‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 159 sur 404 · Cette mission n'est point mentionnée ailleurs · texte numérisé non relu

Cette mission n'est point mentionnée ailleurs

5. Cf. Rigord, g 115, et Rog. de Ilowden, IV, 19, 20. Ce dernier dit que par ses libéralités le roi Richard avait attiré à lui les plus puissants seigneurs de France, ce dont nous avons la preuve par Renaut de Boulogne, qui reçut en effet, en 1197, des dons importants du roi d'Angle-

ut ENTREVUE DES DEUX ROIS. [{{91

Celui-ci en fut très affligé * . Il eut une entrevue avec le roi d'Angleterre entre Vernon et Boutavant^ [40703]. Le roi d'Angleterre s'y rendit accompagné des comtes de Boulogne et de Flandre. Le roi de France s'en montra fort irrité. « Sire, » dit-il à Richard, « où menez-vous ces gens-là? C'est avec vous « seul que j'ai pris rendez-vous. — Sire, » répondit le roi d'Angleterre, « vous leur enlevez leur terre aussi bien qu'à moi. Ils « sont mes empris^, et sachez bien que vous aurez la guerre « tant que vous nous prendrez nos terres. » Le roi de France partit plein de colère ^ De leur côté, les deux comtes prirent congé du roi Richard et s'en allèrent en leur terre, pour se préparer à la guerre [40744].

terre (Stapleton, Magni rot. Scacc. Norm., Il, xv, cxxxm). Le traité d'alliance entre Richard et le comte de Flandres est de juillet 1197; il est imprimé dans Rymer, Fœdera, l, 67-8 féd. Holmes, I, 30). Le comte de Flandres était venu en Normandie à celte occasion; voy. Stapleton, Magni rot. Scacc, II, Ixxiij.

1. Non sans raison, car l'année précédente, en juin 1196, le comte de Flandre et le comte de Boulogne s'étaient engagés à aider Philippe- Auguste envers et contre tous (Delisle, Catal. des actes de Ph,»Àug., n" 497 et 499).

2. Boutavanl est un fort que Richard avait élevé dans l'IIe-aux-Bœufs, entre les Àndelis et Vernon, selon Le Prévost, Dict. des anc. noms de lieux du dép. de l'Eure, p. 67, dont l'opinion a été adoptée par le marquis de Blosseville dans son Dict. topogr. de l'Eure. Mais, d'après Stapleton, Magni rot. Scacc. Norm., 1, xliij, ccxxiij, ce château aurait été construit sur le territoire de Portmort (cant. des Andelis), par conséquent sur la rive droite de la Seine et à peu de distance de i'Ile-aax-Bœufs. Il fut détruit en 1202 par Philippe-Auguste (Rigord, § 138).

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