NOUVELLE-ECOSSE
ments du pain et du vin en le corps .et le sang du Christ, dans et après la consécration faite par quelque Personne que ce soit—et que l’invoration ou adoration de la Vierge Marie ou de tont autre saint, et le sacrifice de la messe, d’après les rites présentement ea usage dans l’Eglise romaine, sont superstition et idolâtrie. ” T/histoire ne précise aucune circonstance où ca derniet serment ait été exigé des Acadiens, excepié pour l'entrée au parlement provincial. Un catholique ne pouvait Pas, en conscience, prêter nn tel serment.
64e Leçon. — Nouvelle-Ecosse.
Après la concête, la garnison d’Annapolis n’avait » lus que cent soldats. Cette poignée d’hommes, avec lcs soldats anglais du fortin de Canseau, constituait la puissance britannique en Acadie. Durant de nombreuses années, les Souverneurs exercèrent leurs fonctions par procuration. N icholson fut gouverpeur jusqu’en 1717, mais il laissa presque toujours . Pexercice de cette charge à ses lieutenants. Son successeur, Richard Philipps, qui fut gouverneur de 1717 à 1749, fit à peu près la même chose. Il passa six ans dans la province, et cela, à des intervalles irréguliers. Il eut pour lieutenants Doucette, Armstrong et Mascarène.
A cette époque, il n’y avait pas encore de chambre de députés ou parlement. Le gouverneur choisissait pour conseillers douze citoyens d’Annapolis. Ces
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édiles faissient les lois et imposaient des-châtiments pour les offenses et les crimes.
Les satisfactions infligées étaient quelquefois médicinales. Ainsi, pour avoir calomnié sa voisine, le ‘conseil des-douze ” condamna Jeanne Picot, d’Annapolis, à être plongée dans l'eau salée, à marée haute, jusqu’à commencement de suffocation. Néanmoins, sur l’intercession de la personne diffamée, la peine fut commuée. Jeanne n’eut qu’à se tenir à genoux, durant un juart d’heure, à la porte de l’église, le dimanche suivant, et à réclamer son pardon de loffensée, en présence du peuple.
Immédiaiement après le traité d’Utrecht, la population acadienre était de 2,528. En 1730, elle s’élève à 4,345. En 1739, on trouve un total de 7,114. M. Rameau croit que, en 1748, il y avait 11,925 âmes dans la presqu’île acadienne seule. Les principaux établissements acadiens étaient aux alentours de la rivière Annapolis, à la rivière aux Canards, à Grand- Pré, Piziquid, Cobequid et Beaubassin.
6se Leçon. — Le Cap-Breton.
Ce ne fut qu’après le traité d’Utrecht que Pile du Cap-Breton devint une possession valable pour la Nouvelle-France. Jusqu'à cette époque, Plaisance, village et port de mer de l’île de Terre-Neuve, avait été l’entrepôt général des pêcheries du golfe Saint- Laurent. Mais quand Terre-Neuve fut cédée à l’Angleierre, en 1713, les hauts fonctionnaires et les ha-
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bitants français
Cap-Breton qui
à-PAnglais qu’
de bâtir une ville
fortification durè de 1720 à 1745,
. On y éleva
rente-cinq pieds de hauteur; de quatre.
vingts pieds.
Depuis l'établissement français, en 1713, jusqu’au second siège de Louisbourg, les gouverneurs de PIle. Royale se succédèrent dans l’ordre qui suit:
(Durant Poccupation anglaise, après le premier siège, de 1745 à 1749, les gouverneurs furent Warren .et Pepperell, le commodore Knowles et le colonel Hopson).
Les pêcheries étaient Pindustrie Principale des : Français au Cap-Breton.
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HISTOIRË DU CANADA
660 Leçon. — L'ile Saint-Jean.
L'île Saint-Jean, aujourd’hui Prince-Edouard, est très fertile de sol et très salubre de climat. Malgré ces avantages, la France ne la colonisa qu'après le traité d’Utreché, et cela pour se dédommager de la perte de l’Acadie et de Terre-Neuve.
Déjà Nicolas Denys en avait obtenu la concession, vers 1653, mais il s’occupa uniquement de pêcheries et ne laissa après lui aucun établissement dans l’île. En 1719, une nouvelle concession de l’île Saint-Jean et de celle de Miscou fut faite à un comte nommé Saint-Pierre, premier écuyer de la duchesse d’Orléans. En 1720, ce dernier envoya, à titre de premier gouverneur, M. Gotteville de Belle-Isle qui arriva avec un groupe de colons. Avant cela, il n’y avait que deux familles de blancs dans l’île. De Belle-Isle commanda jusqu’en 1730. Le chevalier de Pensens lui succéda dans l’administration et y exerça ses fonctions pendant deux ans. 11 fut successivement remplacé par M. Eurry de la Pérelle (1732), M. du Hager (1736) et le chevalier Duchambon (1738).
Au cours dé l’année 1735, un recensement constate un total de 81 familles établies dans l’île Saint-Jean. Leur premier missionnaire fut l’abbé de Breslay, prêtre de Saint-Sulpice.
NOUVELLE-ECOSSE 118 67e Leçon. — Premier siège de Louisbourg.
Quand les habitants des colonies anglaises virent
sortir de terre, comme par enchantement, la nouvelle ville des F
nace permanente pour le commerce ct les pêcheries des Etats co-
En 1744; la nouvelle se répañdit au Cap-Breton déclarée, en Europe, entre Le commandant de Louisbourg envoya immédiatement, sous les ordes de du Vivier, une expédition pour reprendre l’Acadie. Le petit fort de C'anso fut capturé et réduit en cendres. Du Vivier se rendit ensuite à Annapolis où Paul Mascarène était lieutenant-gouverneur. Les Acadiens ne voulurent Pas se joindre à du Vivier ; aussi ce dernier fut-il forcé, après quelques escarmouches, de reprendre le chemin de Louisbourg.
Ce fut alors que l'avocat Shirley, gouvernvur du Maséachusetts, Proposa une attaque contre la capitale .du Cap-Breton. I] parvint à organiser une expédition qui fit voile vers le 23 mars 1745. Elle comptait 4,070 hommes, sous le commandement du colo- | nel Pepperell de Kittery et de Wolcott. :
flotte américaine arriva à Canseau dans les premiers jours d'avril et se vit dans l'impossibilité de s’avancer vers Louisbourg. Les glaces Couvraient | la côte. Il fallut attendre trois semaines, Ce retard fut utilement employé à l'exercice des troupes et au
maniement des armes. Le jour où l’on se préparait à avancer vers Louisbourg, le commodore Warren, qui revenait des Antilles, vint se joindre, avec ses
trois gros vaisseaux de guerre, au contingent des Etats coloniaux.