‹ L'histoire sainte enseignée [microforme] (volume 3)Chapitre 45 sur 92 · VIE · texte numérisé non relu

VIE

SOMMAIRE : Fille de la Chananéenne ; 2m multiplication des pains ; Gucr'son d'un sourd-muet ; Signe de Jonas ; Guérison progressive d’un aveugle ; Voyages de Jésus.

L— Cours élémentaire.

Jésus — nous l'avons dit — ne va pas à la 3° Pâque de sa vie publique ; plus est, il s'é oigne de ia Palestine et s’exile à l'étranger pour un laps de temps de cinq ou six mois ; et cela: 1° À cause des mauvaises dispositions des Juifs à son égard :‘‘ils cherchaient à le tuer”’ : 20 La masse du peuple, qui attendait un messe politique, travaillée d’ailleurs par l'opposition de la classe élevée contre Jésus, ne sachant à quoi s’en ten'r, ne profitait guère plus de la parole divine ; 3° Hérode-Antipas était d:venu de plus en plus soupconneux depuis la mort de Jean-Baptiste ; 4° La promesse de l’Eucharistie engendrait bien des murmures,

Durant ces longs mois d’exil, Jésus erra ici et là et s’occupa de plus en plus de la formation de ses apôtres.

(Nous donnerons, dans le cours intermédiaire, une vue d'ensemble des voyages de Jésus.)

Cette partie de ia vie du Sauveur ne fut pas, cependant, sans fécondité extérieure.

Les évangé'istes nous ont conservé le souvenir de plus:eurs événements importants.

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Le premier fait rapporté est celui de la guérison, à distance, de la f Ile d'une Chananéenne, de Sarepta. Nous do1nons à ce miracle une place spéciale dans le cours intermédiaire. (Rien ne vous empêche de raconter ce fait aux éleves du cours élémentaire, si le temps vous le permet.)

Dans la Décapole, Jésus guérit un sourd-muet et opère une seconde multiplication des pains.

“Là (au centre du pays de la Déc:

ipole) , ils lui menèrent un sourd-muet, et ils le pri

aient de lui imposer les mains.

Jésus, le tirant à part, hors de la foule, Jui mit les doigts dans

les oreilles, et de la salive sur Ja langue ; puis levant les yeux au ciel, il poussa un Soupir et lui dit : “Ephphéta”’, c’est-à. dre, ‘‘ouvre-toi”’. Et aussitôt les oreilles de cet homme s'ouvrirent, sa langue se délia, et il parlait distinctement. Jésus leur défendit d'en rien dire à Personne. Mais plus il le leur défendait. plus ils le publiaient ; et ravi d'une admiration sans bornes, ils disa‘ent : “Tout ce qu'il a fait est merveilleux! I] fait entendre les sourds et parer les muets.” Les hérétiques et les ignorants se moquent parfois du lite suivi dans l'administration du Baptême (salive sur les oreilles et sur leg narines). L'Eglise n'a fait que suivre N.S. dans la guérison du sourd-muet de la Décapole. Cette gucrison démontre encore 'n vertu dont la ne même de notre Seigneur était doué s'en étonner, Puisque ses vêtements, une vertu de guérison ! (L

person- €. — Il n’y a pas à eux-mêmes, avaient

‘hémorroisse, la femme au flux de sang, guér'e, au toucher de la robe de N. S.)

Seconde multiplication des pains (en Décapole). Elle est racontée par saint Marc, chapitre VIIT, 1,et par saint Matthieu, XV, 32.

Elle eut lieu après un grand nombre avaient att'ré l'admiration du peuple.

Dans cette multiplication, il ya

de miracles qui

sept pains et quelques

petits poissons, pour 4000 hommes, sans compter les femmes et les enfants.

La première multiplication était une préparation à la doctrine sur l’Eucharistie. Dans la seconde multiplication, paraît surtout la bonté de cœur de Jésus dont la providence prévoyante et vigilante s'étend à tous et à chacun.

Jésus dit en effet: ‘J'ai compassion de ce peuple, car ‘” voilà trois jours déjà qu'ils ne me quittent pas, et ils n’ont rien à manger. Si je les renvoie dans leur maison sans nourrture, ils tomberont de défaillance en chemin, car plusieurs d’entre eux sont venus de loin.’ (Marc, VIII, 1-3.)

Cette seconde multiplication, faite peu de temps après la première, indique aussi que la communion fréquente (appliki ; cation de l’Eucharistie) est dans le cours ordinaire des choses.

Un signe du ciel.

De la Décapole, Jésus et les apôtres traversent la partie méridionale du lac, et font une courte halte à Dalmanutha, en Galilée. — ‘‘Des pharisiens et des saducéens lui demandaient un signe venant du ciel, pour le tenter.’’

Jésus soupira sur l’aveuglement de ces hommes et leur dit: ‘’Hypocrites, vous savez discerner les aspects du ciel (c'est-à-dire quand il fera beau, quand il fera mauvais), et vous ne savez pas reconnaître les signes des temps! Il ne

vous sera pas donné d’autre signe que celui du prophète Jonas.” (Matth., XVI, 1.)

Les signes des temps!

Le sceptre n'était-il pas sorti des mains de Juda? Les 70 semaines de Daniel n’étaient-elles pas à la veille de se compléter ?

Le précurseur n’avait-il pas paru ?

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Jonas, sortant du corps d'un Srand poisson après trois jours de réclusion, est la f'gure de J ésus-Christ ressuscitant le 3° jour après sa mort. Les Pharisiens n'auront Pas d’autre sgne. La résurrect:on de J.-C. est en réalité le signe le plus clair et le plus incontestable de 6a divinité? Les Pharis.ens auront ce signe-là, un peu plus tard.

