‹ L'histoire du Canada en 200 leçons [microforme]Chapitre 72 sur 88 · LE NORD-OUEST · texte numérisé non relu

LE NORD-OUEST

vinrent dans ce nouveau Pays, afin d’y tracer des districts et des routes. Ils avaient l’ordre d'appliquer le système d’arpentage américain, c’est-à-dire de fixer

les lots par sections q

d’insister pour obtenir les sym

Ceux-ci se révoltèrent et ils n’eurent pas besoin ‘

pathies des fonction-

naires déjà mécontents de la compagnie de Ja baie d'Hudson.

et avait enjoi s’avancer

ne

1816 Leçon. — Insurrection et « déclaration de droits. ”

Le nouveau gouverneur, ne tenant pas compte de Pinjonction qui lui avait été faite, poursuivit sa

rejeter sur Pem

Le 2 novembre, Jes Métis s’emparèrent du fort

Garry et je « conseil de la CONvoqua pour le 16 novembre y cipaux métis anglais et français. Diverses séances

ne assemblée des prin-

furent tonnes par les représentants du Pays, et, finalement, un gouvernement provisoire fut formé, Louis

Riel est. nommé président de l'Exécutif; W.-B.

O’Donohue, trésorier, et Ambroise Lépine, lieutenant général. La colonie avait alors Pour gouverneur M. McTavish et la charge du bureau de poste était confiée à A.-G. Bannatyne.

Sur ces entrefaites, le Canada refusait de payer les 300,000 louis sterling à la compagnie de la baie d'Hudson, avant que la sédition fût apaisée : de son

LE NORD-OUgsr

côté, le.

mation dans Je but

Sa Majesté pour soumettre les Méti

Le colonel Dennis

is et cinq Anglais.

Macdougall d’enrôler des

De plus, il y avait

une assemblée élective de vingt-quatre membres,

lançait une proclasujets loyaux de

- rt,

nm tn

1820 Leçon. — Exécution de Thomas Scott.

Le docteur Schultz, commandant des troupes le. vées par Dennis, s'était évadé de la prison où Riel l'avait enfermé au fort Garry. Parcourant les dis. tricts de Portage-la-Prairie et de Kildonan, il avait réuni une troupe d’hommes pour forcer Riel à relà. cher les autres prisonniers. Donald-A. Smith, profitant de l’ascendant qu’il avait sur Riel, obtint la liberté des prisonniers ; toutefois, ceci n’empêcha pas 'e président métis de couper le chemin à la troupe du Portage-la-Prairie, au moment où celle-ci passait en arrière du fort Garry. Le major Boulton, leur chef, fut appréhendé et condamné à mort. Cette condamnation sommaire du major anglais n’était cependant qu’une feinte de Riel, car celui-ci voulait s’assurer l’aide et les bons offices de Donald-A. Smith relativement au choix de membres anglais acceptables pour son nouveau conseil exécutif. M. Smith fit des promesses et la vie de Boulton fut épargnée. Il n’en fut pas ainsi au sujet de Thomas Scott, un autre prisonnier du Portage: Scott, accusé d’avoir frappé son gardien, est amené, le 3 mars, devant une cour martiale qui le condamne à être fusillé le lendemain. Malgré les supplications de M. Smith et de plusieurs autres amis de la paix, la sentence est exécutée Au Canada, surtout dans la province d’Ontario, la nouvelle de cet événement souleva une profonde indignation. Des mesures immédiates furent prises pour réprimer l'insurrection. Une expédition fut or.

LE N ORD-OUEsT

ganisée ct confiée au colonel Wolseley, qui était alors

la tête de quelques troupes régulières dans One tario, Elle se Composait d'environ 1

rendre à la rivière Rouge qu'il remonte, le 24 août, à travers la pluie et l'obscurité, après avoir parcouru plus de mille milles de déserts et enduré des misèros et des obstacles Presque indicibles. A son approche,

Riel, Lépine et 0’Donohue se retirèrent sur le terri. toire américain.

L’exécution de Scott avait été décrétée par un tribunal sévère, peut-être, mais existant de fait. Sur ces entrefaites, Mgr Taché, qui assistait aux séances du Concile du Vatican, re.

vint à Saint-Boniface. A la demande des chefs du B0uvernement fédéral, il ft 72 4 usage de son influence pour calmer Jes esprits, et grâce à son intervention, une ame nistie fut proclamée, Une députation est envoyée à Ottawa afin de pré-

senter au 8ouvernement des ex claration

; ubiront pas les règles du nouveau système d’arpentage et que les ti.

tres de ces terres seront dressés conformément aux

anciennes bornes et limites qu’elles avaient avant la rébellion.

Pendant que les insurgés du Manitoba embarrassent le gouvernement fédéral, O’Neill, le général fé. nien, organise une troupe et envahit la province de Québec, en traversant la rivière à la Truite. L’expédition fénienne est refoulée par les volontaires canadiens. ,

Le 20 juillet 1871, la Colombie Anglaise entra dans la Confédération et un gouvernement responsable ne tarda pas à lui être accordé. La principale condition posée par la nouvelle province était la construction d’un chemin de fer transcontinental, aux frais du gouvernement fédéral. A cause de la lourde responsabilité que comportait un tel engagement, la mesure fut chaudement débattue à la chambre des Communes, à Ottawa. Cependant elle fut finalement adoptée et le Dominion vit s’ajouter à ses possessicns une province dont les motitagnes veinées d’or, les vastes gisements de houille, les épaisses forêts, les eaux poissonneuses et les terres fertiles font l'orgue: et la richesse de ses habitants.

Au mois d’octobre 1871, W.-B. O’Donohue se mit, à son tour, à la tête d’un raid fénien. Cette invasion, faite sur les frontières du Manitoba, n’obtint pas plus de succès que ses devancières.

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