‹ L'holocausteChapitre 18 sur 69 · SCENE Vil YVON, EDOUARD · texte numérisé non relu

SCENE Vil YVON, EDOUARD

KKOUAIU).

Mon pauvre Yvon !

YVON, le regardant droit dans les yeux.

Ainsi, monsieur Edouard... (Se reprenant.) Monsieur le vicomte...

KKOUAHl».

Quoi ?

WON

Vous étiez au pavillon du bois à 8 heures?

KDOiAHi), hautain.

Ne l'ai-je pas dit?

YVON

Vous n'y avez rencontre personne?

EDOUARD

Qui pourrais-je y avoir rencontré ?

YVON

Qui sait, peut-être le véritable assassin de M. Bouchardat.

EDOUARD, haussant les épaules.

Vous devenez fou, Yvon?

YVON

Pourquoi, monsieur le Vicomte ?

EDOUARD

Vous savez bien que le pavillon du bois est dans une direction opposée à celle de la maison du banquier !

YVON

Justement.

KDOUAUD.

Que signifie ce : justement?

YVON, avec fermeté.

Il signifie que j'y étais, moi, au pavillon du bois à 8 heures.

EDOUARD

Ah 1 {Affectant V indifférence.) Eh bien ! mettons que j'y sois arrivé à 8 heures un quart.

YVON

J'y étais encore.

EDOUARD, un peu démonté.

A 8 heures et demie.

ACTI-: I, SCKNI- Vil. 35

Y VON

J'en suis sorti à 9 heures seulement. Quand M. de Chambrun est venu m'y chercher.

KOOiiARit, trouble.

Mon père?

Y VON

Oui, monsieur votre père. Ainsi, ne dites pas devant lui que vous êtes allé au pavillon du bois, il vous accuserait de mensonge. *

ÉDOUARM, no /.

Y von !

Y VON, s'animant.

Monsieur le Vicomte, pourquoi avoir menti?

Él>OUAi\I).

Vous osez?

WON, d'une voix raiiqiie.

Pourquoi avoir menti?

EDOUARD

Savez-vous que votre attitude est pour le moins étrange.

YvoN, se rapprochant.

Kt vous étiez à 7 heures par chez nous?

KDOUARD, blêmissant.

Kt après ?

YVON

Ma demeure est dans la direction de la maison de M. Bouchardat.

KUOUAKD.

Alors?

YVON, tout contre Edouard.

Monsieur le Vicomte... (D'une voix basse, mais terrible.) Regardez-moi dans les yeux.

KHOTTÂRit, se reculant.

Un domestique se permet !

YVON

Dans les yeux. Je veux que vous me regardiez, en m'expliquant pourquoi c'est vers 7 heures que les objets ont été volés chez moi et que vous vous trouviez seul à ce moment-là aux alentours de ma maison...

l'.noTTARit, tremblant.

Assez !

YVON

Fixez-moi en m'expliquant pourquoi vous prétendez être allé au pavillon du bois à 8 heures, alors que rien n'est plus faux, comme j'en ai la preuve. Enfin, <lites-moi, en soutenant mon regard, pourquoi vous paraissiez disposé, ce soir, h vous passer de l'argent que vous exigiez hier avec tant de violence.

EDOUARD, haletant.

Iriez-vous jusqu'à supposer?

YVON

Monsieur le Vicomte, vous êtes le coupable, ou le complice du coupable.

EDOUARD, d'une voix blanche.

Moi ?

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