DÉFAITE DE PHILIPPE-AUGUSTE PRÈS VENDOME
Le roi de France parti, Richard se mit à réparer le cliâteau. Il reçut de nombreux renforts d'Angleterre, de Gascogne, de Poitou, du Maine, d'Anjou et d'ailleurs. Alors commença la grande guerre où les Français eurent le dessous. Il fit tant qu'il ne tarda pas à recouvrer une grande partie de ses châteaux. Ce serait trop long à conter par le menu, mais il est juste qu'on entende comment il fit à Portejoie' le pont par lequel ses gens passèrent outre-Seine et comment il fortifia Tîle d'Andeli, d'où il commandait toute la marche^, et comment les deux armées se trouvèrent près l'une de l'autre à Vendôme^ [40582]. Le roi de France, ayant appris que le roi d'Angleterre se préparait à le jeter hors de sa terre, s'empressa de s'en aller sans avertir ses gens. Ceux-ci le voyant partir en firent autant. Nos gens s'armèrent et se mirent à leur poursuite. Le roi Richard commanda au Maréchal de veiller sur sa propre personne et d'empêcher les hommes de courir en désordre*. Puis il chargea lui-même à
paraît certain c'est que le démantèlement de Yaudreuil par Philippe- Auguste eut lieu en juillet 1195 (Rigord, § 102). Un an avant le roi de France avait fait lever le siège mis devant Vaudreuil par le comte Jean et le comte d'Arundel (Rigord, § 100). Le poème aura confondu les deux affaires.