EXPLICATION DES PLANCHES
Planche Ire, — Tableau du poids et de la taille de 400 cadavres normaux et de 134 criminels de Born (V. page 209 du texte).
Planche IT. — Rapports de la taille et de la grande envergure. Étude anthropologique sur 800 hommes criminels, par le prof. Lacassagne (V. page 210 du texte).
Planche III. — Distribution géographique de la criminalité et de l’épilepsie en Italie dans les années 1879-1883 (V. pag. 620 du texte).
Planche IV. — Fig. 1. — P. R., jeune homme âgé de 22 ans, de Ravenne, condamné pour viol suivi de meurtre, sur des petits enfants. Fig. 2. — Coupeur de bourses, Milanais, agé de 34 ans, condamné 13 fois. Nez retroussé, oreilles grandes, sinus frontaux id., énorme distance entre le nez et la bouche.
Planche V.— Fig. 1. — Salvatore A., brigand Calabrais, devenu fou, sans barbe, mandibules
et zigomes volumineux, lèvre supérieure aplatie, regard terne et cruel (page 226).
Fig. 2.— G. Sana, brigand Napolitain. Visage asymétrique, oxicéphale, sans barbe, lèvre supérieure aplatie (page 225).
Fig, 3. — Cavaglià, assassin de son maître et complice (voir page 257), sans barbe, mandibules et sinus frontaux très développés (page 225).
Fig. 4. — G. B. Venafro, brigand Napolitain, Les mêmes caractères du .N 2.
Fig. 5. — O,, voleur Napolitain. Submicrocéphale: sinus frontaux énormes, sans barbe (pag. 230).
Fig. 6. — Carbone, chef-brigand Napolitain: front très large: chevelure abondante, mâchoire très développée (page 221).
Planche VI. — Fig. 1. — P.R., voleur Napolitain; visage alongé, OR ; oreilles et mandibules très développées (page 226).
Fig, 2, — B.S., front fuyant: oxicéphalique; nez très développé Gage 226).
Fig. 3. — Boggia, de Milan, 63 ans, assassin et escroc, tuait dans sa cave, où il les enfouissait, ses victimes, après en avoir obtenu des papiers ou des clefs, pour entrer en possession de leurs avoirs; très dévot; simulateur de folie. Physionomie cléricale. Sinus frontaux très développés. Yeux petits (page 226).
Fig. 4. — Cartouche. Au front fuyant, submicrocéphale, oreilles écartées (un peu trop retouchées par l’artiste); zigomes très écartés, sans barbe, cheveux crépus (page 230).
Fig. 5. — G. Marini, femme de brigand Napolitain, physionomie virile, mongolique: cheveux très noirs et très épais: visage très long: zigomes très développés (page 230).
Fig. 6. — Desrues, célèbre empoisonneur, physionomie cléricale; lèvres très minces, mâchoires très développées ; absence de barbe; lèvres amincies (page 226).
Planche VIT, — Fig. 1, — P. C., brigand de la Basilicate, détenu à Pesaro. Type atavistique (page 230).
Fig. 2. — Voleur Piémontais.
Fig. 3. — Br., incendiaire et cynède, de Pesaro, surnommé /a femme (page 225). Fig. 4. — Misdea (voir page 610 ct suiv.).
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Planche VIII. — Les N. 1 au 7 représentent des meurtriers Allemands (Album criminel). Du N.8 au N. 25 ce sont des voleurs avec effraction. Le N. 14 a, grâce à un faux nez, N. 14 8, échappa à la justice pour bien des années. Le N. 26, etc. jusqu’au N. 38, coupeurs de bourses. Les N. 30 jusqu’au 44, voleurs de boutiques. N. 46, faux monnayeurs. Ce sont des escrocs le N. 45 et du N. 50 au N. 60. Banqueroutiers sont les N. I, IT, IL, IV, V, VI (V. pag. 293 et suiv. Pour les détails scientifiques sur la physionomie, V. Appendice).
