).
1482. Mémoires inédits sur la vie et les ouvrages des membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture, pub. p. Dussieux, Soulié, Chennevières, P. Mantz et Montaiglon, d'après les mss. conservés à l'École des beaux-arts, Paris, 1854, 2 vol. in-8°.
RNRETE fre y "ES ra
sur les peintres qui furent membres de cite: Académie PAS sa |
fondation en 1648. En effet, Guillet de Saint- Georges, nommé F4 “4 toriographe de l'Académie des beaux-arts en 1682, prit l'habitude de lire, à partir de 1689, des notices sur les académiciens défunts : cet exemple fut suivi par ses successeurs. Ces documents furent uti-. . lisés par François Bernard Lépicié pour composer, avec la collabo- à ration du comte de Caylus, le recueil des Vies des premiers. peintres | du roi jusqu'à présent (Paris, 1752, in-8°). L'ensemble était rl à inédit. :
Cet ouvrage est très important. Il est, pour la peinture, dans (Pa seconde moitié du xvn° siècle, ce que sont les recueils de- Pellisson et d’Olivet, de Fontenelle et de Gros de Boze pour les autres Aca- k démies. Les principales biographiés sont dans le premier volume celles de Le Brun, Bourdon, La Hire, Lesueur, Philippe de Champagne et J.-B. de Champagne, et dans le tome second celles de Jôu- 7e venet, Audran, P. Mignard, Rigaud, etc.
.Les mss. ne sont: pas publiés en entier. Mais les éditnl ont. joint aux notices des pièces essentielles; par exemple, ils ont ajouté à celle de Le Brun des lettres dé celui-ci, à celle de Philippe de Champagne une conférence que ce peintre avait faite sur la Rébecea du Poussin. Ce recueil complète ainsi ceux de Félibien des! Avaux et de Roger de Piles.
Voir : n°’ 1483 et 1484.
Le TE E."
1483. Féumrex (André), 1619-1695. Æntretiens sur la-vie et les” ouvrages des ei excellents peintres, anciens et modernes, Paris, 1666, in-f°. : 1672, 1679, 1685, 1688, LS — Ams-. terdam, 1706. 131008
Sieur des Avaux et de Javercy, Félibien fut à Rome secrétaire de l'ambassadeur Fontenay-Mareuil en 1647; il y connut plusieurs artistes français, en particulier Nicolas Poussin, qui devint son. ami et l’engagea à s’adonner aux arts. Établi à Paris, protégé de Fouquet et de Colbert, il fut successivement historiographe des” bâtiments, secrétaire de l'Académie d'architecture et garde du
cabinet des antiques. Il écrivit de très nombreux ouvrages, parmi.
lesquels l’un des plus importants est celui pe ñl a consacré aux
peintres.
IL s’est proposé de faire une histoire opte de la peinture en France et à l'étranger, non seulement au point de vue chronologique, mais aussi au point de vue des principes. Dans son ouvrage, il parle donc du beau et de l’art et émet à ce sujet des idées générales souvent intéressantes. Il étudie les œuvres, décrit, analyse et explique es tableaux. Il fait enfin la biographie des peintres et on trouvera, chez lui, des détails nombreux sur Vouet, Bourdon, Philippe de Champagne, et surtout Poussin, pour lequel il a une admiration sans réserves. Les Entretiens sont le résultat de recherches consciencieuses et constituent en même temps une biographie générale très utile.
Voir : n°’ 300, 310 et 312; — C. G. Picavet, Rev. S. H., 1907, t. 1,
p- 290-335 (bibliographie, ouvrages modernes sur les peintres et les sculpteurs); — et aussi n°° 1482 ét. 1484.
1484. Pres (Roger vx), 1635-1709. Abrégé de la vie des peintres, Paris, 1699. — Aut. édit. : 1715, — Amsterdam, 1767 (plus complète).
Peintre, graveur, diplomate, secrétaire d’Amelot de La Hous-
saye, critique d'art, Piles a écrit un ouvrage qui complète celui d'André Félibien (v. n° précédent). Il ne s’est pas borné à composer la biographie des artistes : il a voulu surtout faire connaître ses impressions : « C’est, dit-il dans la préface, pour mettre à couvert les jugements ne j'ai faits des ouvrages en général des principaux peintres que j'ai trouvé à à propos de donner ici l'idée du peintre parfait sur laquelle je me suis réglé. » Laissant de côté tout ce qui est médiocre, il s’attache à caractériser les grands peintres. Jusque vers 4620, les renseignements qu'il donne sont très brefs : mais, après cette date, il étudie avec soin Vouet, Poussin, Philippe de Champagne, Lesueur, Le Brun, etc. Ce qui donne du prix à cet ouvrage, c'est que l’auteur a pu se servir de notes particulières que plusieurs de ses contemporains lui ont fournies. Voir aussi : n° 1482.
