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SEIGNEL'RS DE GISSY, DE L'ÉTANG-VERDEAU ET DE PATIGNY EX BOURGOGNE

IV. — Aubin de la Valade, deuxième fils de Guillaume de la Valade, ëcuyer, seigneur de Truffin, et de Catherine de Tessières, demeurait en la ville de Luzy * (Nivernais) ; il est qualifié écuyer, seigneur de Truffin, maréchal des logis de la compagnie du baron de Linars " et aide-major au régiment de la Feuillade dans son contrat de mariage du 2 mars 10)45. H ^st rappelé comme capitaine au régiment de Gouvernet dans l'acte de mariage de son fils du II août ibSo. 11 ne vivait plus à cette date et avait épousé, par contrat du 2 mars 1645, passé devant Lardereau, notaire de Luzy^ Claude Simonin ■•.

II fut parrain à Luzy : lole; juillet 164s, d'Aubin Dumont, fils d'Henry D.; 2Me 31 mai 1046, d'Au-

I. La paroisse de Luzy faisait partie du Bazois, contrée de l'ancienne province de Nivernais ; c'est actuellement un chef-lieu de canton de l'arrondissement de Château-Chinon (Nièvre |. Les actes utilisés dans la présente notice ont été rlçus par les curés de Luzy suivants : L. Bartliolomier, 1641-1647 ; Bergeret, 1681-16S3 ; Naadrot, 1693: Michel, 172;; Dupain, 1739.

1. Haut et puissant seigneur messire François de Gaing, baron do Linars, capitaine d'une compagnie de cavalerie légère, le 16 juin 1O36. (Bibl. nationale. Pièces originales, reg. 1266, cote 28,407, n» 66.)

3. 1574. — Achat d'une maison à Cruze, paroisse de Tazill}-, voisine de celle de Luzy, par maitre Jean Symonin, procureur liscal de la chàtellenie de Luzy, et par son frère, Pierre Svmonin, curé de Luzy.

161 1. — Adrien Symonin. procureur fiscal de Luzv. Avant 1624, Marie Symonin, femme de Denis Nault.

(Notes communiquées par M. A. de Villenaut, de Vauzelles, près de Nevers, auteur d'un Nobiliaire du Nivernais en préparation.)

bit! Combriost, fils de François C, maître couvreur à Luzy, et qui eut pour marraine Anne Dijon, fille de feu Toussaint D., notaire et praticien à Luzy. Claude Simonin fut marraine à Luzy : i° le 1 1 juin 1645, "^6 Claude Vanneau, fils d'honorable homme Léonard V., marchand à Luzy ; 2" le i^r août 104^, de Claudine Boullon, fille de Claude B., chaussetier à Luzy ; le parrain fut Jean Conneron, marchand à Luzy ; 3° le 2 février 1O4O, de Jacques Millet, fils d'Antoine M., maître tailleur dliabits à Luzy, et de Marguerite Eynault ; le parrain fut Jacques de Chaugy, écuyer, seigneur de Savigny- LEstang : le 4 nov, 164(1, de Simone Bauldrion, fille de maître Guillaume B., sergent royal et greffier des justices de Luzy, Saint-André et Sémelay pour son Altesse le duc de Nevers ; le parrain fut maître Simon Martrain, receveur du Roi en l'élection de Nivernais; 5" en 1647, de René Guéneault, fils de Léonard G., marchand à Luzy, et de Toussine Delafon ; le parrain fut René Bonnemet, receveur des décimes du Roi en Bretagne.

Le ib juin 1(13^, Aubin de la Valade avait été aussi parrain à Lanouaille en Périgord, d'Aubin cie la Valade de Peytavigne (voir page 211; il est qualifié sieur de Truffin dans cet acte.

Claude Simonin survécut à Aubin de la V'alade et épousa en secondes noces, vers 1600, Pierre de jarsaillon, écu3*er, seigneur de Curgy et de Crespy, capitaine de cavalerie, fils de Cosme de J., capitaine d'infanterie sous Henri IV, et de Jeanne des Couleurs. Claude Simonin eut de ce second mariage : Denis-François de Jarsaillon, chevalier, seigneur des Planches et de Chizv-le-Monial, capitaine de cavalerie dans le régiment de Phélypeaux,