Planche IX. — Du N. 1 au 4 assassins Allemands; du N. 5 au 19 voleurs avec effraction (Allemands). N. 20 au 28 voleurs de boutiques. N. 29 au 33 faussaires. N. 34 au 38 escrocs. N. 39 au 50 coupeurs de bourses. N. 70 bigame Américain, avocat. N. 11 assassin, New- York. N. XXII meurtrier. N. VIII banqueroutier. Le N. 17, Klitsch, qui passa presque toute sa vie en prison. N. 15 voleur de grands chemins et voleur de joailleries. N. 3 assassin d’un officier de poste et d’un ami (Album criminel Allemand. V. Appendice).
Planche X, — Tous criminels Allemands (V.Appendice) meurtriers et voleurs (Album id.).
Planche XI. — Le N. 1 violateur et proxénète de sa fille: du N. 2 au 5 pédérastes Allemands. Du N. 6 au 34 criminels Allemands. Du 35 au 41 chefs de brigands Italiens. N. 42, Francesconi, d’une bonne famille, tua en Autriche un officier de poste pour le voler. N. 48, Martinati tua sa femme pour amour charnel pour sa soeur. N. 43, jeune voleur Piémontais. Du N. 44 au 47 escrocs Piémontais (V. Appendice),
Planche XEIT, — Fig. 1. — R., assassin Sicilien. Type mongolique (page 230).
Fig. 2. — P., assassin de Lucques. Type mongolique (page 230). Planche XIIT, — Fig. 1. — Néron (Galerie des Uffizi, Florence) (page 227). Fig. 2, — Messaline (Galerie des Uffizi, Florence) (V. page 241).
Planche XIV. — Portraits de criminelles Allemandes (V. page 240 et Appendice).
Planche XV. — Portraits d’épileptiques (V. page 587).
Planche XVI. — Fig. 1. — Ex-marin, escroc et meurtrier pour vengeance, détenu à Alexandrie (pag. 280). L'inscription tatouée fait allusion à son crime.
Fig.2, 3,4, 5 et 6.— Tatouages fréquents dans les pédérastes (Lacassagne), surtout le N.4. — Les tatouages du N. 5 sur les fesses (Français) et du N. 6 sur le pli du bras (soldat Italien observé par Boselli) sont des allusions cyniques très évidentes. — Ce dernier favorisait la masturbation.
Planche XVII. — Résultats de quelques expériences avec l’hydrosphygmographe (pag. 319, etc.).
Planche XVILT. — Résultats de quelques exspériences avec l’hydrosphygmographe (id.).
Planche XIX,.— Dessin autographe de Troppmann (V. page 351) où il représente son crime.
Planche XX, — Cruche dessinée par l'assassin Cavaglià avant le suicide, avec allusion à son crime et au suicide (pag. 357).
Planche XXI, — Fac-simile d'une photographie de trois assassins meurtriers de Ravenne, trouvée dans un de leurs matelas (V. page 360).
Planche XXII, — Fac-simile d'écritures de criminels (page 483, etc.).
Planche XXII, — Fac-simile d'écritures de criminels (id., id.).
Planche XXIV. — Crânes de criminels. — Fig. 1. — Tavecchio, voleur, 86 ans, de Voghera, devenu fou après une spéculation manquée. Sclérose énorme. Sinus frontaux, zigomes et mâchoire inférieure très développés. Petite fossette occipitale moyenne. Développement énorme du vermis (page 165).
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Fig. 2. — Arnioni, brigand Sicilien, de 23 ans. Effacement, peut-être congénital, de la suture sagittale: subscaphocéphalie; appendice lémurien (Albrecht) de la mâchoire inférieure, sclérose (page 165).
Fig. 3. — Gatti, de 24 ans, qui brûla un moulin pour détruire une petite note, sclérose énorme, sténocrotaphie. Asymétrie du visage prédominant à gauche. Mâchoire inférieure très
“développée (id.).
Fig. 4. — Villella, vieux voleur Calabrais, de 72 ans, très agile: trois gendarmes n’en purent avoir raison qu’en le prenant par les testicules: très doligocéphale; sutures ouvertes; beaucoup d'os wormiens: crête frontale énorme; fossette occipitale moyenne très développée, limitée per deux crêtes osseuses B qui aboutissent à un tubercule; point d'attache de la double faux. Synostose de l’atlas (page 180).
