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GENEALOGIE
FAMILLE DE GOURIO
GENEALOGIE
DE LA
FAMILLE DE GOURIO
(BRETAGXEi
D APRES LES DOCUMENTS CONSERVES DANS LES DEPOTS PUBLICS ACCOMPAGNÉE DUN INDEX DES NOMS DE FAMILLES ET DE LOCALITES
THEODORE COURTAUX
Extrait du Bulletin Héraldique de France de janvier 1900
Rue Xollet, 93 I90I
GOURIO EN BRETAGNE
Armes : Ecartelc : aux i et 4, de gueules à deux haches d'armes ou consulaires adossées d'argent, au chef d'or ; aux 2 et ^, d'argent à trois chevrons d'azur.
Devise : Diex me tue.
Cette ancienne et noble famille, essentiellement bretonne (i), dont le nom s'est aussi écrit Gorio, Goriou,
(i) Gourio, en breton, signifie pièce de bois attachée au travers d'une porte, en dedans, pour la fortifier.
Gouriou, Goriau, Gouriau, et qui subsite encore dans la branche de Refuge, a été maintenue, dans sa noblesse d'ancienne extraction et dans la qualité d'écuyer, par trois arrêts de la Chambre de la Réformation de Bretagne des II juillet 1669, 4 août et 3 septembre 1670. {Bibl. Nat. Mss français 32279, f^ 170 verso; 8314, p. 321; 8318, p. 63). Elle est aussi qualifiée noble lïancienm aucessorie et sans nulle roture sur les rôles des réformations des évêchés de Bretagne des xV' et xyi*^ siècles. Elle a produit : au xiv^ siècle, des écuyers ; aux xv*^ et xvi^, des gouverneurs de forteresses et des capitaines ; au xviii®, des capitaines de compagnies des gardes-côtes de Bretagne et des officiers de marine, chevaliers de Saint-Louis.
Elle apparaît pour la première fois en Bretagne en 1232.
Au mois de janvier de cette année, Ruellan Goriou, du consentement de Guillaume, son fils et héritier, donna à l'abbaye de Beauport, au diocèse de Saint-Brieuc, quatre journaux de terre en Karvennargant, dans la paroisse de Plohoc (sic). (Archives des Cotcs-du-Nord. Geslin de Bourgogne et de Barthélémy. Anciens Evcchés de Bretagne, IV, p. 91).
Alain Gourio figure comme écuyer dans une montre de 1368.
Jean Gouriou, écuyer, fut compris dans la revue du sire de Clisson, banneret, deux autres bannerets, trentedeux chevaHers bacheliers et cent soixante-cinq écuyers, étant aux gages du Roi au pays de Bretagne, passée à Ploërmel, le i*^"" mai 1380. (Hay du Chastelet. Histoire de Bertrand du Guesclin, p. 407).
Jean Gourio reçut en 1387 du duc de Bretagne, Jean IV, la place de Châtelaudren confisquée sur les Penthièvre. [Dotn Lohineau, v, p. 463-465.)
Olivier Gouriou, écuver, est aussi compris dans la mon-
tre de messire Jehan, seigneur de ïournemine, chevalier banneret, trois chevahers bacheliers et quarante-deux écuyers, revus à Thérouanne, le 28 septembre 1383. (Ibidem, p. 414.)
Alain Gourio était gouverneur pour Guillaume de Blois en 14 13 ; en 1421, il figure comme écuyer dans la montre du s»" de la Hunaudaye. [Dodi Lohinean^ 11, p. 943 et 980.)
Juhel Gourrio, noble, demeurant en la paroisse de Plélo, évêché de Saint-Brieuc, en 1423. (Bihl. Nat. Mst français 8312, f" 133 verso).
En 1424, Galhot et Alain Gouriou ou Gourio furent envoyés en Poitou avec un certain nombre d'autres nobles bretons, sous la charge de messire Bertrand de Dinan, maréchal de Bretagne, contre les Penthièvre : Olivier de Blois, Charles et Jean, ses frères, et Marguerite de Clisson, leur mère, conformément à une sentence du parlement de Bretagne du 16 février 1424, qui avait déclaré les Penthièvre traîtres et félons envers le duc de Bretagne, leur suzerain. (D'Argentré, dom Morice, dom Lobineau, Potier de Courcy).
