Traduction française, t. IV, p
3. Description des Terres magellaniques (trad. franc, de Lausanne, 1787), t. II, p. 62.
A. Page G8. Il nous paraît évident qu'il parle des Patagons
de cet auteur, où l'on trouve beaucoup de choses vraies, on voit qu'il s'accorde avec Bougainville et Wallis, en donnant néanmoins une stature moins élevée. Il indique, tout en mêlant quelquefois les tribus australes, qu'il y a parmi elles des nations distinctes, et les divise en trois : les Téhuelhets (parmi lesquels il range les Fuégiens) , les Puelches et les Moluches (Araucanos). Dans le second voyage de Cook, en 1774, Forster " voit les habitans du cap Noël en dehors de la Terredu -Feu : il les regarde comme une race altérée qui n'appartient pas à celle du grand Océan, mais est tout à fait américaine. Il pense, comme nous, que toutes les nations australes ont été confondues par les auteurs, et à l'exemple de tous, il fait une récapitulation de ceux qui ont écrit sur les Patagons, ne citant
et non pas des habitans de la Terre-du-Feu , qu'il n'a pu voir, ceux-ci n'abandonnant jamais le bord de la mer; ainsi la citation de Forster à cet égard doit être erronée. Falconer a cependant eu des notions vagues sur les tribus les plus australes; mais il les a confondues, n'ayant pas été à portée de vérifier les faits. On peut en juger par la taille qu'il assigne (page 70) aux Puelches, aux plus grands desquels il donne 7 pieds 6 pouces anglais, n'attribuant que six pieds aux plus petits; il n'en donnait également que six à la nation patagone. On sait que cet auteur n'a écrit que de souvenir , long-temps après son retour en Europe; la confusion est donc pardonnable.