‹ L'homme criminelChapitre 234 sur 315 · LACENAIRE · texte numérisé non relu

LACENAIRE

Maudissez-moi, j'ai ri de vos bassesses, J'ai ri des Dieux, pour vous seuls inventés ; Maudissez-moi; mon âme, sans faiblesses.

Fut ferme et franclie en ses atrocités. Pourtant cette âme était loin d'être noire. Je fus parfois béni des malheureux...

A la vertu si mon cœur eût pu croire. N'en doutez pas, j'eusse été vertueux.

LA FLUTE ET LE TAMBOUR ( Lacenaiee).

Bien fou, ma foi, qui sacrifie Le présent au temps à venir; Tout est bien et rnal dans la vie, Le chagrin succède au plaisir.

Contre le sort en vain on lutte:

Amour, richesse, n'ont qu'un jour.

Ce qui vient au son de la flûte S'en retourne au bruit du tambour.

Un gros financier qui, naguère, Roulait, gorgé du bien d'autrui.

Rançonné par d'autres confrères Marche dans la crotte aujourd'hui.

Ou voit souvent semblable chûte Chez le peuple, ainsi qu'à la Cour.

Ce qui vient au son de la flûte S'en retourne au bruit du tambour.

Quand je vois la superbe actrice Qui ruina plus d'un amateur.

Aujourd'hui, par un beau caprice.

Se ruiner pour un mince auteur, Pauvre fille, hélas! quelle chûte ! Ainsi, dis-je, même en amour.

Ce qui vient au son de la flûte . S'en retourne au bruit du tambour.

Pendant son dernier procès, quelques publiciste avaient fait paraître un volume de chants républicains parmi lesquels se trouvaient quelques morceaux cora posés par lui et qu'avait retouché M. Altaroche. Lace

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