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DU PERRON

1633. DU PERRON (Jacques Davy, cardinal), 1556-1618. L'activité politique du cardinal Du Perron s’est exercée avant 1610; après la mort de son bienfaiteur Henri IV, il ne se présenta pour lui que deux occasions de sortir de sa retraite, lors des États Généraux de 1614 et de l’Assemblée des notables de 1617. Il appartient donc à la période précédente et-nous n'avons ici qu'à relater les écrits qui ont été composés au moment de sa mort.

— Discours funèbre sur la mort de M. le cardinal Du Perron avec les particularités de son décès, Paris, 1618, in-12°, 45 p.

Considérations de toutes sortes, en particulier au point de vue moral ; il est à peine parlé du cardinal : style peu correct.

— CoxpenriAL (J.). Larmes de la France sur le trépas de irès illustre et très révérend prélat Monseigneur Du Perron, Paris, 1618, in-12°, 16 p.

L'auteur, un Forézien, a dédié son écrit au frère du cardinal, son successeur à l’archevêché de Sens. Il appelle Du Perron un « phénix », un « aigle », un « boulevard ». Le discours se compose de quatre pages seulement; le reste comprend des vers et des épitaphes. :

— Grorces (F.). Soupirs de l'Eglise et regrets de la France sur le trépas.…., Paris, 1618, in-12°, 32 p.

Même dédicace que dans l'ouvrage précédent : citations grecques et'latines, fréquentes exclamations. L'auteur juge assez bien son discours quand il dit : « Un saint zélé me fait hasardeusement entreprendre ce que mon insuffisance me refuse. » [l est à peu près dans la vérité quand il termine en s'écriant : « Je suis contraint de finir et faire entendre à la postérité que je me suis forcé de dire et si je n'ai rien dit. » Toutefois, il fournit sur la mort du cardinal quelques renseignements que lui avait probablement donnés son confrère, le Père franciscain Jean Marie, qui fut appelé auprès de Du Perron mourant.

— Provancnère (Barthélemy pe). aranque funèbre, Sens, 1620, in-12°, 49 p.

Trésorier et chanoine de l’église de Sens, Provanchère a fait son discours sur la demande du frère de Du Perron. I l’a parsemé de souvenirs antiques et s’est servi d’un style trop souvent bizarre : pour lui, Du Perron est € un aigle qui, sorti d’une maison recom-

mandée pour son antiquité et noblesse, fit voir qu’il n’était pas né pour ramper sur la terre par une fortune vulgaire ». Aussi la bio=.

graphie et le portrait sont-ils disséminés parmi les phrases pompeuses ou ridicules. La partie la plus intéressante est celle qui a trait à la lutte soutenue par Du Perron contre les protestants. — Neuve (N. DE). Oraison funèbre, Paris, 1618, in-12, 47 p. Ce licencié ès lois, qui adresse son opuscule au frère de Du Per-

ron, trouve que l’entreprise surpasse beaucoup ses « débiles … forces ». Il a été protégé par le cardinal : aussi la mort de ce der:

nier lui « tire tant de cuisants soupirs de la poitrine et tant de larmes des yeux qu’à peine » peut-il « respirer ». Malgré tout, .malgré des réminiscences d'auteurs grecs et latins, on trouve là des détails nombreux et préeis. Pour l'historien, c’est le plus’ utile de tous ces discours funèbres.

— Peczerier (T.). Histoire abrégée de la vie et de la mort 7 ë Monseigneur l'illustrissime cardinal Du Perron, Paris, Fe in-8°, 40 p. — Aut. édit. : Lyon, 1618.

Cette biographie se trouve en téte de la première partie des OEuvres diverses du cardinal, Paris, 1622, in-f°. Pelletier, qui

s'adresse au frère du cardinal, dit que celui-ci a toujours eu pour

lui une grande et constante affection. Il se borne à développer que

Du Perron fut zélé pour l’église et pour l’état. La valeur historique

de l'ouvrage est mince : quelques faits épars.

— PerrontANA, La Haye, 1666, in-12°. — Aut. édit. : Cologne

(Rouen), 1669 et 1691, — Amsterdam, 1740.

Christophe Dupuy recueillit d’un de ses frères tout ce qu il savait sur le cardinal et publia ce recueil de bons mots et de jugements

critiques attribués à Du Perron. La meilleure édition est celle de.

1669, due à Jean Daillé fils.

Voir : — le Père H. Albi, Recueil des éloges des cardinaux, Paris, 1644, in-4°, ou Lyon, 1659, in-4°; — Burigny (Jean Levesque de), Vie du cardinal

Du Perron, Paris, 1768, in-12° (quelquefois hostile à Du Perron); — Haag, ;

France proleslante; — Baratte (L. H.), Poèles normands, Paris, 1846, in-8°; — Chassant et Sauvage, Histoire des évêques d'Évreux, 1846, in-16°; — Hip peau, Les écrivains normands au XVII siècle, Caen, 1858, in-12*; — Féret,

Le cardinal Du Perron, controversisle el écrivain, Paris, 1877, in-8°, 45? Ps — Blondel, Bul. Soc. Sens, 1900, t. XIX, p. 7-46.

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