LOMBROSO
EXPLICATION DES PLANCHES
PLANCHE r°. — Tableau du poids et de la taille de 400 cadavres normaux et de 134 criminels de Bonn (Vol. I, p. 203).
PLANCHE IL — Kapports de la taille et de la grande envergure. Étude anthropologique sur 800 hommes criminels, par le prof. Lacassagne (Vol. I, p. 204).
PLANCHE III. — Distribution géographique de la criminalité et de l'épilepsie en Italie, dans les années 1879-1883 (Vol. II, p. 110).
PLANCHE IV. — Types de criminels (Vol. I, p. 236). Pig- 1- — P. K , jeune homme âgé de 22 ans, trochocéphale, de Ka venue, condamné pour viol suivi de mem-tre, sur des petits enfants.
Fig. 2. — Coupeur de bourses, milanais, âgé de 34 ans, condamné 1 3 fois. Nez retroussé, oreilles grandes, sinus frontaux id., énorme distance entre le nez. et la bouche.
PLANCHE V. — Types de criminels (Vol. I, p. 221). Fig. 1. — Boggia, de Milan, 63 ans, assassin, escroc, tuait dans sa cave, où il les enfouissait, ses victimes, après en avoii- obtenu des papiers ou des clefs pour entrer en possession de leur avoir; très dévot, simulateur de folie. Sinus frontaux, oreilles à anse, lèvres minces.
Fig. 2. — Carbone, chef brigand; sans barbe, oreilles et mâchoires volumineuses.
Fig. 3. — Cavaglià, assassin de son maître et complice; sans barbe, sinus frontaux très développés.
Fig. 4. — Salvatore A., brigand; mâchoires volumineuses, rides frontales verticales, oreilles sessiles.
Fig. .5. — Sana Galluccio, brigand; sans barbe, oreilles sessiles, cheveux touffus.
Fig. 6. — Venafro, brigand, avec les mêmes caractères.
EXPLICATION DES PLANCHES
PLANCHES VL — Types de criminels (Vol. I, p. 221, 236).
Fig. 1. — Voleur napolitain; visage allongé, asymétrique, oreilles et mandibules volumineuses.
Fig. 2. — 0., voleur napolitain; sinus frontaux, front fuyant.
Mg. 3. — Gc. M., femme de brigand; physionomie virile, cheveux noirs.
Fig. 4. — K., faussaire piémontais; nez énorme, front fuyant.
Fig. 5. — Cartouche; front fuyant, submicrocéphalie, oreilles écartées (un peu trop retouchées par l'artiste), zygomas très écartés, sans barbe, cheveux crépus.
Fig. 6. — Desrues, empoisonneur; physionomie cléricale, lèvres très fines et mâchoire développée, absence de barbe.
PLANCHE VII. — Types de criminels (Vol. I, p. 221).
Fig. 1. — P. C, brigand de la Basilicate, détenu à Pesaro, type atavique.
Fig. 2. — Voleur piémontais.
Fig. 3. — Br., incendiaire et cynède de Pesaro, surnommé la femme. Fig. 4. — Misdea.
PLANCHE VIII. — Portraits de criminels Allemands (Vol. I, p. 247 ; II, p. 254, 493, 513).
Les N. 1 à 7 représentent des meurtriers Allemands (Album criminel). Du N. 8 au N. 25 ce sont des voleurs avec effraction. Le N. 14 a, grâce à un faux nez, N. 14 &, échappa à la justice pendant bien des années. Le N. 26 et les suivants jusqu'au N.38, coupeurs de bourses. Les N. 30 jusqu'à 44, voleurs de magasins. N. 46, faux monnayeur. Le N. 45 et les N. 50 à 60 sont des escrocs. Banqueroutiers sont les N. I, II, IH, IV, V, VI (Pour les détails scientifiques sur la physionomie, V. Appendice).
PLANCHE IX. — Portraits de criminels Allemands (Vol. I, p. 247; II, p. 155, 513).
Du N. 1 au N. 4, assassins AUemands; du N. 5 au N. 19, voleurs avec effraction (Allemands). N. 20 à 28, voleurs de boutiques. N. 29 à 33, faussaii-es. N. 34 à 38, escrocs. N. 39 à 50, coupeiu's de bourses. N. 70, bigame Américain, avocat. N. 11 assassin, New-York. N. XXH meurtrier. N. VHI banqueroutier. Le N. 17, Klitsch, qui passa presque toute sa vie en prisoni. N. 15 voleur de grands chemins et voleur de bijoux. N. 3 assassin d'un officier de poste et d'un ami (Album criminel Allemand. V. Appendice).