Fig. 5.— Chiesi, meurtrier de Pavie, espion, de 30 ans: sténocrotaphie : méthopisme: front fuyant: asymétrie du visage.
Fig. 6. — Macchi, type de voleur, de 34 ans, Milanaiïs, submicrocéphale: apophyse temporel de l’os frontal: appendice lémurien de la mâchoire inférieure (page 165, etc.).
Planche XXV. — Crânes de criminelles. — Fig. 11. — F. Rosa, de 28 ans, infanticide, analphabète, de Florence. Mésaticéphalie. Suture méthopique. Os wormiens aux deux ptérions, et aux astérions. Un gros os wormien de la largeur d’une pièce de 2 centimes, au lambda. Frontal gauche plus développé que celui de droite. Sinus frontaux. Prognatisme.
Fig. 26.— M. Lucrèce, de 55 ans, domestique, homicide, de Rome. Subdoligocéphalie. Sutures ouvertes, Dépression au troisième postérieur de la suture bipariétale. Procès frontal du temporal droit.
Fig. 36. — D., de 20 ans, prostituée, de Naples. Front fuyant. Prognatisme. Face pareille au type nègre. Mandibule robuste.
Fig. 40. — T. Marianne, de 34 ans, infanticide, de Cosenza. Doligocéphalie. Crâne lourd, parois épaisses. Bosse occipitale surinyaque, plus saillante à gauche. Fossette occipitale gauche. Molaires robustes. Léger degré de prognatisme.
Fig. 50. — P. Antonia, de 28 ans, domestique, infanticide, de Sassari. Doligocéphalie. Sutures sagittales et lambdoïdes presque fermées. Os wormiens aux deux sutures pétro-basilaires. Bosse pariétale gauche plus prononcée que la droite. Bosse occipitale surinyaque prononcée plus à droite qu’à gauche. Figure semblable au type nègre.
Fig. 58. — B. Concetta, enfant-trouvée, infirmière, de 45 ans, homicide, analphabète, de Gangi (Palerme). Doligocéphalie. Sutures en voie de soudure, compliquée la lambdoïde, très peu les autres. Os épactal haut 74 mm. et large 48, au lambda; avec traces de division longitudinale, en deux parties, la droite un peu plus petite que la gâuche. Bosse pariétale et occipitale plus proéminante à gauche qu’à droite. Sur le sommet de la bosse pariétale gauche on remarque une legère dépression digitale, Sinostose de l’atlas avec l'occipital.
Planche XXVI, — L'âge des parents dans les normaux, dans les criminels et dans les aliénés (MArRo).
Planche XX VIT, — Fig. 1. — Guiteau (Vol. II). — Fig. 2, — Passanante (Id.).
Planche XX VIII. — La criminalité et l’alcoolisme en France (Vol. Il).
Planche XXIX. — Gasparone: crâne (N. 2, 3, 4) et portrait (N. 1). Chef de brigands, mort de 88 ans. Doligocéphalie; sinus frontaux ; front fuyant; wormien dans l'os frontal (page 165 et suiv.).
À et B.— Crâne de voleur, de 35 ans, étudié par le docteur Amadei: ressemble au crâne de Neanderthal par la doligocéphalie exagérée (ind. 70,9), sinus frontaux, prognatisme, mâchoire énorme, microcéphalie frontale; lignes temporelles rapprochées entr'elles ainsi que chez les carnivores. Capacité 1330 c. c., poids 760 g., cire. horizontale 520.
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Planche XXX. — Écriture d'un criminel par suggestion hypnotique (page 486). Jeune homme aux mœurs très douces (N. 1, écriture normale); est suggestionné par moi dans l’état hypnotique d’être le brigand La Gala, et tout de suite le caractère calligraphique change, devient grossier (N 2), ressemble à Boggia (voir planche VI). Suggestionné après cela d’être un enfant, conserve quelque trace de sa nouvelle écriture (N. 3). Devenu brigand de nouveau par suggestion, redevient encore tout-à-fait grossier, avec de retours qui rappellent les caractères de l’enfant (N. 4) (Voir mes Séudi sull'ipnotismo, 3e édition).
