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CHAPITRE XIV

Nous trouvâmes les mêmes données chez les criminels. (V. pag. 183 à 202).

Crâne. La l'rcquence de l'asymétrie du crâne, que nous avons remarqué associée à l'asymétrie du visage chez les criminels, dans la proportion de 12 à 37 OiQ, parut à certains auteurs, surtout à Lasègue, tellement constante qu'elle en formerait pour eux un caractère, lout-à-fait spécial, des épilepliques.

Ajoutez à cela: la fréquence des mandibules et des zigomes volumineux, des sinus frontaux, de la fosselfe occipitale moyenne, trouvée par moi dans 14 crânes d épilepliques sur 92, soit sur le 16 0(0, la même proportion exactement que chez les criminels.

Les différences sont minimes; on rencontre chez les épileptiques moins d'os wormiens, de synostoses de l'atlas; moins de fréquence de microcéphalie frontale. - Et les analogies sont tout-à-fail complètes par rapport à la capacité du crâne, dit Amadei (Sulla cranioloijia degli epilelHci, Florence, 1882).

Quoique parmi les épileptiques il y ait souvent des individus bien portants, robustes, de haute taille, et quelquefois des atlètes, pourtant la capacité moyenne du crâne est un peu au dessous de la moyenne générale des fous (au moins pour les mâles, 1479; femmes, 1358) et on y remarque les deux extrêmes, des capacités exagérées (celles-ci pourtant, en très-petit nombre), et des capacités moindres, qui prédominent.

Cela ressort mieux encore en étudiant les moyennes ériales qui nous donnent une capacité crânienne:

ae 1700 à 1600 dans les Hommes épil. 18,7 Oio Femmes épil. — » 1600 à 1500 » 18,7 » » 28,6

Le résultat est le même que celui trouvé parRanke, et Manouvrier sur les criminels (V. pages 147, 448).

Les récentes observations de Tonnini, et de Frigerio démontreraient, aussi, chez le 55 Oio des épileptiques , l'exagération de l'index céphalique que nous remarquâmes chez les criminels; et (nouvelle analogie) la prépondérance, pour le 50 0[0, de la demi-curve postérieure sur l'antérieure.

Qu'on ajoute à cela: la fréquence presque égale h celle des criminels (p. 200) des affections cardiaques trouvées par Gividalli de 45 0(0 chez les épileptiques mâles et de 30 0[o chez les femmes.

2, — Physionomie. — • Bien plus curieuse c'est l'analogie dans la physionomie.

Nous donnons dans un Tableau, à la page suivante (1), les résultats de 410 observations faites par moi, par Tonnini et Gividalli et Amati.

Ce sont les mêmes caractères dont nous avons trouvé la prépondérance chez les criminels-nés; ce sont, aussi, exclusion faite de la moindre microcéphalie frontale, presque les mêmes proportions numériques. (V. pages 244 à 268).

Mais ce n'est pas tout. Car nous avons trouvé aussi sur 26,9 0[0 mâles, et 25,8 0[0 femmes, cet ensemble de caractères dégénératifs, réunis jusqu'à 5, 6, 7, que nous appelâmes type criminel; et dans le 9,5 0|0 des uns,, et dans le 10,3 des autres, la réunion de 4 et 5 de ces caractères que nous nommons demi-type; ce qui correspond arithmétiquement à mes observations sur les criminels mâles, 25 0[0, et qui s'éloigne bien peu de mes remarques sur les' femmes, 28 Oio- Eu totalité il ne reste exempt de^ caractères criminels que le 63,4 0(0 des hommes, et le 63,7 0(0 des femmes.

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