EXPLICATION DES PLANCHES
PLANCHE X. — Portraits de criminels Allemands (Vol. I, p. 221 ; II, p. 254, 513).
Tous criminels Allemands (V. Appendice) meurtriers et voleurs (Album criminel Allemand).
PLANCHE XI. — Portraits de criminels Allemands et Italiens (Vol. I, p. 247; II, p. 513).
Le N. 1, violateur et proxénète de sa fiUe. Du N. 2 au N. 5, pédérastes Allemands. Du N. 6 au N, 34, criminels Allemands. De 35 à 41, chefs de brigands Italiens. N. 42, Prancesconi, d'une bonne famille, tua en Autriche un officier de poste pour le voler. N. 48, Martinàti, tua sa femme par amour charnel pour sa sœur. N. 43, jeune voleur Piémontais. Du N. 44 au N. 47, escrocs Piémontais (V. Appendice).
PLANCHE XIT. — Types de criminels (Vol. I, p. 222). Pig. 1. — E., assassin Sicilien. Type mongolique. Pig. 2. — P., assassin de Lucques. Type mongolique.
PLANCHE XIII. — Types de criminels (Vol. I, p. 225). Pig. 1. — Néron (Galerie des Uffiei, Florence). Pig. 2. — Messaline (Galerie des Uffigi, Florence).
PLANCHE XIV. — Portraits de criminelles Allemandes et Italiennes (Vol. I, p. 247 ; II, p. 254, 513). (V. Appendice).
PLANCHE XV. — Portraits d'épileptiques (Vol. II, p. 55, 256). Voir surtout les N. 1, 2, 6, 10, 12, avec le type des criminels quoique seulement épileptiques convulsifs.
PLANCHE XVI. — Tatouages de criminels (Vol. I, p. 277, 279).
Pig. 1. — Carrosse de la Duchesse de Berry, tatouage très compliqué, observé par Lacassagne.
Pig. 2, 3, 4, 5. — Tatouages obscènes (5) ou symboliques d'amour (2, 3, 4) sur les fesses, signes fréquents chez les pédérastes (Lacassagne),
Pig. 6. — Tatouage obscène observé par Boselli sur le plis du bras, chez un soldat criminel (Savone) ; il devenait plus obscène avec le mouvement du bras et favorisait la masturbation.
Pig. 7. — Ex-marin, escroc et meurtrier par vengeance; sur la poitrine il portait les mots : « Je jure de me venger », avec deux poignards entre-croisés ; sur le pénis on voit l'écusson du Royaume d'Italie et un visage de feninie.
EXPLICATION DES PLANCHES
PLANCHE XVII. — Eésultats de quelques expériences avec l'hydrosphygmographe (V ol. I, p. 338).
PLANCHE XVIII. — Eésultats de quelques expériences avec l'hydrosphygmographe (Vol. I, p. 333, 336, 340, 342, 363).
PLANCHE XIX. — Fac-similé de Troppmann. Cadeau de M. Maxime Du Camp (VoL I, p. 383).
Dessin autographe de Troppmann où il reproduit la scène de son crime ; il y a dessus l'inscription : « C'est comme c'est arrivé que Kinke, le père misérable qui m'a perdu, il a tué toute sa famille ».
PLANCHE XX. — Cruche dessinée par l'assassin Cavaglià avant le suicide, avec allusion à son crime et au suicide (Vol. I, p. 383, 548).
PLANCHE XXI. — Fac-similé d'une photographie de trois assassins meurtriers de Eavenne, trouvée dans leur maison sous un matelas (V ol. I, p. 387).
PLANCHE XXn. — Fac-similé d'écritures de criminels célèbres (Maxime DU Camp et Beltkani-Scalia) (Vol. I, p. 507).
PLANCHE XXIII. — Id. id. id. (Vol. I, p. 507).
Le caractère le plus évident chez tous, sauf chez les escrocs, c'est l'épaisseur des lettres, énorme chez les 14, 64, 105, planche XXII, et chez les 52, 81, 100, Francesconi, Journet et Marat, planche XXIII.
