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TAMANAQUES
de
l'Orénoque.
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PARENIS
des afïluens
de l'Orénoque.
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CHAÏMAS
de Cumana.
Nous n'avons pas toujours pu nous procurer les termes correspondons dans chacune des langues que nous venons d'indiquer; et par conséquent, il y a là beaucoup de lacunes à remplir; nous croyons néanmoins pouvoir déduire de la comparaison de ces mots entr'eux, la conséquence toute naturelle, que, si ces nations n'appartiennent pas au grand rameau guarani , il est au moins impossible de ne pas admettre qu'elles ont eu d'anciennes communications avec les tribus qui en dépendent, et même ont reçu dans leur sein des migrations assez considérables de la nation guaranie (peut-être sous le nom de Caribes1), pour que les principaux mots de cette langue aient passé dans celles des habitans des rives de l'Orénoque et de ses afïluens, ainsi que dans celles des peuples de Cumana.
Si nous cherchons encore plus au nord des traces de ces grandes migrations , nous en trouverons de positives sur les nombreuses îles de l'archipel des Antilles; et quoique plusieurs auteurs aient voulu prouver que les Caribes (ou Caraïbes) sont venus du continent septentrional2, tous les faits démontrent,
1. M. de Humboldt, Voyage, édition in-8.°, t. IX, p. 15, dit : « Partout à l'Orénoque nous avons trouvé les souve- « nirs de ces incursions hostiles des Caribes : elles ont été « poussées jadis depuis les sources du Carony et de l'Eve- « vato jusqu'aux rives du Ventuari, de l'Atacavi et du Rio « Negro.» Voyage, t. VII, p. 251, 255, 441.
2. Pétri Martyr, p. 6. Rochefort, Hist. nat. des Antilles, p. 351 (Amsterdam, 1665), les fait venir des Jpalachites
au contraire, que les guerriers qui subjuguèrent les habitans primitifs des Antilles, en y portant leurs lois, leurs coutumes, leur langage, sont des Guaranis, dont le mot Caribe n'est qu'une corruption, et qui, cédant à l'impulsion générale des migrations de cette nation du sud au nord, sont arrivés du continent méridional. Plus tard, nous chercherons à le démontrer par les mœurs. Suivons maintenant les traces que nous en fournit la langue caribe. (Voir le tableau ci-contre. )
de la Floride : il oublie, sans doute, que, p. 347 , il signale une grande conformité de leurs mœurs et de leur langage avec ceux de la terre ferme, et que, p. 349, il a dit que les Caraïbes s'accordent dans leur prétention à descendre des Galibis des Guyanes.
C'est sans doute en s'attachant à la première énonciation de Rochefort, que M. Bory de Saint -Vincent fait venir de la Floride les Caraïbes et les Galibis (l'Homme, deuxième édition, t. II, p. 2, 3); erreur dans laquelle sont tombés plusieurs autres auteurs.
T. II, p. 27G