‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 255 sur 404 · IL EST DÉLIVKÉ PAR UNE FLOTTE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

IL EST DÉLIVKÉ PAR UNE FLOTTE FRANÇAISE

qui était notre ennemi. Il amena une grande flotte au secours de Louis et, forçant le passage, l'emmena en France. Mais tout d^abord nous devons vous conter comment il détruisit notre flotte et comment Louis vint, avec une nombreuse chevalerie, à Rye *. Les gens du roi qui occupaient cette ville reconnurent qu'ils ne pouvaient la défendre, leurs adversaires étant au nombre de plus de trois mille, et l'évacuèrent. Louis poursuivit sa route vers Douvres, où il s'embarqua ^ [-1 5867].

rois d'Angleterre le nomme à direrses reprises parmi les partisans de Louis et le qualifie (p. 161) de « uns des barons de Flandres. »

1. Le poète semble annoncer un récit qui, en fait, manque. Y a-l-il une lacune? Nous ne voyons nulle part que la flotte anglaise ail été détruite, mais il est vrai qu'elle fut obligée de se retirer devant la flotte française venue de Douvres. Voir le récit de VHist. des ducs de Normandie analysé dans la note qui suit.

2. La date de son départ ne peut être déterminée avec une parfaite exactitude. Rog. de Wendover (II, 206; cf. Math, de Paris, III, 13) dit que Louis passa la mer « tempore quadragesimali, > c'est-à-dire vers le milieu de février, le dimanche de la quadragésime tombant, en 1217, le 12 février ; mais, si on combine un passage de VHist. des ducs de Normandie et des rois d'Angleterre où le retour de Louis est fixé au 22 avril, avec un passage du poème (v. 16034) où son absence est fixée à sept semaines et cinq jours, on est conduit à placer son départ vers le 27 février; voir ci-après, p. 225, note 5. Celte dale coïncide approximativement avec celle que Walter de Coventry (II, 236) assigne au départ de Louis, qu'il place € ante mediam quadragesimam. » En ce qui concerne les circonstances de ce départ, Rog. de Wendover ne fait aucune allusion aux difficultés qu'éprouva Louis à quitter l'Angleterre. Mais {'Uist. des ducs de Normandie et des rois d'Angleterre (p. 183-187) fait un récit qui, en somme, s'accorde avec le poème, bien que différent dans les détails : Louis se rend à Winchelsea (= poème, 15768) ; les bourgeois de cette ville brisent leurs moulins, et, s'étant embarqués sur des navires, vont rejoindre Philippe d'Aubigni à Rye. Louis et les siens sont en grande détresse à Winchelsea, n'ayant pas les moyens de moudre leur blé. De Londres viennent à leur secours plusieurs seigneurs français, entre autres Hugues Tacon (= poème, 15850). Ils s'arrêtent à Romney (Kent), d'où ils envoient des messagers en Boulonnais, avec mission de rassembler une flotte pour venir au secours de Louis. Celte flotte aborde à Douvres, où, pendant quinze jours, elle est retenue par des vents contraires. Enfin, elle peut mettre à la voile et aborde à Winchelsea, après avoir forcé à la retraite les navires anglais qui barraient le passage. Louis s'empare de Rye (= poème, 15860), où il trouve des vivres dont il avait grand besoin, et de là part pour la France, où il séjourne jusqu'après

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