Un caractère assez fréquent aussi c'est la juxtaposition, 38, 49, 64, 83, 100, planche XXHI, et la tendance du paraphe et de certaines lettres à former des crochets sinistrogirants, 5, 8, 53, 80, planche XXH, 41, planche XXIH.
A noter aussi l'épaisseur du t et de l'r, et la netteté et la force de tous les crochets des r, 46, 47, 52, 76, 100.
On reproduit presque complètement tous ces caractères, chez les criminels, par suggestion hypnotique.
PLANCHE XXIV. — Crânes de criminels (Vol. I, p. 171).
Fig. 1 et 2. — Gatti, de 24 ans, qui brûla un mouUn pour détruire une petite note. Sclérose énorme, sténocrotaphie, asymétrie du visage prédominant à gauche. Mâchoire inférieure très développée.
Fig. 3 et 4. — Arnioni, brigand Sicilien, de 23 ans. Effacement, peut-éti-e congénital, de la suture sagittale; subscaphocéphalie ; appendice lémurien (Albrecht) de la mâchoire inférieure, sclérose.
EXPLICATION DES PLANCHES
Fig. 5. — Soldati, voleur, 29 a., sclérose du crâne, mâchoire volumineuse avec appendice lémurienne.
Yig. 6. — Chiesi, meurtrier de Pavie, espion, de 30 ans; sténocrotaphie, métopisme, front fuyant, asymétrie du visage.
Pig. 7, 8, 9 et 10. — Villella, vieux voleur Calabrais, de 72 ans, très agile; trois gendarmes n'en purent avoir raison qu'en le prenant parles testicules; très dolichocéphale; sutures ouvertes; beaucoup d'os wormiens; crête frontale énorme ; fossette occipitale moyenne très développée, limitée par deux crêtes osseuses B qui aboutissent à un tubercule ; point d'attache de la double fosse. Synostose de l'atlas.
PLANCHE XXV. — Crânes de criminelles (Vol. I, p. 171).
Pig. 11. — P. Eosa, de 28 ans, infanticide, analphabète, de Plorence. Mésaticéphalie. Suture métopique. Os wormiens aux deux ptérions, et aux astérions. Un gros os wormien, de la largeur d'une pièce de 2 centimes, au lambda. Prontal gauche plus développé que celui de droite. Sinus frontaux. Prognathisme.
Pig. 26. — M. Lucrèce, de 55 ans, domestique, homicide, de Eome.Subdolichocéphalie. Sutures ouvertes.' Dépression au troisième postérieur de la suture bipariétale. Procès frontal du temporal droit.
Pig. 36. — D., de 20 ans, prostituée, de Naples. Pront fuyant. Prognathisme. Pace semblable au type nègre. Mandibule robuste.
Pig. 40. — T. Marianne, de 34 ans, infanticide, de Cosenza. Dolichocéphalie. Crâne lourd, parois épaisses. Bosse occipitale surinyaque, plus saillante à gauche. Possette occipitale gauche. Molaires robustes. Léger degré de prognathisme.
Pig. 50. — P. Antonia, de 28 ans, domestique, infanticide, de Sassari. Dolichocéphalie. Sutures sagittales et lambdoïdes presque fermées. Os wormiens aux deux sutures pétro-basilaires. Bosse pariétale gauche plus prononcée que la droite. Bosse occipitale surinyaque plus prononcée à droite qu'à gauche. Pigure semblable au type nègre.
Pig. 58. — B. Concetta, enfant-trouvée, infirmière, de 45 ans, homicide, analphabète, de Gangi (Palerme). Dolichocéphalie. Sutures en voie de soudure ; compliquée la lambdoïde, très peu les autres. Os épactal haut de 74 mm. et large de 48, au lambda ; avec traces de division longitudinale, en deux parties, la droite un peu plus petite que la gauche. Bosse pariétale et occipitale plus proéminante à gauche qu'à droite. Sur le sommet de la bosse pariétale gauche on remarque une légère dépression digitale. Synostose de l'atlas avec l'occipital.
EXPLICATION DES PLANCHIiS
PLANCHE XXVI. — Rapport de l'âge des parents chez les hommes normaux, cliez les criminels et chez les aliénés (Maero) (Vol. II, p. 110).
PLANCHE XXVII. — Mattoïdes politiques (Vol. II, p. 444). Fig. 1. — Guiteau.
