‹ L'histoire par le théâtre, 1789-1851 (volume 2)Chapitre 41 sur 48 · MOT · texte numérisé non relu

MOT

Citoyen, vous avez pris un arrêté qui défend la représentation de la pièce intitulée : l'Assemblée primaire. J'en suis l'auteur, et je crois qu'il eût été du devoir ou au moins de la délicatesse du Bureau central de la motiver.

LIMODIN

Nous n'avons pas besoin de motiver de tels arrêtés.

MOI

Voudriez-vous au moins le faire de vive voix?

LLMODIN.

Le titre seul de la pièce suffit pour la proscrire... et toute la pièce répond au titre.

MOI

L'avez-vous lue?

LIMODIN

Non, mais c'est égal.

MOI

Oui, c'est comme si vous l'aviez lue.

LIMODIN

Je sais qu'il y a un endroit où vous parlez d'une fille que son père ne veut marier qu'à un électeur, et vous dites : Cette fille sait mieux cequHl lui faut (/ne V Assemblée primaire. N'estil pas scandaleux, citoyen, de comparer l'Assemblée primaire aune fille?

moi, souriant.

Citoyen! Ah ! que vous êtes méchant! Croire que j'ai comparé l'Assemblée primaire à une fille ! Ah! c'est trop malin !... Mais, tenez, j'ai le manuscrit sur moi, jetez-y un coup d'oeil.

limodin, n'adressant à un citoyen qui était dans la salle, à quelques pas de là.

Citoyen, vous qui avez plus d'esprit que moi, dites-moi ce que vous pensez de ce couplet-là. (Et il lui relit le couplet de V Assemblée et de la fille.)

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