Galhot Gourio commandait 20 hommes d'armes en Poitou au service du duc Jean V contre les Penthièvre en 1420 ; il s'était engagé en 14 19 à servir avec sa compagnie sous les ordres de Richard, frère du duc de Bretagne, contre les Anglais. En 1423, il faisait partie des gentilshommes qui accompagnèrent le duc Jean V en Aunis. {Dom Lobineau, I, p. 937 et ^=^3 ; II, p. 799 et 48=,.)
Guillaume Gourio reçut en 14 19 l'ordre d'accompagner en France Richard, frère du duc, et de lever des gens d'armes. 11 signa à Tréguier en 1437 le serment demandé par le Duc à la noblesse bretonne.
Godifer Gourio était en 1451 écuyer du duc de Rohan.
Hn 1503, Guillaume Gourio signait comme commissaire le procès-verbal de la montre passée à Lesneven.
La déguerpir (veuve) d'Alain Gourio (écrit Goriaii) est inscrite parmi les nobles de la réformation de la paroisse de Landéda (Finistère) de 1426. f/i/A/. huil . Mst frani,\ns 83 12, f'' 346 verso).
Isabelle Gourio est inscrite, sur la liste des principales familles nobles demeurant en la ville de Saint-Brieuc, dans l'information établie, en 1426, par Jean Troussier, sénéchal de Lamballe, et Jean SaouUet, sénéchal de Saint-Brieuc. (Mst de la Bibl. de Saint-Brieuc. Geslin de Bourgogne et de Barthélémy. Anciens cvcchés Je Bretagne^ 11, 2^6.)
Olivier Gourio, noble, demeurait, le 5 août «427, en son hôtel de.'^a Barre, paroisse de Caro, évêché de Saint-Malo. {Bihl. Nat. Mst français 8311, f'32[ verso.)
Juhel Gourion parmi les nobles de la paroisse de Clélo, évêché de Saint-Brieuc, en 1441. [Bihl. Kal. Mst français 8312, f'' 134.)
Henry Goriou, noble, possédait en 1448 la maison noble de Kermart en la paroisse d'Inzinzac, évêché de Vannes (Bibl. Nat. Mst français 8312, f^ 46 verso.)
Vers 1460, Marie Gourio, (ille de Nicolas Gourio, seigneur du Rouazle en Lannilis, et de Mahautte de Kerjehan, épousa Yvon Audren, écuyer, seigneur de Kerdrel, frère de Pierre Audren, écuyer, s"" de Malleville, près de Ploèrmel, et fils de Pierre Audren, écuyer, seigneur de Kerdrel, premier auteur connu de cette maison^ et qui rendit aveu le 8 janvier 146^. Marie Gourio eut de cette alliance : l'J Olivier Audren, époux de Louise Bouillon et auteur de la branche aînée ; 2° Prigent Audren, mari d'Adelice Douillon, auteur de la branche cadette. (Archives du château de Roua/^e et Généalogie Je Kersaiison, p. 60.)
Le 22 août 1509, Joseph Gourio, seigneur du Roualze, fit un échange avec Robert Philippe, seigneur de Kerdu. (Mêmes archives).
La filiation des Gourio s'établit, d'une façon exacte, d'après les trois arrêts de la Chambre de la Réformation de Bretagne des 11 juillet 1669,4 août et 3 septembre 1670, précités, et les nombreux documents conservés dans les dépôts publics, à partir de Christophe Gourio, dont l'article suit,
I. — Christophe Gourio (1), 1*'' du nom, écuyer, seigneur du Rouazle en Lannilis et de Lannostcr en Plabennec (Finistère), figure, en tenue d'archer avec deux chevaux, dans une montre passée à Lesneven, le 15 septembre 1503. (Chevalier de Fréminville. Extraits de la Chambre des Comptes de Nantes.) Il épousa r Jeanne de Kersulguen ; 2° Françoise de Kerven. Du premier mariage vint : i» Louis, auteur de la branche aînée, et dont l'article suit ; du second mariage : 2° Christophe, auteur de la branche cadette.
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I Potier de Courcy donne pour père à Christophe Gourio, Guillaume Gourio, vivant en 1481.
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