FAURE
— Dernières paroles de monseigneur le maréchal de Fabert, pub. dans Arch. cur., 2° sérié, t. X, p. 195-200.
Dernier discours de Fabert, qui recommande la charité et l'union aux habitants de Sedan qu'il a fait appeler auprès de lui avant de mourir. <
— fragment inédit de Saint-Simon, édit. de Boislisle, t. XII, appendice 10, p. 557-559.
Résumé correct et assez intéressant de la vie du maréchal.
— Recueils, n°° 1301 et 1308.
Voir : — chapitre Lettres, n° 1022; — Bardou-Duhamel, Mémoire historique sur le maréchal Abraham Fabert, Metz, 1779, in-8°; — Feillet (Ad.), Le premier maréchal de France plébéien, Paris, sd. (1865), in-8°, 38 p. (ext. de Rev. Ard. : quelques lettres pouvant servir pour la biographie); — de Bou-
teiller, Le maréchal de Fabert, Tours, 1878, in-8 (n'a pas utilisé tous les documents); — Bourelly (J.), Le maréchal de Fabert, Paris, 1880-1881, in-8°,
2 vol. (important : fait d'après les sources); — Hooper, Abraham Fabert, Londres, 1892, in-8° (reproduit Bourelly); — nombreux éloges (sans importance).
1649. FAURE (Charles), 1594-1644. — Laremanr (le Père K.) et Caarronxer (le Père). La vie du révérend Père Charles Faure, abbé de Sainte-Geneviève de Paris, où l’on voit l'histoire des chanoines réguliers de la congrégation de France, dont il a été le premier supérieur général, Paris, 1698, in-4°, 746 p.
Cette biographie est divisée en quatre livres : 1° de la naissance à 1624, année où Faure entre dans l’abbaye de Sainte-Geneviève, — 2° de 1624 à 1634, réforme de cette abbaye et généralat, — 3° œuvre pendant le généralat, — 4° précis de sa doctrine et de ses maximes, portrait. La vie de Charles Faure est toute unie et ne comporte pas d'incident grave. Mais le livre est important pour celui qui veut étudier l'esprit de réforme au xvu siècle.
1650. FAURE (Francois), 1612-1687. Cordelier qui fit des études sérieuses, Faure se voua à la prédication : il convertit beaucoup de personnes, Montausier, le duc d’York (Jacques IT), le prince palatin, ete. Dévoué à Anne d'Autriche et sous-précepteur de Louis XIV, il fut un fidèle agent du roi pendant la Fronde et participa aux polémiques. En récompense de ses services, il obtint l'évêché d'Amiens (1653), où il se consacra à la conversion des protestants,
Il a laissé des mémoires dont les originaux ont disparu, mais dont le neveu de l’évêque, Joyeux, avait pris des copies. Ces mémoires ont été imprimés probablement à Amiens en 1687. On connaît seu-. lement deux exemplaires. L'un d’eux renferme les documents suivants : Mémoire de la vie de messire François Faure, évêque d'Amiens, écrite par lui-même, du 3 août 1668, — autre Mémoire de la vie de messire Francois Faure, éerite le 11 mai 1687, jour de. sa mort, par Joyeux, — ce qui est sur son mausolée dans l’église de Notre-Dame. En tout, 21 pages in-4°. Dans son autobiographie, Faure trace de lui-même un portrait flatté. Il reconnait avoir eu une existence facile : « J'ai vécu dans l'esprit des grands par l'esprit et par la fortune; je fus toujours aimé et estimé de tous. » Il. recherchait la société des lettrés et il a connu Mr‘ de Rambouillet, de Longueville, de Chevreuse, de Sévigné, la comtesse de Soissons. Il apprécie favorablement Mazarin et ne croit pas aux rela= tions du cardinal et de la reine. $ Voir : — Pouy (F.), Histoire de François Faure, Méim. Soc. antiq. Pic.,
1876, p. 137-286 (pas de références; bibliographie); — chapitre Jownaux el Pamphlets, année 1674.
1651. FÉNELON (François de Salignac de La Mothe), 1651 1715. — Garer (Jacques). Recueil des principales vertus de feu messire François de Salignac de La Mothe-Fénelon, archevéqueduc de Cambrai, Nancy et Paris, 1725, in-8°, 115 p. |
L'abbé Galet à été le confident de Fénelon dans les dernières | années de sa vie. Il a écrit son livre dès 1716 et explique pourquoi il ne l’a publié que plus tard. Il expose longuement et avec soin les vertus privées de l'archevêque et cite souvent les paroles qu'il lui a entendu prononcer. L'ouvrage, très rare, de ce témoin oculaire est curieux et intéressant.
— Ramsay (André Michel ne), 1686-1743. Histoire de la vie & messire François de Salignac: de La Mothe-Fénelon, archevéqueduc de Cambrai, La Haye, 1723, in-12°, 204 p. — Aut. édit. & Bruxelles, 1724, 1725, — Amsterdam, 1727, 1729, 1740.
RamSäy, lui aussi, a connu Fénelon : il a eu avec lui, en 1710, de longs entretiens qui l'ont amené à se convertir au catholicisme. Reconnaissant, il à composé la vie de l’archevèque. Ce n’est qu'un