‹ L'Histoire expliquée par la science socialeChapitre 80 sur 165 · LA VIE INTÉRIEURE DE LA CITÉ ET LE TRIOMPHE INTELLECTUEL D'ATHÈNES · texte numérisé non relu

LA VIE INTÉRIEURE DE LA CITÉ ET LE TRIOMPHE INTELLECTUEL D'ATHÈNES

J)f Le foyer, la femme et l'enfant. — Lorsqu'on entrait dans une maison grecque, on enfilait ordinairement un corridor étroit, situé entre des écuries ou des boutiques et le logement du portier. En traversant une cour qui venait ensuite, et que flanquaient des pièces diverses, réservées aux hommes ou aux travaux des esclaves mâles, on arrivait à une sorte de hall donnant sur la cour et qui constituait la pièce de réunion. C'est là que brûlait le feu sacré. En traversant encore cette pièce on arrivait à une porte, organe très important dans la maison grecque, car, lorsqu'elle était fermée, elle constituait une barrière isolante entre toutes les pièces déjà énumérées et un appartement relégué au fond de l'immeuble, appartement qui formait corps lui-même avec Tétage supérieur. Cet appartement et cet étage constituaient le gynécée.

Bien entendu, la multiplicité des pièces n'existait que dans les maisons riches; mais c'est d'elles surtout que nous parlent les historiens et les peintures. En fait, les maisons grecques, pour la plupart, étaient petites. La douceur du climat et la sociabilité rendaient particulièrement séduisante la vie en plein air. Toutefois cette distinction entre l'appartement des hommes et l'appartement des femmes existait sans conteste dans un très grand nombre de maisons. C'était un idéal qu'on réalisait dès qu'on le pouvait et le mieux possible.

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