CHEVALIERS FLAMANDS
gerran de Fiennes ^ [4563]. Ceux-là portèrent bannière. Voici les autres : Hue de Malaunoi^; Raoul de Plomquet^; Baudouin de Garon'*; Hue de Hamelincourt ^ ; Gardon de Fressene-
chiasde Cantelou » est l'un des garants d'une convention passée en 1195 entre Guillaume I", archevêque de Reims, et la comtesse de Flandre Mathilde (Teulet, Layettes, n" 428).
1. Arr. de Boulogne, cant. de Guignes. Il s'agit probablement d'Engerran de Fiennes, second fils d'Eustache de Fiennes dit le Vieux [senex], qui fonda l'abbaye de Beaulieu, près de Boulogne-sur-Mer, 11 suivit à la croisade le comte de Flandres et y mourut. Voir Lambert d'Ardres, ch. XI (Pertz, Mon., XXIV, 581).
2. Probablement Malanoi, Pas-de-Calais, comm. de Bourecq, arr. de Béthune, cant. de Norrent-Fontes. En 1204, « Hugo de Malo-Alneto » est l'un des témoins qui garantissent au nom du roi de France l'observation des articles de la capitulation de Rouen (Teulet, Layettes du Trésor, n' 716, I, 252). En 1209, le même jurait à Philippe-Auguste de l'aider contre toute personne, sauf la dame de Lillers et le comte de Flandres {ibid., n" 880; Delisle, Catal. des actes de Philippe- Auguste, n° 1132). Lillers est un chef-lieu de canton de l'arrondissement de Béthune, très voisin de Malanoi. C'est probablement le même personnage qui est mentionné par les historiens dans le récit de la bataille de Bouvines ; voy. la table des œuvres de Rigord et de Guillaume le Breton, éd. Fr. Delaborde, sous Hugues de Malaunay.
3. < Radulphus Ploqueti » est témoin à l'acte de la capitulation de Rouen mentionné dans la note précédente. Il y paraît, comme ici, à côté de Hugues de Malaunai. « Hugo de Malo Alneto » et « Radulfus Plonquet » sont enregistrés à côté l'un de l'autre parmi les vavasseurs qui doivent le service militaire au roi de France {Scripta de feodis, etc. dans Bouquet, XXIII, 683 k), et de même, plus loin, parmi les « milites Atrcbatenses » {ibid., 685 l). Ces deux chevaliers sont encore nommés ensemble parmi ceux qui, en 1215, accompagnèrent Louis, fils de Philippe-Auguste, dans son expédition en Angleterre : « En la nef Looys entra... et Hues de Malaunoi et Raous Plomkès et pluisor autre chevalier » (Hist. des ducs de Normandie et des rois d'Angleterre, éd. de la Soc. de l'hist. de France, p. 166).
4. Il devint plus tard l'un des chevaliers de Richard Cœur-de-Lion, qu'il suivit à la croisade. Ambroise, (|ui l'appelle « Baudowins li Carons, » dit de lui : c Compainz iert le rei d'Eiigleterrc » {Estoirc de la guerre sainte, v. 6429). Il se distingua dans les luttes contre les Sariazins; voy. le même poème, vv. 9991 et suiv.
5. Hamclincourt, arr. d'Arras, cant. de Croisilles. Le même chevalier reparaît pluB loin, vv. 6671, 6821, comme compagnon du Maréchal, .h* lu*
ville*; Eustache de Campagne'-, Rogier de GaugP; Robert de Beaurain^; Baudouin d'Etrepi*; Baudouin de Wartemberge; Rogier de Hardeincourt*; Guillaume de Poternes^; Guizelin de Wartemberge [4605].
Présentement nous nommerons les Anglais. Et d'abord Guillaume le Maréchal, puis Robert Fils-Gautier^-, le comte David,
sais si c'est lui ou son fils qui se distingua sous Philippe-Auguste (uotamment en 1188 et en 1199) dans les guerres contre les Anglais; voy. la Phîlippide de Guillaume le Breton, III, 452, 551, 581, et Rigord, g 128 (éd. Fr. Delaborde). « Hugo de Hamelicurte » est au nombre des « vayassores » qui doivent le service militaire à Philippe-Auguste [Scripta de feodis, etc., liouquet, XXIII, 683 k). Le sceau de Hugues de Hameliucourt est décrit dans Demay, Inventaire des sceaux de la Flandre, n" 1005 et 1006. Il est appendu à deux chartes, l'une de 1194, l'autre de 1218.