AU MAITRE ET A LA MAITRESSE

Un avocat nous disait un jour: <nseigne encore, dans ks collè gnait de mon temps. ”’

— De quelles bêtise voulez-vous parler ?

— ‘On enseigne <ncore que Samson tua 1000 hommes avec une machoire d'âne: qu'il porta sur une montagne les portes d’une ville, ete, ete.”

“Le miracle de Jonas, lui dis-je alors, est plus extraordinaire que ceux-là, et pourtant notre Seigneur Jésus-Christ lui-méme nous certifie qu'il a eu lieu, puisqu'il en fait, pour sa sé-

Pulture, un terme de comparaison. Les autres ne sont pas plus difficiles à admettre.’

Il ne répondit rien!

‘Monsieur, je vois que l'on ges, les bêtises que l’on ensei-

Le levain des Pharisiens.

Jésus et les apôtres abordent ensuite au nord du lac et

hsaïde-Julias (dans la tétrarchie de

C'est aux environs de cette v Mmière mult'plicat:on des pains. Sur la route, Jésus mit ses apôtres en garde contre le levaln des Pharisiens et deg saducéens, c'est-à-dire contre leur doctrine, Car l'erreur s'étend, comme le levain s'élève et s'étend,

(Matthieu, XVI, 5-6.)

ille qu'avait eu lieu la pre-

A Bethsaïde-Julias, Juérison progre

“Ts arrivèrent à Bethsaïde et on lu aveugle qu'on le Pria de toucher.

ssive d’un aveugle.

li amena (à Jésus) un Prenant la main de l’a-

PP y nd ph mms onu crime tua

rte mé dhairenten 54 aupee 0 ametiitensniete ea

yes

veugle, Jésus le conduisit hors du bourg, lui mit de la salive sur les yeux, et, lui ayant imposé les mains, lui demanda «’il voyait quelque chose. L'aveugle leva les yeux et dit: “Je vois ‘es hommes qui marchent semblables à des arbres.’ Jésus lui mit de nouveau les mains sur les yeux, et il le fit regarder. Alors il fut si bien guéri, qu'il voyait distinctement toutes choses. Jésus alors le renvoya en sa maison en disant : Va dans ta maison, sans entrer dans le bourg, ne parle de ceci à personne.” (Marc, VIII. 22-26.)

De Bethsaïde (Marc, VIII, 27-30) ‘‘Jésus se rendit avec ses disciples dans les villages qui entourent Césarée de Philippe.

Là eut lieu la 2° profession de foi de saint Pierre. (Nous lui consacrons la leçon 101°.) Cette profession de foi fut suivie de trois graves paroles (p. 333 de l’élève) dans la prédiction de la pass'on, de la mort et de la résurrection de Jésus. Et, c'est alors que le Maître annonce la doctrine de la croix ou du renoncement (leçon 101°).

Huit jours plus tard avait lieu la transfiguration de notre Seigneur (Nous lui réservons la leçon 102°) suivie d’une 2** prédiction officielle de la passion, de la guérison du lunatique et d’une faveur de Jésus à Pierre (leçon 102°).

Cours intermédiaire et supérieur.

Voyages de Jésus, tue d'ensemble.

1° Jésus se rend en Phénicie, vers les confins de Tyr et de Sidon. Il guérit à distance la fille d'une chananéenne (elle était possédée d’un esprit impur). (Marc, VII, 24.)

29 ‘‘Sortant du pays de Tyr, Jésus revient par Sidon vers la mer de Galilée, au centre de ia’ Décapole.”” (Marc, VII, 31.)

C'est alors qu'eurent lieu la guérison d'un sourd-muet

et la seconde mu:tiplication des pains. (Mare, VIT, 31, VIT,

39 Après la mult'plication des pains une barque avec ses disciples, et vint Mmanutha (en Galilée, près de Magdala).

demandent à Jésus Un signe dans le ciel.

49 Jésus laissant les pharisiens remonta dans la barque et passa à l’autre bord, à Bethsaïde J ulias

as. (Marc, VIII, 13.) En route pour Bethsaïde, Jés dez-vous bien du levain (de la d A Bethsaïde, guérison progressive d'un aveugle, 5° De là (de B:thsaïde), Jésus se rendit avec ses disciples dans les vil ages qui entourent Césarée de Philippe.

us dt aux apôtres : ‘Garoctrine) des pharisiens.

diction de la Passion. — La Joi du renoncement. (Marc, VIII, 27.) 6° Au Thabor, transfiguration de notre Sei r'son de l'enfant possédé. (Marc, IX, 1-28.) 7° Après la guérison d apôtres cheminèrent à travers la Galilée. A leçon aux apôtres sur l'humilité, ete. (Marc, IX, 29 32.)

8° ‘Etant Parti de ce lieu, Jésus se rend, Jérusalem. par la Samarie.

gneur — pué.

La Chananéenne.

Jésus se trouvait à la frontière qui sépare Tyr de Sidon, ef par conséquent selon toute àPParence, à Sarepta. Arrivé à une heure tardive, il avait pris logis avec ses

apôtres dans une Maison peu centrale. "Et il avait expri-

ne le sût, mais il ne put demeurer

‘Car une femme dont la

fille était possédée d’un esprit impur, n'eut Pas plutôt ente

ndu parler de lui, qu’elle vint

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‘‘Jésus monta dans dans le pays de Dal.

Des pharisiens (Mare, VIII, 10.)

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