‹ L'histoire du Canada en 200 leçons [microforme]Chapitre 70 sur 88 · LE · texte numérisé non relu

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lions d’acres ont été concédées sous l’ancienne tenurc seigneuriale qui a subsisté jusqu’en 1854, et 12 millions d’acres l’ont été en vertu de lettres-patentes ou de billets de location issus depuis 1860—ce qui laisse, en chiffres ronds, près de 200 millions d’acres for.

Mant encore partie du domaine public de la province.

LA PROVINOE DE QUÉBEo 857

aussi la richesse du Pays, la réserve de l'avenir, Cette im. mense forêt, qui semble reculer à mesure qu’on l’en. tame, c’est le domaine ouvert surtout à l'esprit d’en. treprise des Canadiens-Français. ee

D'un autre côté, les droits de Pêche acquis en 1883,

Elle est ainsi en drauliques d’une

et moyennes rivières.

L'exploitation forestière est, en lan 1900,. deux fois et demje plus considérable qu’elle ne l'était à l’époque de la confédération. Chaque hiver, trente à trente-cinq .mille bûcherons se répandent dans la forêt, pour le ‘Compte des grands Commerçants de bois, Ceux-ci exploitent. les sections de forêt mises aux en. chères par le gouvernement provincial. . Des précau. tions sévères ont été prises par le gouvernement de la province de Québec Pour prévenir le gaspillage de la coupe, et les dimensions, au-dessous desquelles on ne peut pas couper les arbres, sont fixées par des règlements. De même, par une loi de la législature provinciale, sanctionnée en 1883, il a été pourvu à un système de protection qui doit sauvegarder le domaine forestier de la province des ravages des incendies.

Jusqu'à cette dernière date, rien n’avait été fait

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dans ce sens, malgré les pertes énormes que le pays subissait par suite de grandes conflagrations. Les feux allumés par l’imprévoyance des voyageurs ou par l’étincelle de la locomotive se Propageaient sans obstacle sur des centaines de lieues, La région du Saguenay, qui renferm- près de 20,000,000 acres “2 superficie, a été, de cette sorte, plus ou moins dévastée, il y a près d’un quart de siècle,

La province de Québec possède beaucoup de boic pour la fabrication de la pulpe. Pratiquement par. lant, il n’y a que l’épinette, le sapin, le peuplier et le tremble qui soient employés dans cette industrie de la pulpe: la province en produit en quantité con. sidérable, En l’année 1900, deux millions de billota d’épinette ont été coupés dans la région de l’Outaouais inférieur. La plus grande partie de cette épinette est destinée à la fabrication de la pulpe et da papier, tant au Canada qu’aux Etats-Unis. = La région du lac Saint-Jean est encore plus propre à l'exploitation forestière que celle de POutaouais, Son territoire est plus vaste; ses pouvoirs hydrauli. ques sont plus nombreux. La quantité de bois à pul-

illimitée, En supposant une moyenne de cinq cordes à l’acre, ce territoire pent fournir près de cent mil. lions de cordes de bois à pulpe, c’est-à-dire 70 millions de tonnes de pulpe. LE

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178e Leçon. — La colonisation au lac Saint-Jean, Norman. din, Mistassini, etc.

La colonisation du bassin du lac Saint-Jean n’a commencé que vers les années 1851 et 1852. A cette époque, Chicoutimi et la Grande-

à l’est et à l’ouest du lac, sont souvent appelés le “ grenier de la province, ”

La colonisation, se développant sans cesse, fait maintenant le tour du lac qui a une circonférence de 85 milles. Depuis quelques années, elle s’est avancée rapidement vers Pouest, par les cantons Normandin et Albanel ; elle s’étend maintenant vers le nord, du côté des vallées de la Mistassini et de la Péribonca.

