DU VAIR
Voir : — chapitre Lettres, n° 1129; — Dagues de Clairfontaine, Éloge hislorique.…, Paris, 1766, in-8° (paru dans le Mercure, 1763, janvier, p. 80-109); — Desmarquets (J. A. S.), notice dans le Mercure, 1764, avril, p. 17-22: — Marquez (P.), Éloge d'Abraham Duquesne, Toulouse, 1766, in-8°; — Richer (Adrien), Vie du marquis Du Quesne…., Paris, 1783, in-12°, 200 p. (nombreuses éditions : vulgarisation); — Féret (P. J.), Esquisse de la vie de Duquesne, Dieppe, 1844, in-12°, 67 p.; — Issac (Léon d'), Rev. Quest. Hist., t. XIV, p. 627; — Pannier (J.), Bul. Soc. Hist. P. F., 1899, t. XL VIIL, p. 486-493; — Int. Ch., 1899, 5° série, £. XXXIX, p. 500, 817-818.
1638. DU VAIR (Guillaume), 1556-1621. Magistrat, homme politique, garde des sceaux, évêque, écrivain, Du Vair à joué un rôle important à la fin du xvr° et au commencement du xvn°sièele. Et cependant les rares écrits qui lui ont été consacrés après sa mort ne suffisent pas et ne rendent pas compte de cette vie si bien remplie.
— Testament de Monsieur Du Vair, garde des sceaux de France, décédé le troisième jour d'août 1621, Paris, 1622, in-8°, 11 p., pub. dans Arch. cur., 1" série, t. XV, p. 355-363, et, plus complètement, par Sapey, Études biographiques pour servir à l'histoire de l'ancienne magistrature en France, Paris, 1858, in-8°, p. 483-488.
Testament religieux : énumération de legs.
— Relation véritable de la mort de Guillaume Du Vair, garde des sceaux de France; ensemble ses dernières paroles et celles que le roi lui a dites sur son trépas, Paris, 1621, in-8°, 16 p.
Si l’on en croit Malherbe, l’auteur de cette relation serait le libraire lui-même, Abraham Saugrain. Suite de considérations, exposées avec longueur et dans un style lâché. Dans la dernière partie seulement, quelque précision à propos des paroles de Du Vair et des regrets du roi.
— Mounier (Étienne). Discours funèbre sur la mort de Monseigneur Du Vair, évêque de Lisieux et garde des sceaux de France, Paris, 1621, in-8°, 46 p.
Toulousain, prêtre et docteur, Molinier dédie son écrit à l'évêque de Riez, Guillaume Aleaume, neveu du défunt. Malgré les éloges de Malherbe, ce discours est médiocre; peu de faits, panégyrique outré de Du Vair, style lourd. L'auteur s’attache surtout à montrer en Du Vair l'orateur éloquent. Noter qu'il blâme ceux qui, moyen-
nant argent, ont loué le garde des sceaux pendant sa vie et pus
leur ingratitude en se taisant après sa mort.
— Le Pezrerer (Claude), 1631-1711. Mémoire sur la vie Monsieur le garde des sceaux Du Vair, pub. p. Tamizey de Larroque, édit. des Lettres inédites de Guillaume Du Vair, Paris, 1873, in-8°; analysé par L. André; Deux mémoires inédits de Claude Le Pelletier, Paris, 1906, in-8°, p. 14-15.
Résumé biographique incomplet.
— Recueils, n°* 1308, 1469 et 1488.
Voir : — chapitre Lettres, n° 931. — Compléter avec H. Hauser, Les
sources de l'histoire de France, XVI° siècle, t. IH, n°° 1451, 2434, 2473, et IV, 2653; — Radouant, Rev. H. L. F., 1899 et 1900.
1639. ÉPERNON (Jean Louis de Nogaret, duc n’), 1554-1642. — Giraro (Guillaume). Histoire de la vie du duc d'Épernon, divisée en trois parties, Paris, 1655, in-f°, 614 p. — Aut. édit. : Rouen et Paris, 1663, 1673, 1730, — Amsterdam (Paris), 1736, Trad. anglaise : Londres, 1670.
Ce livre du secrétaire du duc d'Épernon a été analysé par H. Hauser, Les sources de l'histoire de France, XVÆ siècle, t. IL,
n° 1458. On peut ajouter que Girard a caractérisé lui-même son de
ouvrage. Il a voulu se montrer reconnaissant envers celui qui
l'avait protégé : « Je paie une dette et je le fais de ce que j'ai de»
meilleur; je dois toutes choses à celui de qui j'écris la vie »; ul déclare cependant qu'il ne se laissera pas aller jusqu’à un panégy-
rique exagéré. De plus, il a conscience qu’il n’a pas composé uni.
quement une biographie : « Pour traiter, dit-il, une matière qui a
autant de rapport aux affaires générales, j'ai été contraint de.
remuer la plupart de celles qui se sont passées depuis cent ans. » Quoiqu'il donne, en extraits, des discours, des dépèches de son: maître, il a fait un livre qui tient à la fois de la biographie et de l'histoire générale de 1570 à 1642.
