‹ L'Histoire de FranceChapitre 77 sur 145 · GONDI · texte numérisé non relu

GONDI

Le Prévôt, né à Rouen, avait prêché à Chartres, où il connut Godet. Son discours est une vraie biographie, à laquelle on a plus tard emprunté. On y voit Godet, presque orphelin, à quatre ans, élevé par sa tante. Il se distingue de bonne heure par sa piété : séminaires des Bons-Enfants, de Saint-Sulpice. Nommé à l'évêché de Chartres, ce fut xn prélat modèle. La seconde partie du discours, tout entière, est consacrée au portrait du défunt, portrait qui est fait avec soin. Dans \1 troisième, on remarque un curieux passage, où, à propos de Sainr =". le nom de M"° de Maintenon n’est même pas cité : là aussi, l’o teur. 2xpose le rôle de Godet, adversaire de Fénelon et de M" Guyo\, dan la querelle du quiétisme. Il termine

en racontant les derniers nmenxwe et la mort.

— Esrrrazer (Jean), + 1720. T2 prélat accompli ou l'abrégé de la vie et des vertus pastorales de Pan! de Godet des Marais, Chartres, 1711, in-4°.

On trouve cet écrit à la B. N., mss. Clairambauit, n° 1055; une note y indique qu’Espitalier était curé de la Folie-Herbault, dans le diocèse de Chartres, et que le curé, dit-on, répondait à la cure. Rien de plus vrai : vers, anagrammes, prose, encore des vers, tout cela n’a pas de valeur.

Voir : — Lettres de Madame de Maintenon, édit. La Beaumelle, 1757, pré-

face; — chapitre Leltres, n°° 1249 et 1250.

1681. GONDI (Henri DE), 1572-1622. — Lx Braxc (Jean). Discours funèbre sur le trépas de monseigneur l'illustrissime et révérendissime cardinal de Retz, vivant évêque de Paris, Paris, 1622, in-12°, 24 p. :

Mauvais goût, très peu utile.

— Recueil, n° 1347.

Voir : — Corbinelli, Histoire généalogique de la maison de Gondi, Paris, 1705, in-4, 2 vol. (n° 1426).

1682. GONDI (Jean François DE), 1584-1654. — Mazure (Nicolas). Oraison funèbre, Paris, 1654, in-4°, 34 p.

Docteur de Sorbonne et curé de Saint-Paul, Mazure expose d’abord les difficultés de l’oraison funèbre. Il parle ensuite des avantages de la naissance et de la famille du premier archevèque de

Paris. Il raconte les actions principales de sa vie avec brièveté. Enfin, il expose le rôle ecclésiastique de l'oncle du cardinal de Retz. L'importance de cet écrit est médiocre.

— Recueils, n°° 1847 et 1371.

Voir : — n° précédent.

1683. GONDRIN (Louis Henri de Pardaillan DE), 1620-1674. — Caaumorer (Jacques). Haranque funèbre, Sens, 1675, in-4°.

Le trésorier de l’archevèché de Sens n’a pas su faire revivre la figure de l’énergique prélat qui osa résister à M°° de Montespan, sa nièce, et à Louis XIV.

— TaorenriER (Jacques). Haranque funèbre, Toulouse, 1675, in-4°.

L'auteur compare Gondrin à une colonne et fait l'éloge de sa hauteur, de sa droiture et de sa fermeté : manque total de précision. |

— Recueil, n° 1371.

Voir : — Dubois (G.), Henri de Pardaillan de Gondrin, archevêque de Sens, Alencon, 1902, in-8°, 582 p. (bibliographie).

1684. GONZAGUE (Anne DE), 1616-1684. — Écrit de Madame Anne de Gonzague de Clèves, princesse palatine, où il rend compte de ce qui a été occasion de sa conversion, dans les édit. des Oraisons funèbres de Bossuet de 1733 et de 1738.

La princesse palatine a composé ce mémoire sur l’ordre de Rancé pour lui raconter les deux visions qu’elle a eues : elles lui parurent être des avertissements donnés par le ciel, et c’est alors (1672) qu’elle se décida enfin à modifier sa vie entièrement. Bossuet cite des extraits de ce mémoire dans son oraison funèbre.

— Bossuer (Jacques Bénigne), 1627-1704. Oraison funèbre, Paris, 1685, in-4°.

Bossuet avait une tâche difficile à remplir : il a réussi en ne dissimulant pas ce qui était défavorable à la princesse palatine et en se bornant à raconter les principaux faits de cette vie si agitée. | Après avoir passé douze ans dans un monastère, où elle fut un modèle pour ses compagnes, Anne ne voulut pas être « immolée »

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