‹ L'histoire sainte enseignée [microforme] (volume 2)Chapitre 55 sur 86 · IL. — Cours intermédiaire · texte numérisé non relu

IL. — Cours intermédiaire

La répulsion que nous éprouvons pour le serpent est comme un écho de la terrible sentence portée contre lui: Et le Seigneur dit au serpent : ‘tu es maudit entre tous les animaux ; tu ramperas sur ta poitrine, et tu mangeras la terre tous les jours de ta vie’’. Le serpent rampait et se nourrissait avant le péché, comme aujourd'hui, mais sans que cela fût une peine. Le serpent, du reste, nous inspire encore de l'horreur comme instrument du crime de Satan.

Quant à Satan, la vue du serpent l'humilie sans mesure, parce que les allures abjectes de cet animal, sont par la volonté de Dieu, l'image de l'abjection diabolique. (Gen. III, 14.)

La femme dans la famille humaine est mère et épouse.

La femme souffrira spécialement comme mère. La maternité est une gloire ; mais la douleur dans l'éclosion physique de l'enfant, c'est le châtiment. Les croix, qui, jours et nuits, accompagnent la formation physique et morale de l'enfant, sont, d'une façon, la suite de ce châtiment, C’est la femme qui fait l'homme, mais à la sueur de son front.

La femme souffrira spécialement comme épouse. Elle mange, d'elle-même, du fruit défendu, sans consulter son époux, puis elle abuse des sympathies qu'il a pour elle; elle sera donc sous le joug de l'homme. L'histoire fait voir combien fut terrible la domination de l'homme; elle ne fut souvent qu'un véritable esclavage ; aujourd'hui encore, combien triste est l’état de la femme, chez les Musulmans, chez les païens. Il a fallu toute la force de l'Evangile pour arracher la femme à ce malheureux sort.

L'obligation du travail, la stérilité de la terre, et la mort sont des peines communes à nos premiers parents. Ils n'ont pas voulu d'un travail récréatif, il est juste qu'ils soient condamnés à de durs labeurs ; ils ont pris du fruit et ils en ont mangé, malgré la défense de Dieu, il est juste que la terre aujourd'hui refuse ses fruits ; ils n'ont pas voulu jouir de la vie, il est juste qu'ils goûtent les amertumes de la mort.

Adam sans doute n'a pas été séduit par Satan; il a péché surtout par complaisance pour son épouse ; cependant, en tant que chef de la famille, il devait corriger son épouse pécheresse. Représentant du genre humain, il se devait à ses descendants. Son crime à été grand; sa punition relativement légère. Pratiquement, l'obligation du travail et la stérilité de la terre pèsent surtout sur l'homme, car c'est lui qui doit faire vivre l'épouse et les enfants.

Si Adam n'avait pas péché, le genre humain n'aurait pas eu à souffrir du péché d'Eve; c'est l'opinion de saint Thomas d'Aquin. ‘‘Eve, ser; doute, ajoute un commentateur (Aubry, p. 215, Etudes sur l'Ecriture sainte) aurait abtenu son pardon, grâce aux prières d'Adam. Adam donc

est la cause principale de la condamnation portée contre le genre humain’’...

QUESTIONS

14e Leçon: les sentences

COURS INTERMEDIAIRE

Quel est le sens symbolique de la malédiction fulminée contre le serpent ?

Quel sera le châtiment spécial de la femme comme mère?

Quel sera le châtiment spécial de la femme comme épouse ?

Quels sont les trois châtiments de l’homme, communs du reste à la femme ?

Page 1