Le canton Normandin a été fondé en 1879, Pendant six ans, les colons eurent pas même de chemins pour Communiquer entre eux. Le début fut lent et extrêmement pénible; mais, depuis une di- Zaine d’années, la colonie a pris un essor remarquable. Elle compte, en 1901, près de quatre cents familles.

En haut de Normandin, s’ouvre le canton Albanel, entre la rivière Ticouabée et la Mistassini. Les pre- Miers colons y arrivèrent vers 1891. En 1901, deux

cents familles étaient établies dans cette portion de la vallée, et plusieurs de ces p'onniers jouissaient d’une véritable aisance.

Des cantons Normandin et Albanel, il y a un chemin de voiture qui conduit au monastère et à l’établissement agricole des RR. PP. trappistes situé au confluent de la rivière Mistassibi avec la Mistassini. Ce n’est qu’en 1892 que les pères trappistes sont allés s’établir sur la vaste concession que leur a faite le gouvernement, et déjà, autour du monastère et dans le pays environnant, deux cent cinquante familles ont fixé leur foyer dans les cantons nouveaux de Dolbeau et de Pelletier. Les terres de ces régions sont d’une ferlilité qui ne le cède en rien aux plus beaux champs du Nord-Ouest canadien.

Les communications entre Québec et les différentes co- ‘lonies du lac Saint-Jean sont aujourd’hui relativement faciles.

Parmi les autres territoires propres à la colonisation, il y a, dans le bassin inférieur de l'Outaouais, la région Labelle qui tire son nom d’un zélateur insigne de la colonisa-

‘tion, Mgr Antoine Labelle, protonotaire apostolique, un des ecclésiastiques les plus dévoués à son Pays que le Canada français a eu la gloire de posséder. On compte aussi la vaste pres-

Mgr À. LABELLE,

qu’île de la Gaspésie, et les Cantons de l'Est ” qui touchent aux Etats du Vermont et du New-Hampshire

ms

1790 Leçon, — Institutions et sociétés d'agriculture.

En 1869, le conseil

de Québec a été étab]: Par un acte de la législature. Il se compose de vingt et un membres.

En 190

viron 15,000.

Conformément à la loi, chaque société doit, . une fois tous les deux ans, tenir une exposition de produits agricoles et Ouvrir, alternativement, des con- Cours pour les terres les mieux cultivées.

En 1893, Ja législature provinciale a reconnu l’existence légale des cercles agricoles et a décidé de leur accorder une subvention annuelle, En 1900, il existait près de 600 cercles comptant une moyenne de 80 membres chacun. Ces cercles travaillent au pro-

grès de l’agriculture et de l’horticulture 1° par des conférences sur la théorie et i

races supérieures, de

> de grains et de graines des meilleures qualités; 5° enfin, par l’encourage-

ment et le développement donnés à la culture, au

soin des engrais et aux instruments aratoires perfectionnés,

La province de Québec compte, en 1902, trois écoles d'agriculture: celles d’Oka, de Sainte-Annela-Pocatière et de Compton. Ces écoles donnent à Jeurs élèves une bonne instruction pratique.

A la suite d’une entente avec le gouvernement fé. déral, plusieurs compagnies de navigation océanique ont pourvu leurs steamers de compartiments frigorifiques destinés à maintenir en bon état les produits périssables de l’arboriculture et de l’industrie laitière, Depuis lors, danse la province de Québec, l’exportation de ces produits a pris un développement plus considérable, En outre, le beurre canadien s’est acquis uñe réputation enviable sur les marchés de la Grande-Bretagne, où il est res 'idé aujourd’hui Comme une marchandise de première qualité, presque Comparable au meilleur beurre du Danemark.

Dans la province, les fabriques de beurre et de fromage dépassent le chiffre de 2,090. Cette industrie est devenue la principale préoccupation des agriculteurs du pays et elle a atteint un haut degré de pere fection.

Grâce au développement des ressources forestières, agricoles et autres de la province de Québec, les Canadiens-Français se rapatrient peu à peu.

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