Voir : — chapitre Lettres, n° 968. — Compléter avec H. Hauser, Les
sources de l'histoire de France, XVI° siècle, n° 1458, 1568, 2492-2503; — L. Moutüh, Rev. El. Hisl., 1914. ;
1640. ÉPERNON (Anne Louise Christine de Foix de La Va-
lette D”), 1624-1701. — Borcxau (Jean Jacques), 1649?-1745. Ærag-.
ESCHAUX, ESTIENNE. 193
ments de la vie, pub. p. Tamizey de Larroque, dans Votes sur la vie el les ouvrages de l'abbé Boileau, Agen, 1877, in-8° (ext. de Rec. Soc. Ag., 1871, 2° série, t. V, p. 320 et sq.).
Fille de Bernard d'Épernon et de sa seconde femme, elle vécut d’abord à la cour. Elle suivit son père exilé en Angleterre, où elle courut des dangers pendant la guerre civile; elle retourna avec lui en France après la mort de Richelieu. Elle fut, dit l’abbé Boileau, l’ornement de la cour, très mondaine, fournissant néanmoins des exemples de noble caractère et de délicatesse de conscience. Elle se convertit brusquement en 1646 : l’auteur ne dit pas le motif (mort du chevalier de Fiesque, tué au siège de Mardyck). Après avoir refusé de devenir reine de Pologne, elle entra, malgré son père, dans l’ordre des Carmélites à Bourges en 1648. La biographie, très détaillée et très curieuse, s’arrête là. Le seconde partie de la vie, édifiante et remplie de bonnes œuvres, de M'° d'Épernon manque.
Voir : — abbé de Montis, Vie de la. vénérable sœur de Foix de La Valette d'Épernon, Paris, 1774, in-1%, 298 p. (livre sec et morne qui a servi à V. Cousin, La jeunesse de Madame de Longueville, Paris, 1859, 4° édit., p. 101-108). — Sur l'abbé Boileau, chapitre Leltres, n° 1248.
1641. ESCHAUX (Bertrand D’), 1556?-1641, évêque de Bayonne, archevêque de Tours. — Recueils, n° 1330 et 1354.
Voir : — chapitre Lettres, n° 947 ; — abbé Haristoy, Recherches historiques sur le pays basque, Bayonne, 1884, in-8°, {. Il, p. 67.
1642. ESTIENNE (Antoine), 1592-1674, imprimeur du roi et l’un des derniers membres de la célèbre famille. Des renseignements se trouvent dans les ouvrages consacrés aux Estienne.
— Jaxsson AB Armeroveex (Théodore). Dissertatio epistolica, 1683, in-8°.
Premier ouvrage, simple ébauche.
— Marrrame (Michel), 1668-1747. Historia Stephanorum, insignium Galliæ typographorum, complectens vitas ipsorum ac duplcem librorum ab ipsis compositorum editorumque catalogum, Londres, 1709, in-8°, 564 p.
Dans ce gros volume, Mettayer, dit Maittaire, réfugié en Angleterre, ne donne que très peu de notions sur Antoine Estienne; les
erreurs qu'il a commises ont produit une Æpistola de Bernard de La Monnoye, in-8° (additions et rectifications).
— Deux documents inédits (1652 et 1662), pub. p. G. Lepreux, 'E) Bib. Mod., 1907, p. 223-231.
Contrats relatifs à la maison d'édition.
Voir : — Renouard (A.), Annales de l'imprimerie des Estienne, Paris, 1843, % 9e édit., in-8°, 584 p.; — Stein, Nouveaux documents sur les Estienne, Paris,
1895, in-8° (ext. de Mém. Soc. Hist. Par. et I. de F., t. XXII; le documents. L publiés ne concernent que le xvi° siècle). let
1643. ESTRÉES (François Annibal IT, marquis de Ce Ù due D’), 1623-1687. — Cnassesras (Jacques, sieur de Cramailles). Relation de la mort de messire François Annibal d'Estrées, duc et pair de France, gouverneur de l'Ile-de-France et du Soissonnais, ambassadeur extraordinaire du. roi auprès de Sa Sainteté, Paris, sd., in-4°, 8 p.
Récit des cérémonies célébrées à Rome en l'honneur de Y aie 4 sadeur défunt : l’auteur a dû y assister pre que ses rensélÈnes “ ments sont précis et minutieux. | +
Voir : — n° 1171 et 1428; — Ch. Gérin, Louis XIV el le | Saint-Siège t. 11; — Michaud, Louis XIV et Innocent XI, t. 1.
1644. ESTRÉES (Jean, comte D’), 1624-1707. 5 n° 1481. DE
Voir : — n° 1199 et 1428; — Richer (Adrien), Vies #h Jean d'Estrées C2 | de Victor Marie d'Estrées, son fils, Paris, 1786, in-12°. ; +
1645. ESTRÉES (Victor Marie D’ ), fils du précédent, matéolil ; de France et vice-amiral, 1660-1737. — Recueil, n° 1481.
Voir : — n° précédent. : nie
1646. EUDES (Jean), 1601-1680. Frère de Mézeray, il fit des études tardivement et fut ordonné prêtre en 1625. Oratorien, il fut appliqué aux missions où il obtint du succès. Supérieur de la maison de Caen en 1640, il abandonna brusquement l’Oratoiréen 1643 pour fonder une nouvelle congrégation, celle des Eudistes. Il eut dès lors à supporter toutes sortes d'attaques et à subir une foule de tribulations et mourut après avoir mené une existence fort agitée.