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BEAUJOLAIS) SEIGNEURS DE BUSSY, DE LA MARTIZIÉRE, ETC

Armes : Écartelé : aux i^r et 4e, d'argent, à trois merkltes de gueules; aux 2^ et 3e, d'azur, au pal d^ argent, chargé de trois mouchetures d'hermine de sable. [Armoriai général officiel de France de 1696, registre de la généralité de Lyon, pages 56 et 2o5. Manuscrit original de la Bibliothèque nationale.) — Couronne: de comte.

La famille Mignot de Bussy a possédé en Beaujolais, depuis i6o5 jusqu'à la Révolution, les seigneuries de Bussy et de la Martizière. Elle a fait des preuves de noblesse au siècle dernier, devant d'Hozier de Sérigny et

Chérin, généalogistes du roi. Elle a été admise aux chapitres nobles de Salles en Beaujolais, d'Ainay à Lyon et de Lons-le-Saulnier en Franche-Comté. En 1668, elle a été maintenue dans sa noblesse. Ses représentants figurent parmi les gentilshommes de Beaujolais qui, en 1789, nommèrent les députés de la noblesse de ce pays aux Etats- Généraux.

Sa filiation est établie d'une façon exacte depuis :

I. Martin Mignot, écuyer, seigneur de Biévredan, épousa, vers iSSç, Marie Le Boutiller, dont il eut :

IL Edouard Mignot, écuyer, seigneur de Bussy et de la Martizière, capitaine de carabins', acquit, pour le prix de i2,36o livres, par acte passé devant Just Savigny, notaire de Beaujolais, le 20 septembre i6o5, les maisons et terres de Bussy, paroisse de Saint-Georges de Reneins, et de la Martizière, paroisse de Belleville-en-Beaujolais, de haute et puissante dame Pierrette-Émonde de la Chambre, femme autorisée de haut et puissant seigneur René d'Amoncourt, seigneur de Montigny-sur-Aube, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. Cette vente fut ratifiée devant Clément Bégule, notaire royal à Lyon, le 22 mars 1619.

Edouard Mignot fit son testament le i5 octobre 1619, devant Gonnet, notaire royal de Roanne.

Il avait épousé à Villefranche-en-Beaujolais, alors qu'il était en garnison dans cette ville, et par contrat du 18 dé-

1 . On a lieu de penser qu'Edouard Mignot fut aussi conseiller du roi et élu en l'élection de Villefranche-en-Beaujolais. Voir aux Preuves et Notes, page 22, la quittance du 22 déc. 1610.

Les carabins étaient des chevau-légers armés d'une petite aime à feu qui se tirait au moyen d'un rouet.

cembre iSgo, passé devant Puissant, notaire, demoiselle Anne Poget, fille de noble homme Claude Poget et d'Anne de la Porte. Il eut de ce mariage :

III. Noël MiGNOT, premier du nom, écuyer, seigneur de Bussy, de la Martizière, du Fresne et de la Jonchère, fut investi de l'office de conseiller secrétaire du roi, maison, couronne de France et de ses finances, par lettres de provisions données à Paris le 23 septembre 1689, et en remplacement de M^ Honoré Barentin, sieur de Charonne. Le 27 dudit mois il prêta serment entre les mains du chancelier Séguier à raison de cet office, qu'il exerça pendant vingt et un ans jusqu'au 24 février 1660, date à laquelle il fut remplacé par Nicolas Chauvel, écuyer, sieur de la Martinière.

Par jugement du 9 mai 1668, rendu à Lyon par M"" du Gué, intendant en la généralité de Lyon et commissaire du roi pour la vérification des titres de noblesse dans cette généralité, il fut maintenu dans les privilèges nobiliaires et autres attribués aux secrétaires du roi, conformément aux lettres d'honneur qu'il avait obtenues à Aix le 24 février 1660.

Il testa, les 16 mars et 6 avril 1675, devant Seignoret, notaire de Beaujolais.

Il avait épousé, par contrat du 10 février 161 9, reçu par de Phélines, notaire royal, demoiselle Marguerite Ches- NARD', fille de noble homme Jacob Chesnard, sieur du Rivage, conseiller du roi, élu en l'élection de Forez et habitant de Roanne.

1. Chesnard : d'argent, au chêne de sinople, glanté d'or, ardent de gueules; au chef d'azur, chargé de trois coquilles d'argent. Famille existante, en 1860, à Tliizy (Rhône).

De ce mariage vinrent :

I o François, qui suit.