Fig. 2. — Passanante.
PLANCHE XXVIII. — La criminalité et l'alcoolisme en France (Vol. II, p. 386).
PLANCHE XXIX. — Crânes de criminels (Vol. I, p. 173; II, p. 143).
Gasparone: crâne (N. 2, 3, 4) et portrait (N. 1). Chef de brigands, mort il l'âge de 88 ans. Dolichocéphalie, sinus frontaux, front fuyant, wormien dans l'os frontal.
N. 5 et 6. — Crâne d'Arnioni : scaphocéphalie.
PLANCHE XXX. — Écritures en état hypnotique (Vol. I, p. 510). Écriture d'un criminel par suggestion hypnotique. Jeune homme aux mœurs très douces (N. 6, écriture normale) ; est suggestionné par moi, dans l'état hypnotique, d'être le brigand La Gala, et aussitôt le caractère calligraphique change, devient épais (N. 3), ressemble à celui de Boggia (voii" planche V). Suggestionné après cela d'être un enfant, il conserve quelque trace de sa nouvelle écriture (N. 1, 2, 5), Devenu brigand de nouveau, par suggestion, il redevient encore tout à fait grossier, avec des retours, toutefois, qui rappellent les caractères de l'enfant.
PLANCHE XXXI. — Types de criminels italiens (Vol. I, p. 235).
Fig. 1. — E., 65 ans (Romagne), assassin et voleur; cheveux blancs; on voit la ride oculo-zygomatique aussi profonde qu'une blessure, à gauche. Les rides horizontales et verticales au front, le nez épaté, les lèvres minces, les oreilles énormément longues.
Fig. 2. — Son fils. Cheveux noirs, manque de barbe, lèvres minces, oreilles, zygomas, mâchoires énormes, yeux obliques, farouches, rides sm- le front à 22 ans
Yig. 3. — Ben..., de Maicattara, uxoricide et parricide ; il a tué sa femme, trois enfants et sa belle-mère ; acrocéphalie, zygomas et mâchoii-es énormes, rides horizontales et verticales au front.
Fig. 4. — Fera B., de Bari, voleur de grand chemin; acrocéphalie, oreilles écartées et allongées, yeux obliques et farouches, rides sur le front, zygomas et mâchoires énormes.
EXPLICATION DES PLANCHES
Fig. 5. — Fera Antonio, son frère, 70 ans ; arcades sourcilières, rides frontales et faciales énormes, oreiUes énormes, mâchoires volumineuses, lèvres minces.
Yig, 6. — L., meurtrier, 30 ans. Ombre ; sans barbe, rides profondes horizontales et verticales au front, mâchoires et oreilles volumineuses, nez très prononcé.
Yig. 7. — Pisto... Naz., de Cesena, 25 ans, condamné 5 fois pour vol et blessures; beaucoup de cheveux, manque de barbe, asymétrie du visage, oreilles très longues, sinus frontaux, nez écrasé.
Yg. 8. — Bar..., 29 ans, voleur récidif ; cheveux abondants, point de barbe; énorme mâchoire inférieure.
Yig, 9. — Piuero Antonio, épileptique et fou moral, voleur 15 fois; cheveux noirs abondants, manque de barbe, oreilles sessiles, mâchoire énorme.
PLANCHE XXXII. — Tatouages des camorristes napolitains. (De Blasio) (Vol. I, p. 277).
Fig. 1. — Les noms de ses amantes sur la poitrine, dans l'ordre chronologique de ses amours.
Fig. 2. — Tatouage symbolique des camorristes. A, c'est le mot d'ordre du gouvernement bourbonien ; 5, amulette contre la jettatura ; C, comète : c'est le signe du bonheur; E, clef: le secret; 7, souris: fille de joie.
Fig. 3. — Tatouage de vengeance : un tombeau avec inscription : Cfiarogne, je vais f ensevelir.
Fig. 4. — Tatouage de vengeance. Nardo, voleur, a été arrêté 18 fois et condamné 15 fois pour vol sur grands chemins, évasions, viols; il mit à exécution les menaces imprimées dans son tatouage : Avec ce revolver je vais faire feu sur la Folice. Nardo Vincenzo, 1882.
Fig. 5. — Signes et points qui indiquent les degrés de la camorra: ^, premièr degré du camorriste ; B, deuxième degré, picciotto di sgarro, etc.; C, D, derniers degrés.
