‹ L'Histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre de 1216 à 1219; poème français, pub. pour la Société de l'histoire de Franc]Chapitre 277 sur 404 · CONSEIL TENU PAR LES ROYAUX A LINCOLN · texte numérisé non relu

CONSEIL TENU PAR LES ROYAUX A LINCOLN

il prit sa femme devant lui pour la sauver. Un chevalier lui cria : « Laissez-la, vous ne l'emporterez pas. » Aussitôt, il la mit à terre doucement, et, se retournant contre le chevalier, il le désarçonna d'un coup d'épieu dans la poitrine, puis il reprit sa femme et la sauva [-16990].

Le bon évêque de Winchester, Pierre des Roches, qui en ce jour sut si bien diriger nos gens, fit de nombreux prisonniers. Lui et les siens firent un gain considérable. Mais celui qui gagna le plus ce fut Jean le Maréchal, le pieux, le loyal. Il prit sept barons portant bannière et plusieurs des chevaliers qui les accompagnaient [17020],

Gomme je vous ai dit précédemment ^ les chevaliers qui tenaient le parti du roi n'étaient que quatre cent six, tandis que du côté opposé il y en avait six cent onze. Et pourtant ce furent ces derniers qui eurent le dessous. Ainsi advient à ceux qui combattent contre Dieu^ [17030].

Quand le Maréchal et les siens eurent défait leurs ennemis et fait prisonniers les principaux d'entre eux, on prit conseil sur la conduite à tenir. Les opinions furent partagées. Plusieurs furent d'avis d'aller assiéger Londres; d'autres dirent qu'ils iraient à Douvres pour contraindre Louis à lever le siège de cette ville. Le Maréchal, qui avait plus d'expérience, leur conseilla d'emmener leurs prisonniers, de leur faire prendre des engagements^ et leur assigna un rendez- vous, à jour nommé, à Ghertsey^. Il manda au légat de venir à cette assem-

tain Benoît Pernaz où est nommée la femme de Richard. Elle s'appelait Mathilde de Bayeux. L'acte est de 1199. Il s'agit peut-être du père de celui qui ûgure dans le poème.

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