‹ L'HistoriographeChapitre 26 sur 61 · DE CHARBONNIER · texte numérisé non relu

DE CHARBONNIER

(bresse)

Armes : de sable, au sautoir accompagné d'une ùoile en chef tt d'un croissant en pointe, le tout d'or.

I. Philibert Charbonnier, écuyer, seigneur de la Tour de Journans, conseiller du roi, président en l'élection de Bresse, fit enregistrer les armoiries ci-dessus à VArmorial de Bourgogne de 1696, registre I^""^ page 196, bureau de Bourg-en-Bresse. Il eut pour fils:

II. Claude-François de Charbonnier, premier du nom, écuyer, épousa, par contrat du 10 décembre 1694, passé devant Porterai, notaire royal à Bourg-en-Bresse, demoiselle Georgette Gaillard, fille de feu Claude Gaillard et d'Anne-Françoise de Saint-Loup. Il en eut :

III. Claude-François de Chaibonnier, chevalier, seigneur de la Vavre, de la Tour, de Rignat, de Rochefort et de Bohas, ci-devant conseiller de la noblesse de Bresse, obtint, le i3 novembre 1761, de MM. de Montcroc, de Marron de Belvey et de Bachet de la Garde, syndics généraux de ladite noblesse, un certificat attestant cju'il est ancien gentilhomme, reconnu et réputé tel dans ladite province, et reçu, en cette qualité, dans toutes les assemblées du corps de la noblesse.

Il épousa, par contrat du ly janvier 1740, passé devant Nevoret, notaire de Bourg-en-Bresse, demoiselle Marie Turin de Belair, fille majeure de feu Nicolas-François Turin, écuyer, seigneur de Belair, et de Marie-Anne Godefroy. Il eut de ce mariage :

Catherine de Charbonnier, baptisée le 5 juillet 1742, en l'église

paroissiale Noire-Dame de Bourg, et qui épousa : i» le i^' septembre 1762, François-André Mignot de la Mariizière, 2° Abel- Ange Mignot de Bussy. (Voir pages 14 et 16.)

(Extrait des Preuves de noblesse d'Anne-Marie-Françoise Mignot de Bussy. Voir page 17.) ^m^m^a^

Pour plus de détails sur la famille de Charbonnier, consulter Guiclienon, Histoire de Bresse et de Bugey, Lyon, i65o, in-folio; E. Révérend du Mesnil, Armoriai de Bresse et de Bugey, Lyon, 1874, in-4'>, et La Cliesnaye des Bois.

(Voir p. I 9.)

DE GAYARDON MARCLUIS DE FÉNOYL

(lyonnais)

Armes: écartelé, aux ler et 4e, d'azur, au lion d'argent, lampasse', ongle et couronné de gueules, accompagné de trois besants d'or, deux en chef et un en pointe, qui est de Gayardon; aux 2^ et 3^, d'azur, au taureau furieux d'or, au chevron de gueules brochant sur le tout, (]ui est de FénoyI. Tenants : deux hon^mes sauvages. Devise : Ecce vicit ko de tribua Juda '.

Cette famille a possédé un certain nombre de seigneuries en Lyonnais et en Forez.

En juin 1720, les terres de Souzy, de Tourville et de la Forest des Halles-en-Forez, ont été érigées pour elle en marquisat sous la dénomination de FénoyL

1. Les Chériii atiribuent aux Gayardon les aimes suivantes : d'azur, à un chevron d'argent, chargé d'une macle de gueules. Ces armes sont celles qui ont été enregistrées au nom de cette famille dans VArmorial officiel de Lyon de 1696, pages 976 et 977.

Elle a produit un geniilhomme de la maison du loi, des capitaines de compagnie, etc. En 1^88, elle a été admise à monter dans les carrosses du roi, après avoir fait des preuves de noblesse, au mois d'août 1787, devant Louis-Nicolas-Hyacinthe Cliérin, généalogiste des ordres du roi.

Sa généalogie a été publiée par les d'Hozier dans la première partie du deuxième registre de leur Armoriai général de France, Paris, 1741, in-folio.

