FRANÇOIS DE SALES
— Taron (Nicolas). La vie du bienheureux François de Sales, Paris, 1640, in-8°, 550 p. — Aut. édit. : Nancy, 1769, — Lyon,
Écrit placé en tête des dEuvres de saint François de Sales, édit. in-f°, 1641; pas d'indication de sources, peu de valeur, bizarre au point de vue des idées générales. Sur l’auteur, Père jésuite, v. Lemoine et Lichtenberger, Trois familiers du prince de Condé, Paris, 1909, p. 139-176.
— Caaucy (Françoise Madeleine pe), + 1682. Abrégé de la vie de Saint François de Sales, Paris, 1647, in-18° : édit. Bauday, Paris, 1837, in-18°, 188 p.
Le biographe des réligieuses de la Visitation et de M"° de Chantal ne pouvait oublier le fondateur de l’ordre. M"° de Chaugy a donc écrit un résumé, mais un résumé très net et très précis, publié d’abord sans nom d’auteur et utilisé par les écrivains postérieurs.
. — Mauras ou Tour (Henri). La vie du vénérable serviteur de
Dieu, François de Sales, Paris, 1657, in-4°, 411 p.
A consulté tous les auteurs précédents et à ainsi composé son livre : toutefois, il insère des discours, des lettres de l’évèque dans son ouvrage.
— Gopgau (Antoine), 1605-1672. Æloge historique du bienheureux François de Sales, Paris, 1663, in-12°, 170 p.
S’est servi des auteurs précédents et a trop sacrifié à l’éloquence.
— Rasumn (Louise Françoise pe). La vie en abrégé de Saint François de Sales, Paris, 1699. — Aut. édit. : 1700, 1701, 1717,
La fille de Bussy-Rabutin a voulu faire pour l’évêque de Genève ce qu’elle avait fait pour M"° de Chantal : les deux ouvrages ont le même caractère.
— MansozLter (Jacques). Vie de Saint François de Sales, Paris, - 1700, in-12°, 2 vol.
Très nombreuses édit. ensuite. Utilisation des ouvrages antérieurs.
— Lionxe (Artus ve). Oraison funèbre, Grenoble, 1623, in-4°, ou dans Acad. Salés., 1881, t. III, p. 6-28.
Père de Hugues de Lionne, il fut un ami de l’évêque de Genève,
qui lui fit abandonner la vie civile pour la vie ecclésiastique. Du .
mauvais goût et de la fausse éloquence : aucune utilité pour his torien. — Sainr-Bernarp (Pierre ve). Oraison CAR ERES he 1623, in-4°, 39 p. | AR
L'auteur, religieux, a connu François de Sales, qui avait pour lui une « paternelle amitié ». 11 n’a pas voulu écrire une histoire, laissant ce soin à ceux qui avaient fréquenté le prélat beaucoup plus que lui. Il s’est contenté d’une oraison funèbre et, dans celle-ci, il à éparpillé les renseignements au milieu de considérations oiseuses et inutiles. Il ne parle guère que des vertus.
— Loxcusrere (pe). Harangue funèbre, Lyon, 1623, in-12,7p..
Ne vaut rien, de : même que la vie que cet écrivain publia ensuite.
— Comor (P.). Oraïson funèbre, Lyon, 1623.
Écrit très médiocre, aussi bien pour la latinité qe ‘au point de vue historique.
— Recueils, n°° 1819, 1337 et 1371. |
Voir : — Acad. Salés., 1881, t. IL, p. 330-358; — Strowski (F.), Sa. François de Sales, Paris, 1898, in-8°, 424 p.; — Delplanque, Saint François
de Sales, humaniste et écrivain latin, Lille, 1907, in-8°; — conioe Lettres, n° 929; — n° 14517. DEA
1667. FRÉZEAU DE LA FRÉZELIÈRE (Charles Madeleine DE), 1656-1702. — Racor (François). Oraison funèbre, La Roches ne 1703, in-4°, 28 p.
Prètre, de du clergé de La Rochelle, Ragot a connu le pré-
lat, évèque de La Rochelle de 1693 à 1702, et a été mêlé à sa vie. Il renseigne sur la famille du défunt et montre que, contrairement aux autres membres qui ont embrassé la carrière militaire, celui-ci. a eu tout jeune la vocation religieuse. Puis il s'étend sur les trans formations opérées par l’évêque à La Rochelle et sur l'œuvre qu'il y à accomplie. À —— Tarnir. Eloge de.., Paris, 1703, in-4°, 7 p. Court résumé biogr ts
Voir : — Sautai, Les Frézeau de la Frézelière, Paris, 1901, in-8°.