Planche XXXI. — Tableau des anomalies physionomiques étudiées individuellement dans les photographies criminelles.
Planche XXXII, — Tatouages de soldats criminels observés par Boselli. — Le N. 1 a sur le pied droit le nom d’un ami; sur la jambe gauche une menace au Préfet de police qui l’avait arrêté; sur le bras droit des déclaration d’amour pour Mme N... P..., puis pour les dames N. P., R. S., M. A, D. M. Les 5 croix sont des serments de meurtre. On remarque sur le bras gauche un diable avec une chaine de forçat.
Dans le N. 2 on voit sur la poitrine deux mains entrelacées, que Lacassagne nous dit être un signe très fréquent dans les pédérastes, Cela est confirmé par l’inscription du pénis (Entra tutto): Ilentre tout.
Au N. 8 on remarque sur le bras gauche des dessins lubriques avec allusion à une femme perdue qui l'a peut-être trahi; sur le bras droit il y a son nom, avec d’autres initiales d'amies.
Le N,. 4 a sur la poitrine une inscription ironique contre le Roi d'Italie, car, à côté du nom du Roi, on voit un coeur percé par une croix, signe de vengeance, et puis il y a dans le bras gauche une espèce d’apothéose de Mazzini, avec le nom entouré de fleurs.
Planche XX XIII. — Table graphique du profil du nez et de l’échancrure et de la base nasale dans 830 normaux, 392 criminels, 60 fous, 40 épileptiques et 10 crétins — et dans 397 crânes de normaux, 129 crânes de criminels et 50 crânes de fous, ete,
Planche XXXIV, — Céramique et pictographie criminelle. — Fig. 1. — Pot peint par C. L., voleur de grand chemin, à la cellule N. 121. Il figure un voleur, peut-être lui-même, qui dévalise un passant (1) après avoir dîné avec lui (2); il est aussitôt arrêté (4) pendant qu'il se promène avec la valise volée (3). — Dans la 2me figure (le côté opposé du pot, qui est surmonté par un hussard à cheval) (5), il est conduit au tribunal où l’on voit les juges en robe, le greffier et le gendarme de garde. Le volé est en bas et il semble en contestation avec l’avocat en robe ou avec une femme.
Fig. 3 (sur un pot). — Un nommé S., détenu, peint sa vie: — Ilest arrêté (1), on lenferme dans une cellule (2), il fait passage aux galères (3), il meurt (4). — Le N. 5 ressemble à une lampe pour veiller le mort.
Fig. 4 — Sur le mur j’ai trouvé écrit: Rue Large, 3 heures, numéro 23, faire. . .. suivent ensuite deux épées croisées, signe de vol, selon l'explication qu’on m’en à donnée.
Fig. 5. — Alphabet chryptographique des filous.
Fig. 6. — Femme avec une autobiographie écrite sur son corps.
Planche XXXV. — Céramique et pictographie criminelle. — Fig. 1-2 (sur un pot peint par le héros de l’histoire). — Le gob dla leia (1) (c’est-à-dire le bossu du boulevard, qui est un voleur) s'approche tout nu (3) d’une femme nue. — Il se promène ensuite avec elle. — Les mots: 7 vascu a campo aut, mots en argot piémontais, correspondent dans l’argot français à: Les rupins la font belle. — Elle (Anne) en devient grosse; mais une autre femme aussi (4), nommée Marie, devient grosse de lui; Anne présente le nouveau-né au bossu (5). — Le N. 6 fait allusion au mariage ou à une vengeance d'Anne devant la Loi (legge).