Fig. 0. — Obscène : inscription en argot : Prenez celui-ci.
Fig. 7. — Antonio Gr., camomste, avec un serpent long de m. 1,35, qui mord la mamelle gauche. Puis il y a les noms de ses amantes, les dates de ses exploits contre la Police; triangle avec trois pointes indique son degré dans la camorra.
Fig. 8. — Sur la poitrine: femme vue par derrière, et l'inscription: Bans ton anus j'ai perdu la moitié de mon pénis.
Fig. 9. — Hiéroglyphes qui signifient : Tu sei la chiave del mio cuore {Tu es la clef de mon cœur).
EXPLICATION DES PLANCHES
Fig. 10. — Tombeau avec l'inscription: Mort à toi. V. Z.
Fig. 11. — Sobriquet hiéroglyphique de E... chef de la camorra. Tête de
chat.
Fig. 12. — Sobriquet « escargot » de P..., chef de camorra. Escargot. Fig. 13. — Obscénité de R., camorriste, auteur de viols et voleur de grand chemin.
PLANCHE XXXIII. — Tatouages de femmes criminelles et prostituées (De Blasio) (Vol. III).
Fig. 1. — C'est une fille de joie qui avait sur le ventre ces tatouages faits par un amant. Le 6 et le 16 représentent, dans l'argot, les ouvertures de l'anus et de la vulve.
Fig. 2. — Jeune fille de joie de 18 ans, de Buenos-Ayres.
Fig. 3. — Le texte signifie : Toujours dedans.
Fig. 4. — Cocotte française.
Fig. 5. — Le nom des casernes (garnisons) par lesquelles cette fille a passé en 12 mois.
Fig. 6. — Criminelle et cocotte allemande. Cela veut dire: Apprends à souffrir sans te plaindre.
Fig. 7. — Deux cœurs avec le mot, mal écrit, Fidélité^ sur l'épaule; c'était sur la fille Louise, de Naples.
PLANCHE XXXIV. — Céramique et pictographie criminelle (Vol. I, p. 383, 547).
Fig. 1. — Pot peint par C. L., voleur de grands chemins, à la ceUule N. 121. Il figure \m voleur, peut-être lui-même, qui dévalise un passant (1) après avoir dîné avec lui (2) ; il est aussitôt arrêté (4) pendant qu'il se promène avec la valise volée (3).
Fig. 2. — Dans la deuxième figure (le côté opposé du pot, qui est surmonté par un hussard à cheval) (5), il est conduit au tribunal, où l'on voit les juges en robe, le greffier et le gendarme de garde. Le volé est en bas et il semble en contestation avec l'avocat en robe ou avec une femme.
Fig. 3 (sur un pot). — Un nommé S., détenu, peint sa vie: Il est arrêté (1), on l'enferme dans une cellule (2), il passe par les galères (3), il meurt (4). Le N. 5 ressemble à une lampe pour veiller le mort.
Fig. 4. — Inscription trouvée sur un mur : Bue Large, 3 heures, numéro 23, faire suivent ensuite deux épées croisées, signe de vol, selon
l'explication qu'on m'en a donnée.
Fig. 5. — Alphabet cryptographique des filous.
Fig. 6. — Femme, avec une autobiographie écrite sur son corps.
EXPLICATION DES PLANCUES
PLANCHE XXXV. — Céramique et pictographie criminelle (Vol. I, p. 883, 547).
Fig. 1-2 (sur un pot peint par le héros de l'histoire). — Le goh dla Ma (1) (c'est-à-dire le lossu du hoidevard, qui est un voleur) s'approche tout nu (3) d'une femme nue. Il se promène ensuite avec elle. Les mots : / vascu a campu aut, mots en argot piémontais, correspondent, dans l'argot français, à : Les rupins la font belle. Elle (Anne) en devient grosse ; mais une autre femme aussi (4), nommée Marie, devient grosse de lui ; Anne présente le nouveau-né au bossu (5). Le N. 6 fait allusion au mariage où h une vengeance d'Anne devant la loi (legge).
Fig. 3. — Joseph E., cordonnier, complice d'un boiteux dans un vol de grand chemin. Bien que ne sachant ni lire, ni écrire, ni peindre, il broda sur un gilet ces figures, où avec les mots: Le petit Joseph innocent, et des bottines pour indiquer son état, il figure son complice (1) qui vole une montre, lui-même (2) qui n'en a que la chaîne, et le volé (3) qui s'enfuit. Le curieux c'est qu'avec ce document (!) il prétendait être acquitté.
