‹ L'holocausteChapitre 8 sur 69 · SCENE II YVON, ÉLOI · texte numérisé non relu

SCENE II YVON, ÉLOI

Yuon regarde sortir Cliamhrun en liocliant la télc. L'ii court silence, puis on entend frapper aux carreaux de la fenêtre. Yvon, étonné, se retourne et aperçoit une figure pâle.

Éloi ! (// va à la fenêtre qu'il ouvre.)

ÉLOI, dehors.

Bonsoir, père.

vvoiN, rudement.

Que \'iens-tu faire ici ? C'est l'heure de dormir pour un gars raisonnable.

ÉLoi, dehors.

Je le sais bien, mais c'est qu'il arrive quelque chose.

l'VON.

Dis vite.

ÉLOI, dehors.

C'est assez long.

ACTl. 1, S(.I..NL II. !•»

Alors enlro, mais ne lais pas de bruil. [I:^loi disparail. Yvon referme la Jeiiclic et va ouvrir la porte.) Qu'est-ce qu'il va bien y avoir encore? {Secouant la tète.) Dccidcnienl, mauvaise journée, mauvaise journée.

r;Loi, entrant du fond.

M. le (^(Uiilr rst emiehé ?

Oui, nui. 1 Aplique-toi.

iLui, descendant n" V.

Voilà. Je crois qu'il y a des voleurs dans la maison.

WON, sursautant.

Des voleurs ! {Instinctivement, il va à la table, comme pour protéger les cinquante mille francs (pu se trouvent dessus.) Qu'est-ce que lu me dis là?

KLoi, à droite de la table.

Je dis, je dis que depuis deux grandes heures, j'ai fouillé tout par chez nous cl que j'ai pas pu retrouver ni ma blouse de travail, ni ma cascjuetle de loutre, ni mon couteau à raisin.

YVON, sévère.

Quand on a de Tordre...

LLdl.

Bon sang, pour ce qu'est d'en avoir, de l'ordre, on n'a rien à me reprocher. Je sais toujours où je les mets, mes affaires, et c'est justement pour ça que je me suis tout de suite aperçu qu'elles me manquaient.

i 1 l/nOLOCAUSTli.

YvoN, au-dessus de la table.

Tu soupçonnes quelqu'un ?

ÉLOI

Y a guère qu'un des gars de ballerie...

YVON, mettant ta liasse de billets dans la poche intérieure de sa veste.

A quelle heure es-tu rentré de la vigne?

ÉLOI

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