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Fig. 8. — Joseph R,, cordonnier, complice d’un boiteux dans un vol de grand chemin. Bien qu’il ne sache lire, ni écrire, ni peindre, broda sur un gilet ces figures, où avec les mots: Le petit Joseph innocent et des bottines pour indiquer son état, il figure son complice (1) qui vole une montre; lui-même (2) qui n'en a que la chaîne; et le volé (3) qui s'enfuit. — Le curieux c’est qu'avec ce document (!) il prétendait d’étre acquitté.
Fig. 4. — Un condamné, G., épileptique, déjà voleur de grand chemin, grave de cette façon sur un pot le propos de se suicider.
Fig. 5. — Insulte évident, bien que hiéroglyphique, aux gardiens de prison et aux gendarmes.
Fig. 6. — Un nommé Audisio, symbolise avec un merle, ensuite avec un coq et des
phrases analogues, la douleur d’être en cage et l’espérance de s’en aller sous peu en liberté.
Planche XXXVI. — Portraits de 25 fous criminels homicides. — Les N. 11, 12, 22, 7et 3, monomaniaques. — Les N. 2, 4, 16, 18, 19, 21 et 24, maniaques. — Les N. 1, 13, 14 et 15, déments. — Les N. 5, 8, 9 et 25, imbéciles. — Le N. 23, idiot. — Les N. 7, 10 et 15, lypémaniaques. — Le type criminel on l’observe aux N. 22, 18, 24, 13, 5, 9 et 25.
Planche XXX VII, — Portraits de 25 fous criminels. — Homicides (lettre 0), incendiaires (lettre à), violateurs (lettre s), voleurs (lettre f). — Les N. 32, 35, 38, 44, 49, monomaniaques. — Les N. 31, 34 et 46, maniaques. — Les N. 47 et 48, lypémaniaques. — Les N. 35, 36, 42 et 45, déments. — Les N. 26, 28, 30, 39, 40, 43 et 41, imbéciles. — Les N. 27 et 37, idiots. — Les N. 29 et 50, fous circulaires. — On trouve le type criminel aux N. 35, 86, 40, 41, 43, 39. 49 et 46.
Planche XXX VIII, — Photographies, composites, Galtoniennes, de crânes de criminels. — La Ire est donnée par 6 assassins; la IIme par des voleurs de grand chemin; on voit qu'ils se ressemblent tout-à-fait. On y voit bien le type criminel: les zygomes développés, la mâchoire énorme, l’asymétrie et le type ptéleiforme de l’ouverture nasale, — La IIIme figure nous donne la synthèse de tous les 12 crânes. — La IVme est donnée par six filous et escrocs : ils ont toutes ces anomalies moins accentuées, le visage plus allongé. — La Vme nous donne la synthèse de tous les 18, dans lesquels plane une très grande uniformité, une vraie physionomie de famille.
Planche XXXIX. — Tatouages de criminels. — Fig. 1.— M. Émile, de 27 ans, condamné 50 fois, au moins, par révolte, coups et blessures. — À 12 ans il quitte ses parents, s'engage sur un navire marchand et fait naufrage. À 17 ans il tue un cheval. — Il a essayé tous les états ; il a été horloger, cocher, charlatan, commis-voyageur, camelot, mécanicien, etc. Il dit d’avoir changé de maîtresse comme de chemise ; il se croit né sous l'influence d’une bonne étoile; il se glorifie d’avoir été l'ami de Mottino, bandit célèbre; à 20 ans il épouse une maîtresse, avec elle et à pieds il s’en va jusqu’à Gênes, ne‘possédant que 22 sous; après 7 jours il abandonne sa femme. À présent il est mouchard. Il a sa biographie toute gravée dans ces tatouages,
Une ancre (1) rappelle le navire l’Æspérance qui fit naufrage sur les côtes de l’Irlande, à bord duquel il était engagé comme mousse, Une tête de cheval (2), souvenir d’un cheval que, pour caprice, il tua d’un coup de couteau à 12 ans. Un casque (3) en mémoire des agents de police qu’il veut tuer. Le portrait du bandit Mottino (4). Un luth (5), souvenir d’un ami, joueur de ghitarre très habile, avec lequel il a voyagé une bonne partie de l’Europe. L'étoile (6), sous l'influence de laquelle il est né (dit-il). Une couronne royale (7), souvenir politique, assure-tl, ou mieux, ajoutons-nous, de ses nouvelles fonctions de mouchard. À bord il voulait perpétuer le souvenir de sa maîtresse en tatouant son corps nu sur le bras, mais le capitaine s’y opposa. Alors, ne pouvant achever le dessin, il mit un cœur (8), emblème d'amour, à la place de la tête.