Fig. 4. — Un condamné. G., épileptique, déjà volem- de grand chemin, grave de cette façon sur un pot le propos de se suicider.
Fig. 5. — Insulte évidente, bien qu'hiéroglyphique, aux gardiens de prison et aux gendarmes.
Fig. 6. — Un nommé Audisio symbolise avec un merle, ensuite avec un coq et des phrases analogues, la douleur d'être en cage et l'espérance de s'en aller sous peu en liberté.
PLANCHE XXXVI. — Portraits de 25 fous criminels homicides (Frigerio) (Vol. II, p. 254).
Les N. 3, 7, 11, 12 et 22 monomaniaques. Les N. 2, 4, 16, 18, 19, 21 et 24 maniaques. Les N. 1, 13, 14 et 15 déments. Les N. 5, 8, 9 et 25 imbéciles. Le N. 23 idiot. Les N. 7, 10 et 15 lypémaniaques. On observe le type criminel chez les N. 5, 9, 13, 18, 22, 24 et 25.
PLANCHE XXXVII. — Portraits de 25 fous criminels (Vol. II, p. 254). Homicides (lettre o), incendiaires (lettre ^), violateurs (lettres s\ voleui'S aettre f). Les N. 32, 33, 38, 44 et 49 monomaniaques. Les N. 31, 34 et 46 maniaques. Le N. 47 et 48 lypémaniaques. Les N. 35, 36, 42 et 45 déments. Les N. 26, 28, 30, 39, 40, 41 et 43 imbécUes. Les N. 27 et 37 idiots. Les N. 29 et 50 fous circulaires. On trouve le type criminel chez les N. 35, 36, 39, 40, 41, 43, 46 et 49.
EXPLICATION DES PLANCHES
PLANCHE XXXVIIL — Photographies galtoiiiennes de crânes de 18 criminels (Vol. III).
La première figure est donnée par G filous. La deuxième est donnée par 18 criminels (6 filous, 6 escrocs et G assassins), avec sténocrotaphie, appendice lémurien, asymétrie orbitale.
Anomalies dans trois crânes de criminels étudiés par Stadeeini (Vol. III). I. Asymétrie crânienne et faciale, 5 doubles dents incisives. II. Os interpariétal, deux fossettes précondyliennes, lignes crotaphiliques exagérées.
m. Développement exagéré de la mâchoire, appendice lémurien.
PLANCHE XXXIX. — Tatouages de criminels (Vol. I, p. 281).
Fig. 1. — M. Emile, de 27 ans, condamné 50 fois, au moins, pour révolte, coups et blessures. A 12 ans il quitte ses parents, s'engage sur un navire marchand et fait naufrage. A 17 ans il tue un cheval. Il a essayé tous les états; il a été horloger, cocher, charlatan, commis-voyageur, camelot, mécanicien, etc. Il dit avoir changé de maîtresse comme de chemise ; il se croit né sous l'influence d'une bonne étoile ; il se glorifie d'avoir été l'ami de Mottino, bandit célèbre; à 20 ans il épouse une maîtresse : avec elle, et à pied, il s'en va jusqu'à Gênes, ne possédant que 22 sous ; après 7 jours il abandonne sa femme. A présent il est mouchard. Il a sa biographie toute gravée dans ces tatouages.
Une ancre (1) rappelle le navire l'Espérance, qui fit naufrage sur les côtes de l'Irlande, et à bord duquel il était engagé comme mousse. Une tête de cheval (2), souvenir d'un cheval que, par caprice, il tua d'un coup de couteau, à 12 ans. Un casque (3), en mémoire des agents de police qu'il veut tuer. Le portrait du bandit Mottino (4). Un luth (5), souvenir d'un ami, jouem- de guitarre très habile, avec lequel il a parcouru une bonne partie de l'Europe. L'étoile (6), sous l'influence de laquelle il est né (dit-il). Une couronne royale (7), souvenir politique, assure-t-il, ou mieux, ajoutons-nous, de ses nouvelles fonctions de mouchard. A bord il voulait perpétuer le souvenir de sa maîtresse en tatouant son corps nu sur son bras, mais le capitaine s'y opposa. Alors, ne pouvant achever le dessin, il mit un cœur (8), emblème d'amour, à la place de la tête.