érut, : pu F ‘47 di PTE.
KURSTENBERG, GALIGAÏ. , 207
1668. FURSTENBERG (François Égon DE), 1625-1682. — Gouron (Michel). Oraison funèbre, 1682, in-4°, M p.
Bénédictin de Saint-Maur, Gourdin n’a pas su faire ressortir la figure de cet évêque de Strasbourg, allié de Louis XIV et serviteur de sa politique. Il s’est contenté de parler de son zèle pour l'Église, d'affirmer que ses travaux religieux l'ont emporté sur les autres et qu il a eu la gloire de mourir en és LC Ce discours à donc une minime importance.
. Voir : —’outre les histoires générales de la maison de Fürstenberg, Esser, Franz von Fürstenberg, Munster, 1842.
1669. FURSTENBERG (Guillaume, prince DE), 1629-1704. —
Fragment inédit de Saint-Simon, pub. p. de Boislisle, édit. des.
Mémoires, t. VII, appendice 7, p. 467 et sq.
Portrait curieux et, peut-on dire, complet de cet agent secret de Lionne. L'éditeur a joint à ce fragment un certain nombre de pièces (mémoires, lettres, placets) adressées au contrôleur général Pontchartrain et relatives à la pénurie du cardinal qui avait pourtant des revenus considérables; il y à aussi un portrait de Fürstenberg, d’après une relation de la cour de Rome au temps du conclave de 1700. Tous ces documents ont un grand intérêt pour expliquer la politique besogneuse des alliés rhénans de Louis XIV.
— Verus (abbé). Traité curieux sur l'enlèvement du prince de Fürstenberg, Nillefranche (?), 1676, in-12°.
Rapporte une partie de la vie de Fürstenberg, celle où l'empereur le fit arrêter, malgré son titre de plénipotentiaire, en 1673, pendant les négociations qui ont précédé la conclusion de la paix de Nimègue. Sur cet enlèvement, v. B. N., catalogue, Lb*7, 3650-
— Le Prévôr (Pierre Robert), 1675-1735. Oraison funèbre, Paris, 1705, in-4°, ou dans Migne, t. XLVI.
L'auteur résume la vie de Fürstenberg : attachement à la France, accomplissement des devoirs religieux, influence.
Voir : — chapitre Lettres, n° 1127 et numéro précédent; — A. Muntz, Louis XIV et les Fürstenberg en Alsace, Rev. Als. Lor., t. VI et sq.
1670. GALIGAÏ (Léonora). V. n° 1602.
1671. GALLEMANT (Jacques), 1559-1630. Élevé au collège des Grassins à Paris, Gallemant, devenu prêtre, puis professeur, fut curé à Aumale, sa patrie. Il s’adonna aux prédications et aux missions et y obtint un tel succès qu'il fut choisi par l’archevêque de Rouen comme grand vicaire. Il rencontra alors M°° Acarie et se consacra tout entier à l’ordre du Carmel, qu’elle avait HSE en France.
— Garzemanr (Placide). La vie du vénérable prêtre Monsieur Jacques Gallemant, premier supérieur des Carmélites de Free Paris, 1653, in-4°, 339 p.
L'auteur, récoUets gardien du couvent de Paris, a dédié son livre à l’archevêque de Rouen, Mgr de Harlay. « J’attouche, dit-il, et de sang et de nom à celui dont j'écris la vie » : de plus, il déclare avoir eu des mémoires pour So son à Il écrit tardivement, ajoute-t-il, parce qu'il n’a pas pu consulter tous ceux qui auraient pu lui fournir des renseignements. Il divise son livre en deux parties : la vie, les vertus et éloges de deux disciples. Malgré une abondance de réflexions inutiles, l'ouvrage est intéressant.
Voir : — abbé Trou, L'homme de Dieu ou vie de Jacques Gallemant, Paris, 1852, in-12°, 316 p.
1672. GASSENDI (Pierre), 1592-1655. Le célèbre philosophe et savant eut une telle réputation à son époque qu'après sa mort des contemporains s’empressèrent d'écrire pour que son nom ne füt pas oublié.
— Sorgière (Samuel). De vita et moribus Petri Gassendi, Francfort, 1679, in-8°, ou édit. des O£uvres de Gassendi, 1728, in-f°, 6 vol.
Sorbière, ami de Gassendi, est bien informé et rapporte les prin: cipaux incidents de sa vie, mais la biographie renferme des inexactitudes.
— Boucerez (Joseph), 1680-1753. Vie de Pierre Gassendi, prévôt de l'église de Digne et professeur de mathématiques, Paris, 1737, in-12°, 486 p.
L’aûteur des Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres de Provence a voulu élever un monument spécial à son