‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 244 sur 404 · COURONNEMENT DE HENRI III · texte numérisé non relu

COURONNEMENT DE HENRI III

a mériterait plus que tous cet honneur? C'est Guillaume le a Maréchal, celui qui a ceint l'épée au jeune roi ^ Nul de nous « n'arrive à sa hauteur. C'est lui qui doit ceindre l'épée à celui-ci, « et ainsi il aura fait deux rois chevaliers. » Tous se rangèrent à cet avis. On revêtit l'enfant de vêtements royaux faits à sa taille : ce fut un beau petit chevalier. Les hauts hommes qui étaient présents le portèrent au moutier. De grands dons furent distribués lorsqu'il fut oint et couronné. Le légat Gualon chanta la messe et le couronna, assisté des évêques qui étaient là réunis 2 [4 5332].

Quand il fut oint et sacré et que le service fut achevé, les chevaliers portèrent l'enfant en leurs bras, notamment Philippe d'Aubigni ctRicharddeFerrières^. Plusieurs autres y tendirent les mains qui ne furent pas d'un grand secours. On le porta dans sa chambre où on lui mit d'autres vêtements moins lourds. A ce moment, comme on allait se mettre à table, vint une mauvaise nouvelle. Un messager, plus fol que sage, dit au Maréchal, devant tout le monde, que son château de Goodrich^

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