Pernetty, loc. cit., t. II, p
4. Idem, t. I, p. 124, et Journal des Savans, 1767, t. XXV, p. 33, dans lequel il ne leur donne que six pieds.
5. Entr'autres ahi, qui veut dire avaler; ohi peut-être oki et qui veut dire marcher ; quecallé, sans doute kécagné , quatre, etc.
En 1767, M. de Bougainville1 passa le détroit avec Y Etoile et la Boudeuse; il vit et ses marins reconnurent les Patagons visités l'année d'avant, dans le même lieu, par M. Duclos Guyot. « Aucun , dit-il , n'était au-dessous « de cinq pieds neuf à dix pouces.* — « L! 'Etoile les « avait vus de six pieds; » et le savant Commerson, qui accompagnait Bougainville , dit 2 « que les Patagons « ne sont que d'une taille un peu au-dessus de la « nôtre ordinaire, c'est-à-dire communément de cinq « pieds huit pouces à six pieds quatre pouces, }> Mais , comme M. de Bougainville, ce qu'il trouve de plus extraordinaire, c'est la corpulence de ces hommes; au reste, nous ne doutons, en aucune manière, que ce ne soient les mêmes Indiens que ceux que nous connaissons, et nous ne pouvons qu'applaudir à l'exaclitude des descriptions données par ces voyageurs instruits, qui de même trouvent, chez les Patagons, beaucoup de mots espagnols, signes certains de leurs fréquentes communications avec les établissemens de ces derniers. M. de Bougainville les a nommés Chaoua^ parce qu'il leur avait souvent entendu prononcer ce mot. Au cap Galant ce voyageur vit ens,uitelesFuégiens
1. Voyage autour du monde de la frégate la Boudeuse, p. 129, in-4.°