puis brigadier des chevau-légers de la garde du Roi, présent, le lo janvier 1714, avec son fils, messire Marguery-Philibert ' de J., chevalier, seigneur des Planches, mousquetaire de la garde du Roi, au contrat de mariage de Guillaume-François de la Valade, leur neveu et cousin. Par lettres données à Versailles en nov. 1706, signées du Roi et sur le repli Chamillart, ledit Denis-François de Jarsaillon, alors porte-étendard de la compagnie des chevau-légers de la garde ordinaire du Roi, fut maintenu et confirmé dans sa noblesse, avec sa postérité mâle et femelle, née et à naître en légitime mariage. Ces lettres énumèrent les états de service de Denis-François de Jarsaillon : il entra d'abord comme cadet, en 1O77, dans le régiment de Cayeux-cavalerie, puis il servit successivement: en 1680, dans les gardes du corps du Roi, compagnie du maréchal de Lorges; en 1084, comme cornette dans le régiment de Roussy-cavalerie : de 1685 à 1688, dans les chevau-légers de la garde du Roi. En 1688, il forma une compagnie de cavalerie dans le régiment de Phélypeaux, compagnie qu'il dut abandonner, en i68g, par la perte de ses chevaux. Rentré en lOqi dans la compagnie des chevau-légers de la garde du Roi, il servit en cette qualité au siège de Namur et aux combats de Steinkerque et de Nerwinde, où il donna, aiissy bien que dans toits les autres employs qiC il avoit préccdemment exercei^ des preuves de toute la valeur, la feriueié, T expérience et la conduite que Ton peut désirer dans un homme de guerre. En 1702 et 1703, il exerça la charge de sous-aide-major aux

I. La Chesnuye-des-Bois lui dunne les prénoms de Murguerite-Gilbert,

chevau-légers de la garde du Roi et devint ensuite porte-étendard. En conséquence de ces lettres, un brevet d'armoiries fut délivré à Denis-François de Jarsaillon, le i" décembre suivant, par Charles d'Hozier, juge d'armes de France et garde de VArmorial général de France. Ce brevet lui permit de continuer à porter les mêmes armoiries que celles qui avaient été de tout temps portées par sa famille et qui sont : tiercé en fasce : au V\ de gueules au lion léopardé d or ; au 2^, d'or à trois trèfles de sinople ; au y-, d'argent à trois bandes de sinople. (Bibliothèque nationale. Pièces originales, reg. 1372, cote 36,082, et Armoriai de Bourgogne de 1696, vol. II, p. 189.)

Claude Simonin avait eu de son premier mariage, avec Aubin de la Valade :

1° Catherine de la Valade de Truffin, baptisée à Luzy, le 3 déc. 1647 5 ^^^^ ^^^ pour parrain maître Hiérosme Nault, licencié ès-lois, juge et lieutenant de la ville de Luzy et de Savigny-Poil-Fol, et pour marraine damoiselle Catherine Danguy, fille de feu Gaspard D., écuyer, capitaine de Luzy.

s^» El éonor- Alexandre^ dont l'article suit.

V. — £'/^'6'«or-ALEXANDRE DE LA Valade, chevalier, seigneur de Truffm, de Gissy *, de Patigny - et de

I. Gissy, autrefois maison et terre noble, actuellement hameau de la commune de Saint-Didier-sur-Arroux (Saone-et-Loire). Eléonor-Alexandre de la Valade est qualifié pour la première fois seigneur de Gissy dans l'acte de baptême de son fils Guillaume-François du lo mars 1684.

Jean Berger, homme d'armes d'une compagnie des ordonnances du Roi, était seigneur de Gissy eu 1635. (Bibl. Nationale. Nouveau J'Ho;i€r, vol. 37, cote 75<), n» 2.)

Gissy passa ensuite à la famille Jacquinet, comme on le voit par l'acte suivant : i«r avril 167s. Baptême en l'église de Saint-Didicr-sur-Arroux

rÉtang-Verdeau S est qualifié lieutenant de cavalerie dans le régiment de Langallerie dans son acte de mariage du n août 1680, puis major du régiment du Mestre de camp de cavalerie et chevalier de Saint-Louis dans l'acte de mariage de son fils Guillaume-François du 10 janv.' 171 4; il naquit le 19 nov. 1652 et fut baptisé à Luzy le 2Q oct. de l'année suivante; il eut pour parrain Noël-Éléonor Palatin de Dio °, fils de haut et puissant seigneur messire François-Éléonor P. de D., comte de Montperroux, seigneur de la Rocheen-Brenil, de Boyer, de Saint-Beury, de Montmort et autres lieux, et de Léonore Damas de Digoine, et pour marraine Marguerite du Puy, fille de haut et puissant seigneur messire Alexandre du P., marquis de Saint- André-Montbrun, conseiller du Roi en ses conseils, lieutenant général en ses

de Denis, né le ii mars précédent, fils de Guillaume Jacquinet, seigneur de Gissv, et de Catherine de Berger (ils avaient été mariés en 1663); parrain : Denis Ducret, écuyer, seigneur de Ponet (Pow^rr, marraine : damoiselle Jeanne d'Escorailles.

2 de la page précédente. Actuellement Patiny, hameau de la commune de Saint-Didier-sur-Arroux.

