Rui Diaz de Guzman, p
2. Hans Slade, Wahrhaftige Historia und Beschreibung einer Landschaft (Francfort, 1536), parle des Tupinambas. MM. Spix et Martius les ont rencontrés à Villa-Nova, et Texeira, en 1739, les trouva à l'embouchure du Rio de Madeira.
Nous ayons cru devoir nous étendre sur ce qui se rapporte au lieu d'habitation des Guaranis, leur extension et leur nombre leur faisant jouer le premier rôle parmi les nations américaines : ce fait, que le premier nous avons reconnu, jette, il nous semble, un grand jour sur les migrations des peuples.
Avant de considérer la nation sous ses rapports physiques, nous ajouterons un mot sur les races avec lesquelles elle s'est trouvée en contact, et sur les nombreuses tribus qui la composent.
Comme nous l'avons dit, elle avait pour voisins, au sud , les Charruas et les Querendis des Pampas ou Puelches; sur les rives du Parana, les Mbocobis, les Tobas ; ces derniers encore sur les rives du Paraguay, où, au nord, différentes petites nations étaient enclavées dans son sein. Au Brésil, elle entourait aussi plusieurs nations distinctes, les Botocudos, par exemple, anciens Aypures, et beaucoup d'autres, dont nous ne traiterons pas, ne les ayant pas vues; tandis que, dans la Bolivia, ses tribus se trouvent entre les Quichuas, les nations du Chaco et celles de Chiquitos et de Moxos.
Si nous voulons jeter un coup d'œil sur la synonymie des Guaranis, sur les noms que portaient au temps de la conquête et que portent encore leurs diverses tribus, nous serons réellement effrayé de leur nombre, et un volume de recherches suffirait à peine pour les discuter toutes convenablement; car la même tribu, changeant de lieu, de chef, changeait en même
temps de dénomination : de là cette immense quantité de nations prétendues éteintes; puis chaque historien, selon la manière dont il avait entendu le nom, selon l'orthographe qu'il lui donnait, en créait aussi de nouveaux, que les compilateurs reproduisaient en les copiant sans critique les uns les autres, en dénaturant eux-mêmes ces noms, et en ouvrant ainsi une nouvelle source d'erreurs. D'un autre côté, les Espagnols, les Portugais, les Français, les Anglais, les Hollandais, chacun suivant sa manière d'écrire, suivant le génie de sa langue, présentaient les mêmes dénominations sous une forme différente, ce qui les multipliait gratuitement. La meilleure preuve que nous puissions en donner, est la compilation, très-bonne d'ailleurs, qu'en a faite M. Warden, dans Y Art de vérifier les dates, où, pour le Brésil, il indique 387 nations1, et pour la Guyane française seulement 1042, ce qui en donne 491 pour les lieux où il y avait le plus de Guaranis. Nous ne croyons pas exagérer en établissant, d'après l'inspection de l'origine de ces noms de nations, que plus de 400 doivent appartenir à la nation guaranie, ne faisant que désigner des tribus dont les dénominations ont été dénaturées par l'orthographe. Si , indépendamment des noms de tribus déjà indiqués, nous voulons donner une courte synonymie pour les lieux qui nous occupent plus particulièrement, nous