Pig. 2, 3, 4. — P. Sébastien, de 26 ans, de Mondovi, déjà condamné pour révolte et outrages aux gendarmes; charretier de métier, et déjà lutteur. Il porte sur le thorax le dessin d'un lion (1), emblème de la force, la couronne de la légion d'honneur (2) et un poignard (3), emblème de vengeance; sur la jambe droite, un oiseau (3), pour dénoter un amour pur ; une menace aux
EXPLICATION DES PLANCHES
espions (5) dans l'inscription : Mort aux donneurs, à eux la partie, à moi la revanche; sur la jambe droite l'inscription (6): Je suis l'enfant du malheur;
(1) un loup, symbole de la faim et du malheur.
Nous croj'ons bon, pour mieux nous expliquer, de répéter sur une échelle plus grande (fig. 4 et 5) les tatouages des bras : sur le droit (1), une fleur de pensée :
(2) souvenir d'une fille de joie ; (3) un cœur ; (4) une autre fleur de pensée ; (5) imprécation à la femme qui l'a trahi; (6) souvenir du cirque; (7) portrait d'un marin; (8) une ancre; (9) portrait d'un pompier; (10) kellerine dont il était épris; et sur le bras gauche: (11) figure représentant la république; (12) une autre fille de joie; (13) oiseau, messager d'amour; (14) portrait de la femme aimée; (15) tombeau de son père; (16) souvenir d'Italie ; (17) portrait d'une femme ; (18) l'inscription: Le passé m'a trompé, le présent me tourmente, l'avenir m'épomante.
Fig. 5. — Q. A., de 25 ans, de Novare, journalier, voleur, expulsé de France et de Suisse, a sur la poitrine deux gendarmes suisses (1) avec le mots: W. la Bépuhlique (2), souvenir de son séjour en Suisse. A droite et à gauche, deux cœurs, des poignards et des fleurs (3), indiquent un amour trahi à venger. Sur le bras droit (4-5) emblèmes d'amour ; un cœur percé (6) et la tête d'un poisson (7), un maquereau, vrai hiéroglyphe-rébus, qui signifie comment sa maîtresse l'avait abandonné poiu* un souteneur. Plus bas on voit les armoiries de la Savoie (8). Sur le bras gauche, un diable et un pot de fleurs (9-10) qui, selon lui, indiquent, le premier le malheur, et les flem-s la trahison. Ces tatouages ont été faits par son frère, actuellement à la réclusion militaire de Savone, et qui est complètement couvert de tatouages.
Fig. 6. — L. F., de 32 ans, officier français, adonné au jeu, aux liquem's ; il s'est tatoué un enfant qui boit.
Fig. 7. — F. Koch, de 30 ans, voleur, auteur de blessures, il s'est fait tatouer par un camarade l'image qu'il dit représenter une reine d'Angleterre.
Fig. 8-9. — G. Jean, boulanger, condamné pour révolte, a payé 12 francs pour se faire tatouer par un camarade: (1) jeune fille nue, qu'il appelle la république, avec un poignard dans les parties sexuelles; (2) un héros dit Zambar, qui, au temps de Napoléon a fait sauter son navire ; (3-4) la liberté et un gendarme.
PLANCHE XL. — Tatouages de criminels (Vol. I, p. 281, 282).
Fig. 1. — Bras droit de Giac... François, de 44 ans, de Vercelli, ouvrier serrurier, jadis charlatan, voleur, expulsé de France, et qui a été en Afrique et en Australie. (1) Emblème d'amour, peut-être de pédérastie ; (2) souvenir de son passage sur la mer; (3) initiales de sa bien-aimée; (4) sauvage : sou- ■
EXPLICATION DES PLANCHES
venii- de son séjour en Afrique; (5) emblème religieux; (6) souvenir de sa maîtresse, lorsqu'il était charlatan; (7) souvenir de son état de charlatan.
Fig. 2. — Bras gauche : (1) Allusion à ses triomphes de lutteur ; (2) 20uave, souvenir de la campagne d'Italie; (3) autre souvenir de son séjour en Afrique ; (4-5-6) souvenir de son pèlerinage à Notre-Dame de Lourdes ; (7) polichinelle ; (8) date de son premier amour.