Fig. 2, 8, 4. — F. Sebastien, de 26 ans, de Mondovi, dèjà condamné pour révolte et outrages aux gendarmes; charretier de métier, et déjà lutteur. Il porte sur le thorax le dessin
Lo
d'un lion (1), emblème de la force, la couronne de la légion d'honneur (2) et un poignard (3), emblème de vengeance; sur la jambe droite, un oiseau (3) pour dénoter un amour pur; uno menace aux espions (5) dans l'inscription : Mort aux donneurs, à eux la partie, à moi la revanche ; sur la jambe droite l'inscription (6): Je suis l'enfant du malheur ; (7) un loup, symbole de la faim et du malheur:
Nous croyons bien, pour miuex nous expliquer, de répéter en échelle plus grande (fig. 5 et 4) les tatuages des bras: sur le droit (1) une fleur de pensée; (2) souvenir d’une fille de joie; (3) un cœur; (4) une autre fleur de pensée; (5) imprécation à la femme qui l’ha trahi; (6) souvenir du cirque ; (7) portrait d’un ami marin; (8) une ancre; (9) portrait d'un pompier ; (10) Kellerine dont il était épris; et sur le bras gauche: (11) figure représentant la république ; (12) une autre fille de joie ; (13) oiseau, messager d'amour ; (14) portrait de la femme aiméc ; (15) tombeau de son père; (16) souvenir d'Italie; (17) portrait d’une femme; (18) l'inscription: Le passé m'a trompé, le présent me tourmente, l'avenir m'épouvante.
Fig. 5.—Q. A.,de 25 ans,de Novare, journalier, voleur, expulsé de France et de Suisse, asur la poitrine deux gendarmes suisses (1) avec les mots: W. Za République (2), souvenir de son séjour en Suisse. À droite et à gauche, deux cœur, des poignards et des fleurs (3) indiquent un amour trahi à venger. — Sur le bras droit (4-5) emblèmes d'amour ; un cœur percé (6) et la tête d’un poisson (7) — un maquereau — vrai hiéroglyphe-rébus, qui signifie comment sa maîtresse l’avait abandonné pour un souteneur. Plus bas on voit les armoiries de la Savoie (8). — Sur le bras gauche, un diable et un pot de fleurs (9-10) qui, selon lui, indiquent, le premier le malheur, et les fleurs la trahison. Ces tatouages ont été fait par son frère, actuellement à la réclusion militaire de Savone, qui est tout-à-fait couvert de tatouages faits en France.
Fig. 6. — L. F., de 32 ans, officier français, donné au jeu, aux liqueurs, il s’est tatoué un enfant qui boit.
Fig. 7. — F. Roch, de 30 ans, voleur, auteur. de blessures, il s’est fait tatoué par un camarade l’image qu'il dit représenter une reine d'Angleterre.
Fig. 8-9. — G. Jean, boulanger, condamné pour révolte, a payé 12 francs pour se faire tatouer par un camarade: (!)jeune fille nue, qu’il appelle la république, avec un poignard dans les parties sexuelles; (2) un héros dit Zambar, qui, aux temps de Napoléon Ier, à fait sauter le navire; (3-4) la liberté et un gendarme.
Planche XL, — Tatouages de criminels. — Fig. 1. — Bras droit de Giac.... François, de 44 ans, de Vercelli, ouvrier serrurier, jadis charlatan, voleur, expulsé de France, et qui a été en Afrique et en Australie. — (1) Emblème d'amour, peut-être de pédérastie; (2) souvenir de son passage sur la mer ; (3) initiales de sa bien-aimée ; (4) sauvage: souvenir de son séjour en Afrique ; (5) emblème religieux ; (6) souvenir de sa maîtresse, lorsqu'il était charlatan; (7) souvenir de son état de charlatan.