Il existe également des mémoires manuscrits considérables sur cette famille dans le volume 90 de la Collection Chérin du Cabinet des Titres de la Biblioihèque nationale, et dans le registre des Archives nationales MM. 8i5,page 234. (Mémoires écrits et signés par les Chérin.) Nous nous bornerons, en conséquence, aux degrés IX à XI de la filiation.

IX. Laurent de Gayardon, étuyer, seigneur de Tiranges et autres places, capitaine dans le régiment Lyonnais, épousa, le 29 mars 1694, Marguerite-Oriane de Fénoyl, fille de Jean de Fénoyl, seigneur de Sérezin et de Turey, et de Barbe-Charlotte de Migieu, et sœur de Guy de Fénoyl, premier président au Parlement de Navarre, en faveur duquel, par lettres patentes données à Paris au mois de juin 1720, le roi érigea les terres de Souzy, Tourville et la Forest des Halles ' en marquisat, sous la dénomination de Fénoyl, pour en jouir a ce titre par ledit sieur premier président, enseniblc ses enfans et postérité mâle, et, au défaut d'enfans, ses héritiers collatéraux mâles et leurs enfans et descendons mâles, propriétaires desdites terres.

Marguerite de Fénoyl fut instituée héritière par le testament dudit Guy de Fénoyl, son frère, du i^r septembre 1723, avec substitution en faveur de l'un de ses fils, Laurent-Charles, dont l'article suit.

X. Laurent-Charles de Gayardon, écuyer, marquis de Fénoyl, seigneur de Tiranges et autres places, naquit à Montbrison, le

I. Ces trois seigneuries ont appartenu antérieurement à la famille Charpin de Feugerolles, dont le chef actuel, M. le comte de Charpin-Feugerolles, a publiédes ouvrages remarquables sur l'ancien Forez,

lo mars 1696 II fut élevé parmi les pages du duc de Beny et devint ensuite exempt de ses gardes, puis capitaine d'infanterie dans le régiment de Tallard.

Il épousa, par contrat du 7 mars 1728, demoiselle Madeleine Laisné, fille d'Antoine Laisné, écuyer, seigneur de Parvilli ', conseiller du roi, directeur et trésorier de la Monnaie de Lyon, et de demoiselle Françoise-Madeleine Le Fevre, laquelle était fille de François Le Fevre, écuyer, trésorier des Gardes du corps du roi, et de demoiselle Madeleine Loyer.

Laurent-Charles de Gayardon laissa de ce mariage, entre autres enfants, le fils qui suit ;

XI. Laurent-François de Gayardon, écuyer, marquis de Fénoyl, seigneur de Tiranges et autres places, né le 23 juin 1730, et baptisé le 27 en l'église de Sairit-Bonnet-le-Chastel-en-Forez,fut reçu, le 18 janvier 1740, gentilhomme à drapeau dans le régiment des Gardes-françaises, premier enseigne le 19 févr. 1745, chevalier de Saint-Louis le 2 juin 1753, colonel d'infanterie le 5 mai 1765, capitaine le 6 mars 1774, brigadier d'infanterie le i^r mars 1780, maréchal de camp le 5 déc. 1781.

En 1788, il fut admis aux honneurs de la cour, c'est-à-dire à chasser avec Louis XVI et à monter dans ses carrosses, après avoir fait des preuves de noblesse en conséquence.

Il avait épousé, par contrat du 4 mars 1758, passé devant Doyen et des Hayes, notaires au Châtelet de Paris, demoiselle Suzanne-Andrée Chaillon de Jonville, fille mineure de messire François Chaillon, chevalier, seigneur de Jonville, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, ci-devant envoyé extraordinaire à Bruxelles, puis à Gênes, et de feue dame Eugénie-Catherine Lombard d'Ermenonville.

De ce mariage vint, entre autres enfants :

Françoise-Charlotte-Antoinette de Gayardon, née le 18 sept.

I. Laisné de Parvilli : d'azur, à une croix d'or alaisée et accompagnée de trois étoiles de même, deux en chef et une en pointe.

