Voyage de Byron, trad. franc., t. I , p
2. Tel est le récit de la traduction française, édition de 1774 , la seule que nous connaissions. Elle diffère beaucoup du texte imprimé dans les Philosoph. trans. , vol. LV1I , p. 78, lequel donne aux Patagons une taille moyenne de huit pieds , et la plus haute de neuf pieds et plus; en traitant d'ailleurs leur langage « de jargon confus, sans mélange de portugais et d'espagnol. »
tion , puisqu'elle n'est que le résultat de comparaisons et non celui de mesures rigoureuses , on trouvera que sept pieds anglais, indiqués pour les plus grands, ne donneraient encore que six pieds sept pouces français environ, proportions peu d'accord avec celles de très -petits chevaux, qui porteraient cependant leurs cavaliers avec vitesse. 11 faut plutôt croire que la taille a été exagérée, et qu'elle se fût renfermée en des bornes plus raisonnables, si elte avait été mesurée. Byron voit, plus avant dans le détroit, les Fuégiens avec leurs pirogues d'écorce.
En 1765, M. de Bougainville va des lies Malouines au détroit de Magellan : il rencontre aussi les Fuégiens près du port Famine. l
En 1 760 , MM. Duclos Guyot et La Giraudais pénètrent dans le détroit de Magellan. A son entrée orientale, un peu en dedans du cap Possession, ils rencontrent des Patagons. M. Duclos Guyot2 dit : « On mesura le « plus petit ou le moins haut, et il se trouva de cinq « pieds sept pouces ; les autres étaient beaucoup plus « hauts. » Au reste , il décrit bien les armes des sauvages. Les différens mots espagnols qu'il leur entend prononcer3 annoncent les fréquentes communications qu'ils avaient pu avoir avec les établissemens des
1. Lettre de M. de Bougainville à M. Pernelty. Pernctty, Histoire d'un voyage aux îles Malouines , t. II , p. 1 02.