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COLBERT

Coislin devint évêque d'Orléans en 1666 et fut promu au cardinalat en 1697. Saint-Simon et l’abbé Le Gendre, dans leurs mémoires, ont dépeint, à plusieurs reprises, ce prélat, modeste et vertueux.

— Arraume. Oraison funèbre, 1706, in-4°, 33 p.

Official de l’église d'Orléans, Aleaume a fort connu l’évêque. Aussi son discours, malgré l'abus des mots, contient-il. des détails nombreux et intéressants sur l’œuvre accomplie par Coislin à Orléans, en particulier sur ses efforts pour atténuer une grave disette.

— Lecoo. Oraison funèbre, Orléans, 1706, in-4°, 17 p.

Licencié ès lois et curé d'Orléans, Lecoq a, lui aussi, connu le prélat. Il signale les mêmes faits qu'Aleaume et ajoute quelques traits : son discours est plus simple et plus bref que le précédent.

— CLareAu (C. E.). Oraison funèbre, Orléans, 1706, in-4°, 22 p.

Discours d’un prédicateur ordinaire : analogue au précédent.

— Le Roy. Uraison funèbre, Orléans, 1706, in-4°.

Discours peu marquant d’un chanoine.

— Fracourr (Guillaume ve). Oraison funèbre, Orléans, 1706, in-4°, 19 p.

Licencié ès lois et curé administrateur-de l'hôpital général d’Orléans, Flacourt complète Aleaume. Il parle de l’origine des Coislin,

du temps que le jeune abbé a passé à la cour, où il a évité toutes

les embüches. Il raconte beaucoup de faits précis et, en particulier, insiste sur les fondations pieuses et la charité de l'évêque. — Ducnemn. Oraison funèbre, Orléans, 1706, in-4°, 21 p. Chanoïne qui aime trop les phrases pompeuses, sans dédaigner pourtant les faits précis.

1600. COLBERT (Jean Baptiste), 1619-1683. — Courrizz pe SAxDRAs (Gatien), 1644-1712. Vie de J. B. Colbert, ministre d'état sous Louis XIV, roi de France, Cologne, 1695, in-12°. — Aut. édit. : 1696. Publiée aussi dans Arch. cur., 2° série, t. XI, p. 1-197.

Cet ouvrage du fécond pamphlétaire à été apprécié très sévèrement : la Bibliothèque historique du P. Lelong dit que c’est un « libelle plein d'injures et de faussetés » ; Leber, Catalogue, n° 4463, ajoute que c’est un «écrit satirique, calomnieux, une des iniquités de Courtilz ». Cette rigueur n’est pas justifiée et P. Clément a émis

une appréciation beaucoup plus raisonnée. Le livre de Courtilé est en réalité une de ces œuvres qu'il composait hâtivement pour gagner quelque argent : il s’agit moins de la vie de Colbert que du gouvernement de Hire XIV fon la mort de Seignelay en 1690. Dans cette revue, Courtilz ne critique pas d’une façon systématique : il loue ce qu'on peut appeler l’œuvre pacifique du grand roi, il blâme au contraire son ambition démesurée et son désir d'établir sa suprématie sur l’Europe. Par suite, il insiste beaucoup sur les constructions, la création d'établissements (Académie, École de Rome, etc.), c’est-à-dire sur ce qui appartient en propre à Colbert. De celui-ci il fait un portrait qui n’est pas à supprimer, maïs qui, pour être vrai, doit subir seulement des retouches. D'ailleurs, Courtilz a nettement exprimé son opinion : « Nous n’avons jusques ici, dit-il, montré Colbert que du mauvais côté : 1l faut présentement tourner la médaille. » Son livre est done à lire parce qu'il émane d’un contemporain. S'il est mal composé et si les dates sont … parfois erronées, il est rempli de détails précis. Et, d’autre part, Colbert apparaît ici non pas comme un homme malhonnéte, mais comme un ministre intéressé et vindicatif, sentiments que des … recherches récentes ont mis en lumière. (

— Tazcemanr (Paul), 1642-1712. Oraison funèbre, dans Recueil * des harangues prononcées par messieurs de l'Académie française, Paris, 1698, in-4°, p. 397-409, ou, à part, Paris, 1697. ee

Protégé par Colbert, l'abbé Tallemant a écrit un discours bien composé : il n’expose pas avec précision, il se borne à faire des allusions aux faits. Il montre l'amour de Colbert pour son roi et pôuE l'état. C’est une œuvre bien pâle. ; TA

— Documents, pub. p. Clément, Histoire de la vie et de ladministration de Colbert, Paris, 1846, in-8°.

Les documents, surtout des lettres, se trouvent dans le texte. D pièces justificatives comprennent des édits, règlements, instrue-. tions, lettres, mémoires, en particulier celui sur les affaires de ‘finances, composé par Colbert contre Fouquet vers 1659. SET

— Done inédits sur Colbert, pub. p. A. de Boislisle, Paris, k 1874, in-8° (ext. Bul. Soc. H. F.).

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