1485. Marozzes (Michel ox), 1600-1681. Le livre des peintres et des graveurs, pub. p. G. Duplessis, Paris, 1855.
Ce n’est qu’un fragment d’une œuvre beaucoup plus étendue et 1 restée inédite. Elle est écrite en vers. Ce qui a été publié ne fait pas « regretter le reste : simple énumération de noms d'artistes que l’au- 4 teur a groupés suivant les besoins de la rime. Aucune valeur historique. | :
Voir : n°° 8165 et 789; — G. B. A., t. I (2° période), 1869.
1486. Boucerez (Jean), 1680-1753. Mémoires pour servir à l'his- | toire de plusieurs hommes illustres de Provence, Aix, 1748, in-8°., = Aut. édit. : Paris, 1752, in-12°, 418 p.
Collaborateur de Niceron et de Desmolets, l’oratorien Bougerel a voulu les imiter. Pour écrire la vie de plusieurs de ses compa- … triotes, il a recueilli des documents authentiques et il les cité en « marge. Son ouvrage peut donc être considéré comme une source. « Mais, parmi les quatorze biographies qui le composent, béaucoup ne concernent que des illustrations locales et, par suite, ne présentent pas un grand intérêt. Celles de Pierre Puget, du chevalier Paul et de Massillon ont seules une assez grande importance et sont étendues.
1487. Anarzzon (Charles), 1659-1715. Mémoires concernant les 4 vies et ouvrages de plusieurs modernes célèbres dans la république « des lettres, Amsterdam, 1709, in-12°, 468 p.
Fils du pasteur de Metz exilé après la révocation de l'édit de Nantes, Charles Ancillon alla rejoindre son père à Berlin, où il vécut désormais et où il acquit une grande influence. Outre des ouvrages de polémique religieuse; il a laissé des écrits historiques, en particulier ses biographies des hommes célèbres. Pour composer. ce recueil, il à utilisé les journaux de Paris et de Hambourg, les ouvrages de Fontenelle, Bayle, Le Clerc, Beauval, Bernard et Chauvin. Il ne se contente pas de faire la biographie, 1l analyse et. juge les œuvres et les actes des personnages. IL développe surtout les notices des auteurs protestants. Il consacre 139 pages à Valentin Conrart, cite des extraits de nombreux contemporains et insère parfois des lettres du secrétaire de l’Académie française : pour Benjamin Aubery, ambassadeur en Hollande, il a écrit la vie d’après les mémoires composés par Louis Aubery du Maurier (v. n° 700);
a Pepe ae -cre PR Re au ÿ MR Eure UT #1
nA\
pour Louis Aubery, historien et polémiste à la fois, il donne des détails intéressants sur les ouvrages de polémique politique écrits par cet auteur. En somme, il y a là une érudition étendue et variée, et un livre qu'il est encore utile de consulter.
1488. Niceron (Jean Pierre), 1685-1738. Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres dans la république des lettres, avec un cataloque raisonné de leurs ouvrages, Paris, 1727-1745, 43 vol.
Le Père barnabite Niceron a passé la plus grande partie de sa vie à rédiger son ouvrage, qu'il faut considérer comme une première tentative de bibhographie raisonnée : les derniers volumes sont dus à P. Oudin, Michault et Goujet. Sans doute, il n’y a pas là de documents originaux. Mais les auteurs ont pris avec soin des renseignements et, s'ils ont commis des erreurs ou des omissions, il n’en reste pas moins que ces Mémoires doivent être consultés, à condition de les soumettre à une sévère critique; ils peuvent rendre de réels services, surtout à propos des ouvrages des écrivains dont la vie est succinctement racontée. Il est utile de les comparer avec le livre de d’Auvigny (v. n° suivant) et avec la Bibliothèque historique du P. Lelong.
1489. Auviexy (Jean nu Casrre n°), 1712-1743. Vies des hommes illustres de la France depuis le commencement de la monarchie jusqu'à présent, Paris, 1739-1757, 26 vol. in-12°.
Écrivain qui abandonna la carrière littéraire pour celle des armes et qui fut tué à Dettingen, d'Auvigny n’est pas le seul auteur de ce recueil. IL a composé les huit premiers volumes : son frère, chanoine, publia les tomes IX et X; l’abbé Pérau rédigea les tomes XI à XXII et Turpin le reste. C’est une compilation qui n’a pas la valeur des Mémoires de Niceron (v. n° précédent), mais qui peut fournir quelques indications de détail.
7° Divers.
(Personnages pieux et célébrités locales.)
Voir les n° 1299, 1300, 1305, 1324, 1329, 1337 et 1486.