2° MrtffV MiGNOT, qui fut unie par contrat du i6oct. 1662, passé devant Damiion, notaire royal à Lyon, h messire Louis-Marin de Moyria ', seigneur et comte de Maillât, fils de feu messire Claude-Marin de Moyria, seigneur comte dudit Maillât, et d'Anne de Camus. Les témoins de ce contrat furent noble Claude Foret, docteur-médecin, demeurant à Lyon, et messire Léonard Fontneuve , prêtre, curé de Fleurieu. De cette alliance naquit :

François-Marie-Marin de Moyria, né le 2 et baptisé le 22 juil. 1668 en l'église N.-D. des Marais de Villefianche ; il eut pour parrain François Mignot, écuyer, seigneur de Bussy et de la Martizière, son oncle, et pour marraine dame Antoinette-Louise de Rabutin, femme de Philippe-Charles de Champier, comte de Chigi et bailli de Beaujolais. Présents : ledit comte de Champier, noble David de Phélines, s^ de la Chartonnière, conseiller du roi, lieutenant criminel audit bailliage, dom Joseph de Moyria, religieux d'Ainay, et Nicolas de Moyria, chevalier de Malte.

30 François-Marie Mignot, mort jeune.

40 Elisabeth Mignot, religieuse de la Visitation à Villefranche.

I . De Moyria : d'or, à la bande d'azur, accompagnée de six billettes en orle. Casque de face. Cimier : une licorne d'argent. Supports : deux griffons d'or. Devise : Inpia virtuti nulla est via (à la vertu nul passage ferméV Famille éteinte. Dernier représentant : Joseph-Claude, comte de Moyria, né à Béziers le 4 juil. 1752, mort à Paiis le 2 3 avril i832, ancien officier au régiment de l'Ile-de-France, chevalier de Saint-Louis et de Saint-Lazare, fils de Joseph, comte de Moyria, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, et d'Anne de Sizillac ; il avait épousé à Paris, le 10 octobre 1826, Agnès-Louise Carré, veuve d'Antoine-Marie-Marguerite Bosquillon, de la branche de Jarcy.

IV. François Mignot, écuyer, seigneur de Bussy et de la Martizière, avocat en Parlement, lieutenant général civil et criminel et juge de police au pays de Beaujolais, prévôt, juge ordinaire et capitaine de Villefranche, né en 1621, fut nommé conseiller du roi en ses conseils d'Etat, des finances et privé, par lettres de provisions du 26 juillet i65i, et prêta serment, en cette qualité, le 29 août suivant.

Par sentence du 5 décembre 1659, signée par neuf juges formant le conseil de l'élection de Beaujolais au siège de Villefranche, il fut, en sa qualité d'écuyer, exempté de l'imposition des tailles pour les biens qu'il possédait sur le territoire de Lacenas.

Il décéda le 20 septembre 1686, en sa maison de Bussy, et fut inhumé le lendemain dans l'église Notre-Dame des Marais de Villefranche.

Il avait épousé, par contrat du 8 février i65i, passé dans le château du Rosier, près de la ville de Feurs, devant du Guet, notaire du comté de Forez, demoiselle Marie du Rosier^, fille de feu Jacques du Rosier, écuyer, sieur du Rosier, l'un des cent gentilhommes de la maison du roi, conseiller du roi et lieutenant en l'élection de Forez, et de Catherine de Lingendes.

Il eut de cette union :

lO Noëlj qui suit.

2° Antoinette Mignot, née le 4 janv. i656, et baptisée le

I. Du Rosier, seigneurs du Rosier et de Magnieu-le-Gabion : d'azur, à trois chevrons d'or; au chef de même, chargé de trois roses de gueules. {Armoriai officiel de 1696, généralité de Lyon, pages 206, 256, 257, 791, 792 et 865.)

9 sept. lôSy ; elle fiu la femme de Louis de Bussière ', seigneur du Cliâlelard^, conseiller de Son Altesse Royale Monseigneur le duc d'Orléans et substitut du procureur général au Parlement de Dombes.

3° Lucrèce Mignot, baptisée le 4 mars lôSy, en l'église collégiale N.-D. des Marais de Villefranche ; elle eut pour parrain noble Antoine du Sauzay 3, s"" de Jouxtecrot, et pour marraine Lucrèce Mignot, femme de Claude du Sauzay, s^ de la Place et de la Beluze.

40 Autre Lucrèce Mignot, baptisée le 3i juil. i663, en la même église; son parrain fut messire Louis-Marin de Moyria, seigneur et comte de Maillât, Tupin et autres places, et sa marraine Lucrèce de Champier, épouse de Jean de Damas, seigneur de la Bâtie. Par brevet du i5 août 1704, elle fut nommée parle roi abbesse du monastère de N.-D. de Brienne 4, dont elle prit possession le 19 déc. suivant. (Voir la Gazette de France du 2 3 août 1704.)