L'histoire de cette famille a été publiée aussi par les d'Hozier dans la 2" partie du 2*^ registre de leui Armoriai général de France, Paris, 1742, in-folio.

1760, et baptisée le lendemain en l'égliie Saint-Louis-en-l'IsIe à Paris. Elle épousa, par contrat du 1 1 déc. 1780, Antoine-François- Aimé-Marie de Mignot de Bussy. (Voir page 19.)

( Voir p. 20.) CHAILLON DE JONVILLE

Armes : d'azur, au chevron, accompagne en chef de deux abeilles et en pointe d'un lion, le tout d'or.

I. Jean-Pierre Chaillon , écuyer, conseiller secrétaire du roi, maison, couronne de France et de ses finances, par lettres de provisions du 7 sept. 1694, puis receveur général des finances à Caen en 1695, fit enregistrer les armes ci-dessus dans l'Armoriai officiel de France de 1696, registre II de Paris, page 777 (manuscrit de la Bibliothèque nationale). Il avait épousé, le i3 déc. 1684, Marie- Anne Colin, fille de maître Gilles Colin, receveur des tailles en l'éleciion de Nemours; il en eut :

II. François Chaillon, écuyer, seigneur de Jonville, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, etc., fut inhumé, à Paris, le 23 mars 1765, en l'église Saint-Jean-en-Grève. Il avait épousé, le 2 sept. 1782, demoiselle Eugénie-Catherine Lombard d'Ermenonville, dont il eut, entre autres enfants :

Suzanne-Andrée Chaillon de Jonville, qui s'allia, par contrat du 4 mars 1758, à Laurent-François de Gayardon, écuyer, marquis de Fénoyl, dont elle eut :

Françoise-Charlotte-Antoinette de Gayardon, qui épousa, par contrat du 11 déc. 1780, Antoine-François-Aimé-Marie de Mignot de Bussy

( Voir p. 26.) LOMBARD d'eRMENONVILLE

Armes : de gueules, à trois canettes, alias colombes, d'argent, becquées et membrées d'or ; parti d'azur, à deux épées d'argent en chef, passées en sautoir, les gardes et les poignées d'or, les pointes en bas, et un n}oulinel d'enfant d'or, en pointe, les ailerons d'argent. (Armoriai officiel de France de 1696, registres de Paris : I, pages i 274 et iSgS; II, page 799, et III, page 304,)

I. Claude Lombard, écuyer, né en i636, fut pourvu de l'office de conseiller secrétaire du roi, maison, couronne de France et de ses finances, par lettres de provisions du 20 mars 1698. Il mourut à Paris le 24 févr. 1700, et fut inliumé le lendemain en l'église Saint-Leu, auprès de la chaire. Il eut de son mariage avec Marie- Madeleine du Tel :

II. Claude-Louis Lombard, écuyer, seigneur de Monialan, près de Montargis, de Saint-Romain, de Valescourt et du Parc, vicomte d'Ermenonville, né en 1669, fut d'abord secrétaire de l'ambassade de France en Portugal, puis conseiller secrétaire du roi, en remplacement de son père, par lettres de provisions du 20 mars 1700 Il fut aussi l'un des vingt-six gentilshommes de la chambre du roi, et, par jugement des commissaires généraux du 11 oct. 1708, maintenu dans sa noblesse. Il avait épousé, en juin 1704, Louise- Eugénie de Vieilchastel, dame de Montalan et vicomtesse d'Ermenonville, fille de Claude-Charles de Vieilchastel, chevalier, seigneur de Montalan, capitaine de cavalerie, et de Geneviève- Eugénie de Vie, vicomtesse d'Ermenonville. De ce mariage vinrent :

jo Gédéon-François Lombard, chevalier, seigneur de Valescourt, vicomte d'Ermenonville, l'un des vingt-six gentilshommes de la chambre du roi, en remplacement de son père et par arrêt de la Cour des Aides du 28 avril 1733.

20 Eugénie-Catherine Lombard d'Ermenonville, c|ui épousa, le 2 sept. 1732, François Chaillon de Jonville.

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