‹ L'Histophysiologie Rénale Essai CritiqueChapitre 10 sur 17 · AS OÙ · texte numérisé non relu

AS OÙ

etc.), on avait pensé qu'ils étaient excrétés avec l’eau du glomérule. Il est en effet probable qu’une partie des sels passe à ce niveau, mais il est d'autre part hors de conteste que l’autre partie s’élimine au niveau du tube urinaire. Les expériences de Nussbaum, Gurwitch, Adami, Halsey, le démontrent avec évidence. Si on injecte à une grenouille dont l’artère rénale a été ligaturée des solutions de chlorure de sodium, de phosphate ou de sulfate de soude, on retrouve ces sels dans l'urine, bien que le fonctionnement des glomérules ait été interrompu.

Mayer et Rathery, ont étudié cette élimination des sels de l'urine. Ils ont obtenu des variations qualitatives de la sécrétion urinaire par injections d’urée, de sucre de chlorure de sodium, etc., qui déterminent, soit une augmentation de la sécrétion en eau et en cristalloïdes avec élimination notable de la substance injectée, auquel cas ils constatent l’abaissement des cellules des tubes contournés avec apparition de très nombreuses petites vacuoles localisées surtout dans la zonesus-nucléaire ; chez le rat cependant après injection de pilocarpine, les vacuoles sont beaucoup plus grandes et contiennent souvent un amas coloré en vert par le vert de méthyle.

Soit une élimination abondante en cristalloïdes, mais pauvre en eau. Si la quantité de substance injectée (sucre, urée) est petite, la lumière du canal est alors plus large qu’à l’état normal, mais moindre que dans les injections massives ; les espaces inter-

tubulaires sont dilatés, et les cellules sont bourrées de vacuoles. |

Les polyuries répétées, provoquées par les injections intra-veineuses, semblent amener dans les cellules des modifications de plusieurs sortes. Des modifications temporaires corrélatives de la polyurie, analogues à celles décrites au cours des polyuries simples : des modifications plus durables consistant en une modification générale de la structure cellulaire (disparition des stries de Heidenhain, raréfaction des granulations), que l’on ne saurait affirmer être définitives. Les phénomènes de cytolyse observés, paraissent plutôt dus au passage de solution salines fortes (osmonocivité) et aux substances toxiques de la désassimilation des tissus.

Si l’on observe l’anurie provoquée par privation de boisson et de nourriture -— la seule provoquable expérimentalement, — on voit au contraire presque tous les tubes urinifères fermés, les cellules hautes, les stries de Heidenhain bien nettes et les vacuoles presque complètement absentes.

En résumé, pour ce qui concerne l’histo-physiologie rénale, on constate que la sécrétion abondante s'accompagne toujours de la dislocation des stries de Ileidenhain et de l'essaimage des granulations fuschinophiles, qui les forment (ou qui les couvrent) à travers le protoplasma cellulaire. Au cours des grandes polyuries, ces granulations paraissent tassées, ce qui doit tenir à un phénomène mécanique.

Le AN

On voit en outre apparaître de nombreuses vaeuoles qui remplissent les cellules aplaties.

Les sécrétions abondantes de cristalloïdes dissous dans l’eau, s'accompagnent toujours de la formation de vacuoles dont le nombre et la grandeur sont en rapport avec la polyurie ; leur présence va de pair avec l’excrétion des sels. La polyurie aqueuse ne suffit pas à leur donner naissance. Ces vacuoles sont très abondantes au cours de l'élimination des sels, des sucres et chez cerlaines espèces animales de lurée.

Au cours de l’hypersécrétion apparaissent parfois des vacuoles, dans lesquelles se trouvent des petites masses se colorant en vert par le vert de méthyle, surtout après l’administration de pilocarpine.

Le rôle des différents éléments de la cellule rénale est actuellement hien difficile à tracer. La polyurie aqueuse modifie la eellule rénale, mais peu; les stries de Heidenhain semblent seules s’écarter. Les variations sont plus accusées pour le passage des substances dissoutes, mais il est difficile de savoir quels sont les éléments qui jouent un rôle dans ce passage. La différence de répartition des grains fuschinophiles et chlorophiles est-elle l’indice de leur fonction dans la sécrétion ou n'est-elle pas due à un simple phénomène mécanique? Tout au plus la diminution de leur nombre dans les grandes polyuries pourrait impliquer qu'ils jouent un rôle actif : mais on pourrait aussi interpréter ce fait, comme le début d’un phénomène de cytolise. On a constaté en

ue

eflet cette destruction de la cellule en continuant à produire des polyuries. |

Les variations normales, c’est-à-dire réparables, ne semblent impliquer ni variations quantitatives, ni qualitatives des granulations, mais simplement leur déplacement. Peut-on préjuger de là, quelle est leur fonction ? Par contre les vacuoles paraissent toujours corrélatives à la sécrétion, leur rôle actif appa raît comme évident. L

Îl est une chose à remarquer en terminant dans la cellule rénale, c’est la facilité avec laquelle ayant subi des modifications considérables, elle revient à son élat primitif en très peu de temps.

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