GASTON D'ORLÉANS
— Pure (Michel pe), 1634-1680. Æistoire du maréchal de Gassion, où l'on voit diverses particularités remarquables qui se sont passées sous le ministère des cardinaux de Richelieu et de Mazarin et sous le règne de Gustave Adolphe, roi de Suède, Paris, 1673, 3 tomes en 4 vol. in-12°. — Aut. édit. : Amsterdam, 1696.
L'auteur, une des victimes de Boileau, a fait des emprunts à Du Prat, mais il a reçu des communications de Pierre de Gassion, évêque d’Oloron, frère du maréchal. Il aurait pu écrire un livre’ intéressant et curieux. Il ne l’a pas fait et les appréciations de ses contemporains sont fort sévères : Tallemant des Réaux déclare que c'est là une « vie trop ample et misérablement écrite » et l'abbé Le Gendre ne ménage pas ses critiques. C’est, en effet, un ouvrage tout à fait compact; l’abbé de Puré n’a pas su s’en tenir à son sujet : il a écrit l’histoire des guerres autant que celle de Gassion ; débordé par la matière, 11 lui a été impossible d’ordonner méthodiquement les faits et de les exposer avec clarté. Il complète son livre en citant des appréciations portées sur Gassion par des contemporains, p. ex. Vittorio Siri, Silhon, etc.
— Recueil, n° 1308.
Voir : — Tamizey de Larroque, Notice sur Gassion, Rev. Gasc., 1895, t. XXXVI, p. 321, 443, et à Suivre (lettres inédites de Gassion); — Batcave, Rev. Gasc., 1895, t. XXXVI, p. 245 (bibliographie); — Frossart (Ch. L.), Jean
de Gassion, Paris, 1895, in-8, 37 p. (ext. de Bul. Soc. Hist. P. F.); — Dufau de Malaquer, Notice sur la maison de Gassion, Paris, 1896, in-8°, 219 p.; — Choppin (H.), Le maréchal Gassion, Paris, 1907, in-8°, 196 p. (v. ci-dessus);
— Moline, Éloge historique de Gassion, 1766 (phraséologie mauvaise).
1674. GASTON D'ORLÉANS, 1608-1660. — Abrégé de la vie et de la mort de Monseigneur Gaston, duc d'Orléans, sl, 1660, in-4°, 8 p.
Semble être une biographie officielle : Gaston y est déclaré « grand et illustre prince ». Passe sous silence tout ce qui n’est pas à l'avantage du duc d'Orléans sous Richelieu et pendant la Fronde, insiste sur les campagnes de Gaston et la gloire qu’il y a obtenue.
— MrauLme (Jean). Oraison funèbre, Paris, 1660, in-4°,
Peu de chose.
— Faverozces (René François ve). Oraison funèbre, Blois, 1660, in-4°, 74 p.
L'auteur, Père jésuite, donne une foule de détails sur de faits secondaires, mais ne tient nullement compte de la vérité historique. Il est étonné d’une « vie si éclatante et si belle ». Gaston a été un « prince incomparable » : il est une couronne de bonté, une conquête de son courage et une couronne de piété; ses intentions ont toujours été droites.
— Jacques n’AuTun (le Père). Oraison funèbre, Lyon, 1660, in-4°, 28 p.
« Je ne prétends pas, dit le Père capucin, de ete sa Cconduite, ni de me rendre officieux à sa mémoire, en dissimulant ses fautes pour en faire un innocent déguisé. » Il n’a pas tenu parole. Il s'empresse de négliger la vie de Gaston jusqu’en 1643 et d'oublier la conduite qu'il a eue pendant la Fronde. Il ne parle guère que de sa piété, de sa maladie et de sa mort. Est-ce à cet auteur que se rapporte l’anecdote curieuse racontée par M'° de Montpensier dans ses Mémoires, édit. Chéruel, Paris, 1859, t. IL, p. 498.
— Recueil, n° 1802.
Voir : — G. Morizet, Ann. Est, 1898, t. XII, p. 398-411; — chapitres Mémoires, n° 729, et Lettres, n° 1002. ; ;
1675. GAUFRIDI (Jacques DE), + 1684. — Les emplois de Gaufridi, président à mortier lorsque le parlement de Provence [ut érigé en semestre, Aix, 1687, in-12°.
Jacques de Gaufridi, père de l’auteur de l’Æistoire de Provence, fut mêlé aux luttes qui agitèrent la ville d'Aix pendant la Fronde et au conflit soulevé entre le parlement et le gouverneur, comte d’Alais, 1649-1651. Son attitude énergique lui avait valu d’être vivement attaqué, p. ex. dans la Lettre d'un gentilhomme d'Aix racontant ce qui s'est passé depuis l'enlèvement du roi et en l'affaire du parlement, Paris, 1649, in-4°. Gaufridi s’est donc cru obligé d'écrire une autobiographie pour se défendre et pour expliquer comment il a agi pendant son existence de fonctionnaire. Il ne se montre pas trop partial, quand il prend Dieu à témoin de la sincé- rité de ses intentions; il fait acte de courage en désapprouvant le