‹ L'histoire et l'infaillibilité des papesChapitre 18 sur 86 · Mort de l'empereur Constance ; avènement à · texte numérisé non relu

Mort de l'empereur Constance ; avènement à

l'empire de Julien. Mort de l'antipape Félix. 366. Persécution de Valons. Les Macédoniens embrassent la foi de Nicée. Ils députent trois évêques pour venir faire connaître leur détermination h Rome.

— Mort du pape Libère , 24 septembre : son pontificat avait duré quatorze ans, quatre mois, deux jours.

Plusieurs conciles ont donc eu lieu à Sirmium dans le court intervalle de o49 à oGQ. La capitale de l'Illv rie devait cet honneur à sa situation entre les deux empires, aux opinions religion • ses de ses évoques, et surtout au choix qu'en avaiv *^^*^ l'empereur pour y passer une partie de

m lire.

Deux de ces conciles se sont tenus contre Photin, évèque de cette ville.

Le premier doit être placé deux ans après le concile de Milan, c'est-à-dire en o49 : « Les évêr qués de plusieurs provinces, dit saint Hilaire , se réunirent à Sirmium pour prononcer la déposition de révêque Photin, qui deux ans auparavant avait été condamné dans le concile de Milan \ — Dans ce concile, dit le même auteur, Photin fut convaincu d'hérésie , séparé de la communion de l'Eglise, condamné à être déposé de répiscopat. Mais le peuple s'étant ameuté, on ne put exécuter la sentence ^. » On se retira sans dresser de nouveaux formulaires de foi.

L'hérétique Photin fut moins heureux au second concile de Sirmium, dont le premier acte , au rapport de Sozomène , fut de le forcer à ahdiquer, comme partisan de Sabellius et de Paul de Samosate'^. Exilé, Photin continua de soutenir ses erreurs.

-I Ad lollendum ex episcopalu Tholinum, qui anlc hiennium jam à Mediolanensi synodo erat haerelicus damiialus , ex pliiriniis piovinciis congicgaiitur sacerdoies.

2 Inter hœc Sirmium convcnitur. l'holiiHis liœrcticus ccmj'.rchcnsus^ olim rcus pronuntiatus et à commuiiiouo jam piidem unilalis alscissus, lie tune quidem per faclionem populi poluit araovcri. (S. Hilar., ex opère n. fragm.)

3 Ut primùm igilur Sirmii coacli sunl , piimum rholinum abdicarunt, utpolè opinioni SabcUii el Pauli Saniosateni favenleiu. {Uisl. eccl., lib. IV, cap. 6.)

Au premier concile il ne s'était trouvé que des évêques d'Occident, celui-ci se composait unique- '-i ment d'é\ éques d'Orient ' . Un des principaux était Basile d'Ancyre, qui se fit remarquer par la force et la clarté avec laquelle il prouva, dans une conférence publique, que la doctrine de Photin était opposée à l'Ecriture-Sainte et destructive de la foi. Le second concile doit être fixé en 531, deux ans après le premier, et non, comme le ditBaronius, en 357. En elTet, Socrate et Sozomène racontent qu'il se réunit après le consulat de Sergius et de Nigrinianus, en l'année où, à cause des troubles et des guerres qui régnaient partout, il ne fut désigné de consuls ni pour l'Orient ni pour l'Occident. Or les tables consulaires ^ fixent cette époque en l'année 351. Avant de se séparer, les évêques, pour la première fois, rédigèrent un long formulaire dirigé principalement contre les erreurs de Photin. Le troisième concile de Sirmium se tint en

1 L'Occident, à celto époque, étant sous la pression du tyran Magnence, les évêques ne jugèrent pas prudent de s'absenter de leurs diocèses,

2 340. Consuls, Limenius et Catulinus.

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