‹ L'Histoire de FranceChapitre 79 sur 145 · GUYARD, GUYON · texte numérisé non relu

GUYARD, GUYON

est surtout connu par sa liaison avec Charlotte des Essarts, maitresse de Henri IV et future femme du maréchal de l'Hôpital. Il est superflu de dire que les deux orateurs suivants passent sous silence cet épisode fâcheux.

— Gasriez DE Sainte-Marie. Oraison funèbre, Reims, 1621, in-12°, 36 p-

Ancien vicaire général de l’archevêque, l’auteur déclare ne pas vouloir louer, mais parler simplement de la mort : étalage d’érudition, verbiage fréquent.

— Parexr (Guillaume). Oraison funèbre, Reims, 1621, in-12°, 44 p.

Imite l’orateur précédent.

1688. GUYARD (Marie), 1599-1672. — Marnx (Claude). La vie de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation, première supérieure des Ursulines de la Nouvelle-France, Paris, 1672, in-4°. — Aut. édit. : 1677, 1684, 1696, 1892 (édit. L. Chapot).

Mariée à dix-sept ans, veuve à dix-neuf, M"° Guyard entre dans l'ordre des Ursulines en 1631. Huit ans après, elle part pour le Canada, où elle vivra désormais et où elle exercera une grande influence. Sur l’ordre de ses directeurs, elle écrivit deux relations en 1633 et en 1654. Son fils, Claude Martin, a composé son ouvrage d’après ces relations et ses souvenirs personnels. Par suite, ce livre est une source précieuse pour l’histoire coloniale de la France.

Voir : — chapitre Lettres, n° 1016; — Charlevoix, La vie de la mère Marie de l'Incarnation, Paris, 1724, 1735, 1862; — Sainte-Foy (Charles), Vie des premières Ursulines de France, Paris, 1856, in-12°; — Saint-Thomas (Mère) et Lemoine (abbé Georges), Les Ursulines de Québec, Québec, 1863-1864, £. 1 et II; — Richaudeau (P. F.), Vie de la révérende Mere Marie de l'Incarnation, 1875; in-8” (a puisé aux sources); — Casgrain (H. R.), Histoire de la Mère Marie de l’Incarnation, Québec, 1865, in-8°, ou t. III de ses Œuvres complètes, Montréal, 1886, in-8° (a eu communication des mss. des Ursulines de Québec); — Vie de la vénérable Mère Marie de l’Incarnation, ursuline,

mée Marie Guyard, fondatrice du monastère de Québec, par une je du même ordre, Paris, 1893, in-8°.

1689. GUYON (Jeanne Marie Bouvier de La Motte, M"°), 1648- 1717. La vie de Madame Guyon écrite par elle-même, Cologne, 1720, in-12°, 3 vol. Trad. : anglaise, 1806, — allemande, 1826,

L'authenticité de cette biographie a été mise en doute : v. d'Haussonville, La duchesse de Bourgogne.…., t. 1, p. 464, note 1. Il semble bien que l’auteur soit le ministre protestant Pierre Poiret, 1646- 1719. Elle aurait été faite « sur une copie tirée et revue avec soin sur le manuscrit original »; M"° Guyon l’aurait écrite sur l’ordre de son directeur de conscience. Quoi qu'il en soit, l'ouvrage est complet. Il se divise en trois parties : la première raconte la vie jusqu'au moment où M"° Guyon se consacre au service de Dieu; là seconde expose ses voyages en Savoie, à Genève, à Grenoble, à Turin et son retour en France; la troisième comprend la querelle du quiétisme, l'exil de M"° Guyon à Blois et s'arrête à la fin de l'année 1709. Il serait peu important s’il n'y était question que des difficultés de la vie familiale et l’on s'explique qu’à cause des appréciations formulées sur ce point par M®° Guyon ses deux filles aient essayé de supprimer les exemplaires de cette biographie. Mais . celle-ci a une valeur générale et elle doit être lue par tout historien: qui voudra étudier la lutte engagée entre Bossuet et Fénelon. — A la fin sont des lettres de et à M"° Guyon et au Père Lacombe.

Voir : — chapitre Leltres, n°° 1081 et 1183; — chapitre Histoire religieuse, quiélisme; — Guerrier (L.), Madame Guyon, sa vie, sa doctrine, son influence, Paris, 1881, in-8°, 551 p.; — Ravaisson, Archives de la Bastille, t. IX, p. 39 et sq.; — Brunetière, Études critiques sur l'histoire de la littérature française, t. II, p. 27-68, et Rev. D. M., 1881; — Hermes (Carl.), Zuge aus dem Leben der Frau Guyon, Magdebourg, 1845; — Upham (Thomas), Life and religions opinions of Madame de La Motte-Guyon, New-York, 1848, et Londres, 1877; — les ouvrages relatifs à Bossuet et à Fénelon : — E. Seiïllière, Madame Guyon et Fénelon, précurseurs de J. J. Rousseau, Paris, 1918, in-8°.

1690. HABERT (Pierre D’), évêque de Cahors en 1627. =" V. Recueil, n° 1334. +

1691. HALBOUT DE LA BECQUETIÈRE (Jean), 1593-1626. — Le Caevazrer (dom Joseph). La vie du frère Elzéar, clerc capucin, fondateur du couvent des Capucins de la ville de Vire, et de la Mère Élisabeth de Sainte-Anne, son épouse, Caen, 1696, in-f°, 421 p.

. L'atfeur, qui dédie son ouvrage à Pomponne, cousin de la Mère Elisabeth, déclare s'être « attaché à la vérité » et avoir voulu faire

Page 1