1. Il s'agit évidemment de l'étang de Bousson que dominent actuellement, à l'est, le château de Charency, propriété du comte de Danne, et le village de Saint-Didier-sur-Arroux, à l'ouest, les hameau et château de Gissy. Cet étang qu'entourent de beaux arbres et une riche végétation est assfz considérable; il est vidé tous les deux ans et le poisson qu'on en retire est vendu dans les quatre à cinq mille francs. Il n'avait pas aux xvw et xviii^ siècles la forme qu'il a aujourd'hui; il était divisé en deux parties : la partie méridionale, beaucoup plus petite que la partie septentrionale, était séparée de cette dernière par un canal sur lequel se trouvait le Moulin Verdeau. De là probablement le nom d'Etang-Verdeau donné à cet étang aux xvii" et xviiia siècles, (Voir la carte de Cassini.) Sur la rive occidentale de l'étang de Bousson se trouve actuellement la métairie Reverdeau. Il existe aussi dans la commune de Saint-Didier-sur- Arroux un lieu dit Le Verdean.

2. Palatin de Dio : fascé d'or et d'ajiir de six pièces, à la bordure de ffueuJes.

armées et son gouverneur en ses provinces de Nivernois et Donziois, et de Madeleine-Louise de Salins.

Éléonor-Alexandre de la Valade fut le parrain à Luzy : 1° le 23 juin 1681, d'Eléonore Briet, fille de Mathieu B., laboureur au village de Pont-de- Cervièrcs en Dauphiné; la marraine fut Lazare Regnault, femme de maître Lazare Repoux, bourgeois de Luzy; 2" le 11 fév. 1(382, d'Alexandre de Villards, fils de Lliérosme de V. et de Georgette Baudin ; la marraine fut Françoise Faure, femme de Claude Repoux; 3° le i""juil. 1698, étant capitaine aide-major au régiment de Montperroux, d'Éléonore-Aimable Danguy, née le 23 juin précédent, fille de Philippe D. ', écuyer, seigneur de Monteuillon, paroisse de Luzy, et de Lâché, et de damoiselle Marie.de Corvol -; la marraine fut dame Aimable ^ Debesave, épouse de Jean-Guy de Courvol, écuyer, seigneur de Croisy, représentée par Jeanne Verrue, tille de chambre de la mère de l'enfant. Éléonor-Alexandre de la Valade absent fut aussi représenté à cette cérémonie par Claude Danguy, frère de la baptisée.

Le 29 avril 1680, il avait été présent au contrat de mariage de Jacques des Jours, chevalier, sei-

1. Philippe Danguy était fils d'Adrien D., seigneur de Moragne, de Marteville et de Patigny, et d'Eléonore de Chaugy, fille de Simon de Chaugy, seigneur de Cuzy, de Fontenailles et de Maisoncelles, et de Claude de Broc.

Philbert Danguy, écuyer, seigneur de Monteuillon : d'avtr à une croix ancrée iVor. (Armoriai du Bourbonnais de 1696, p. 38, bureau de Nevers.)

2. Le nom de cette famille s'est aussi écrit et le plus souvent Courvol. Armes : de gueules a la croix ancrée d'or, accompagnée en chef de deux étoiles d'argent.

3. L'auteur de la généalogie de Courvol lui donne les prénoms d'Ldmée- Madeleine.

gneur de Mazille, paroisse de Luzy, capitaine des gens d'armes de la garde du Roi, avec Marie de Courvol. {Généalogie de Courvol^ in-4% 1751, page 38.)

Il avait épousé, par contrat du 11 août ibSo, passé devant Despareille, notaire à Milly, Marguerite de Chaugy ', née en i64(). lille de Jacques de C, écuyer, seigneur de Savigny-l'Estang, et de Bénigne du Crest, fille de Denis du C, écuyer, seigneur de Monteuillon, de Valence, etc., et de Françoise de Ramilly, — et sœur de messire François de Chaugy, présent, le 10 janv. 1714, au mariage de son neveu, Guillaume-François de la Valade, et qualifié dans cet acte chevalier, ancien officier des gens d'armes du Dauphin et seigneur de la Chazotte.

Les armes d'Éléonor-Alcxandre de la Valade et celles de sa femme, Marguerite de Chaugy, sont enregistrées de la façon suivante, à2insV Armoriai général de France, recueil officiel, dressé et paraphé, en vertu de l'édit royal de novembre 169O, par Charles d'Hozier, juge d'armes de France et garde dudit armoriai : d a\ur à trois pots de vair d'argent, posés deux en cJief et un en pointe {de la Valade); accoté : écarteté dor et de gueules (de Chaugy). (Registres de Bourgogne. Descriptions, I, page 267. Blasons coloriés, page Siq. Manuscrit original de la Bibliothèque Nationale.) Dans cet enregistrement, Éléonor-Alexandre de la Valade est qualifié chevalier, seigneur de Gissy, capitaine de chevaux dans le régiment de Montpéroux.

D'un autre côté, MM. Henri Beaune et Jules

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