Fig. 2. — Bras gauche: (1) Allusion à ses triomphes de lutteur ; (2) Zuave, souvenir de la campagne d'Italie; (3) autre souvenir de son séjour en Afrique; (4 5-6) souvenirs de son pélerinage à Notre-Dame de Lourdes; (7) polichinelle; (8) date de son premier amour.
Fig. 3. — Mullé Jean, matelot français, déserteur, auparavant condamné par le Conseil de guerre français, on n’en connaît pas la cause. Il porte sur le front l'inscription: Pas de chance, et sur la poitrine: Le passé me tourmente, le présent me. … l'avenir m’épouvante, inseriptions qui démontrent ainsi que le poignard (1), la tête de mort (2) qu'il a sur la poitrine et sur le bras gauche et la grappe de raisin qu'il a sur le pénis (3), ses penchants criminels. Les fleurs de pensée (4) qui abondent sur son corps sont très habituelles dans les pédérastes. La M (5) sur sa poitrine est l’initiale de son nom; les épaulettes (6), le vaisseau (7) sont des signes professionels; on voit aussi le portrait d’une femme (8) et l’inscription: Souvenir de la Mart.nique.
Fig. 4.— Beaudoine Alexandre, vitrier, de 20 ans, déserteur de l'armée française, compagnie de discipline d'Afrique, voleur, a sur la poitrine un Saint-George (1); sur le sein droit, une femme avec un pot dans la main (2); sur le sein gauche, la croix de la légion d'honneur (3). Sur le bras droit, près de l'épaule, la figure d’un soldat français (4); plus bas un buste de femme et une violette avec le mot: à elle (5) et un gentilhomme avec l'épée dégaînée (6). Sur le bras gauche une femme habillée en homme (7) ; plus bas un visage de femme avec une femme demi-nue qui boit à coté, et au dessous les mots: Mouillons un peu l’intérieur (8); une femme habillée en bleu avec les deux lettres B A sur la poitrine, qu’on a surchargé après avec deux tétons (9).
Fig. 5. — Bonocore Cyr, de Portici (Naples), de 22 ans, camorriste, soldat, avec 17 ré. cidives pour vol, insubordination, etc. Il porte sur le bras droit (1) une comète en souvenir, dit-il, de sa bien-aimée; (2) son nom; (2 et 4) une ancre et un navire, expression du désir de se faire marin. Sur le bras gauche (5 et 10) un soleil, emblème d'amour pur; (6) des médailles; (7; 8, 9) emblèmes religieux; (11 et 12) signes particuliers de 2me degré de camorriste.
Fig. 6 et 7. — Della R., soldat, camorriste, de 24 ans: sur le bras droit une femme nue, un cœur percé par un poignard et des fleurs de citron, signes de vengeange; sur le gauche d’autres cœurs percés et des emblèmes religieux avec le nom de son pays (Sulmona).
Fig. 8 et 9. — A. G., de 30 ans, de Serravalle Sesia, maçon et voleur, expulsé de France, où il s'était fait tatouer sur le bras droit les armoiries de la République Française {1), et un dessin obscène (2), qu'il dit être l'illustration du jeu de mots: Jeu de billard anglais, où les billes poussent. Sur le bras gauche (3), un chien qui sodomise un gendarme, allusion aux mots : Un chien qui emmanche un gendarme, double expression de mépris pour la police; (4) son portrait.
Fig. 10 et 11. — M. Jean, de Lignano (Parme), cordonnier, voleur, porte sur le bras gauche (1) l'emblème de la fortune; (2) emblème religieux; (3) un cœur percé ; (4) la date de son premier amour ; (5) tête de mort, signe de vengeange. Sur le bras droit (6) deux cœurs percés, signe d'amour trahi; (7) poignard ; (8) portrait d’une de ses maîtresses, danseuse de cirque; (9 et 10) emblème religieux; (11) allusion à son métier de voleur.
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