V. Noël Mignot, deuxième du nom, écuyer, seigneur de Bussy et de la Martizière, conseiller du roi et de Son Altesse Royale Monseigneur le duc d'Orléans, lieutenant général civil et criminel au bailliage de Beaujolais, prévôt, juge de police et maire perpétuel ou gouverneur de Villefranche, né en i652, rendit foi et hommage, le 17 avril 1694, entre les mains du chancelier garde des sceaux et chef du conseil de Monsieur, frère unique du roi, seigneur

1 . De Bussière : de sinople, au chef d'argent, chargé d'un lion naissant de gueules. (Même Armoriai officiel de 1696, généralité de Lyon, p. 56, 212 et 36o.)

2. Château dans la commune de Lancié, canton de Belleville i Rhône).

3. Jean du Sauzay de Jouxtecrot porte d'azur, à une tour crénelée de cinq pièces d'argent, maçonnée de sable, élevée sur une terrasse de sinople tt surn7ontée de deux étoiles d'argent. (Même Armoriai, p. 283.)

4. Abbaye de filles, ordre de Saint-Benoît, en Lyonnais, près d'Anse (Rhône).

et baron de Beaujolais, des fiefs nobles de Bussy et de la Ma'rtizière, qui relevaient de ce prince, à cause de sa baronnie du Beaujolais. Cet acte signé d'Ardenne, garde des archives de Mgr le duc d'Orléans.

Par lettres de Gaston-J.-B. de Terrât, chevalier, marquis de Chantosnîe, baron de Chalencon, chancelier, garde des sceaux et chef du conseil du duc d'Orléans, données à Paris, le i3 octobre 1701, il fut commis a recevoir les fois et hommages des vassaux relevant de ladite baronnie de Beaujolais.

Par sentence de l'élection de Beaujolais du 22 octobre 1714, signée du Bost de Curtieux, il fut déchargé de l'imposition des tailles en ladite élection, attendu sa qualité de chevalier.

Il décéda le 5 janvier 171 5, et fut inhumé le lendemain en l'église Notre-Dame des Marais de Villefranche.

Il avait épousé, par contrat du 10 avril 1682, passé devant Cassille, notaire royal à Lyon, demoiselle Antoinette DE BoNNEL ', fille de noble Jacques de Bonnel, demeurant à Lyon, et de feue Lucrèce de Varennes.

Leurs enfants furent :

lO Jacques-François-Maric, qui continue la filiation.

20 Laurent-Marie Mignot, écuyer, seigneur de la Martizière, par acte passé devant Renaud, notaire à Lyon, le 9 août 1720,61, avec Jacques-François-Marie Mignot, son frère aîné, un accord par lequel ce dernier lui délaissa le fief-seigneurie de la Martizière, sis dans les paroisses de Belleville et de Charentay.

1. De Bonnel : de gueules^ au chevron d'argent, accompagné de deux étoiles d'or en chef et d'un croissant d'argent en pointe ( Armoriai officiel de Lyon de 1696, page 206, bureau de Villefranche.)

Il avait épousé, par acte sous seings privés passé à Lyon le 6 avril 1720 et reconnu à Villefranche le i5 mai suivant, devant Buyron, notaire, dame Suzanne Gayot, fille de Robert Gayot, bourgeois de la paroisse Saint- Paul de Lyon, et de Reine Chaume, ladite Suzanne alors veuve de noble Pierre Trollier, éclievin de la ville de Lyon. La cérémonie religieuse eut lieu le 8 avril 1720, en l'église Saint-Antoine de Lyon.

De ce mariage vint un fils :

A. François-André Mignot, écuyer, seigneur de la Martizière, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, lieutenant-colonel au régiment de Boulonnais, naquit et fut baptisé à Paris le i3 déc. 1721. Il épousa, par contrat du i^r sept. 1762, passé devant Mortier, notaire royal de Bourg-en- Bresse, demoiselle Catherine Charbonnier', fille de messire Claude-François Charbonnier, chevalier, seigneur de Rignat et de la Vavre, paroisse de Saint-Martindu-Mont-en-Bresse, et de Marie Turin de Belair.

De cette union naquirent :

A. A. .(4n/!e-C/aud!/ieMiGN0TDE LA Mar-

tizière, chanoinesse, comtesse du chapitre noble de Saint- Martin -de -Salles-en- Beaujolais.

B. B. Marc-Anioine Mignot, chevalier,

seigneur de laMartizière, élève du Collège royal de la Flèche en 1773, puis officier au régi-

I. Charbonnier, seigneurs de Crangeac, de Rignat, de la Tour et de la Vavre : de sable, au sautoir d'or, à une étoile de même en chef et un croissant aussi d'or en pointe.

ment d'Aquitaine - infanterie , naquit le i3 et fut baptisé le 1 5 mai i 764, en la paroisse de Bcileville-en-Lyonnais '.

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