Fig. 3. — Mullé Jean, matelot français, déserteur, auparavant condamné par le Conseil de guerre français, on ne sait pour quelle cause. Il porte sur le front l'inscription : Fas de chance, et sur la poitrine : Le passé me tourmente,
le présent me , l'avenir m'épouvante, inscriptions qui démontrent, ainsi que
le poignard (1), la tête de mort (2) qu'il a sur la poitrine et sur le bras gauche et la grappe de raisin qu'il a sur le pénis (3), ses penchants criminels. Les fleurs de pensée (4) qui abondent sur son corps sont très habituelles chez les pédérastes. La lettre M (5), sur sa poitrine, est l'initiale de son nom; les épaulettes (6), le vaisseau (7) sont des signes professionnels ; on voit aussi le portrait d'une femme (8) et l'inscription: Souvenir de la Martinique.
Fig. 4. — Beaudoine Alexandre, vitrier, de 20 ans, déserteur de l'armée française, compagnie de discipline d'Afrique, voleur, a sur la poitrine un Saint-George (1); sur le sein droit, une femme avec un pot dans la main (2); sur le sein gauche, la crois de la légion d'honneur (3). Sur le bras droit, près de l'épaule, la figure d'un soldat français (4); plus bas un buste de femme et une violette avec le mot : à elle (5), et un gentilhomme avec l'épée dégainée (6). Sur le bras gauche une femme habillée en homme (7); plus bas un visage de femme avec une femme demi-nue qui boit à côté, et, au-dessous, les mots : Mouillons un peu l'intérieur (8); une femme habiUée en bleu avec les deux lettres B A sur la poitrine, qu'on a surchargée après avec deux tétons (9).
-pig, 5. Bonocore Cyr, de Portici (Naples), de 22 ans, camorriste, soldat, avec 17 récidives pour vol, insubordination, etc. Il porte sur le bras droit (1) une comète, en souvenir, dit-il, de sa bien-aimée; (2) son nom; (3 et 4) une ancre et un navire, expression du désir de se faire marin. Sur le bras gauche (5 e 10) un soleiï, emblème d'amour pur; (6) des médaiUes; (7, 8, 9) emblèmes religieux; (11 et 12) signes particuliers de deuxième degré de camorriste.
■pig, 6 et 7. — Délia E., soldat, camorriste, de 24 ans: sur le bras droit une femme nue, un cœur percé par un poignard et des fleui-s de citron, signes de vengeange; sur le gauche, d'autres cœurs percés et des emblèmes religieux avec le nom de son pays (Sulmona).
Fig. 8 et 9. — A. G., de 30 ans, de Serravalle Sesia, maçon et voleur, expulsé de France, où il s'était fait tatouer sur le bras droit les armoiries de
EXPLICATION DES PLA.KCHES
la Képublique Française (1), et un dessin obscène (2), qu'il dit être l'illustration du jeu de mots: Jeu de billard anglais, où les billes poussent. Sur le bras gauche (3), un chien qui sodomise un gendarme, allusion aux mots : Un chien qui emmanche un gendarme, double espression de mépris pour la police ; (4) son portrait.
Fig. 10 et 11. — M. Jean, de Lignano (Parme), cordonnier, voleur, porte sur le bras gauche (1) l'emblème de la fortune; (2) emblème religieux; (3) un cœur percé ; (4) la date de son premier amour ; (5) tête de mort, signe de vengeance. Sm- le bras droit (6) deux cœurs percés, signe d'amour trahi ; (7) poignard; (8) portrait d'une de ses maîtresses, danseuse de cirque; (9 et 10) emblèmes religieux; (11) allusion à son métier de voleur.
PLANCHE XLI. — Tatouage symbolique d'un violateur, etc. (Vol. I, p. 283).
T. E„ auteur de viol, portait sur son corps 105 signes en rapport avec ses crimes.
Sur le bras droit (par exemple) femme ailée et couronnée ; ailée, dit-il, parce que je lui ai fait prendre le vol (il l'enleva) ; couronnée, parce qu'elle substitua à la couronne de vierge la couronne royale, en devenant sa maîtresse !
Sur le bras gauche : un cœur (sa maîtresse) ; ce cœur est blessé par une flèche, car il l'avait abandonnée avec deux enfants, représentés par deux petits cœm-s saignants.
L'inscription signifie : Le cœur de mon amante.
Sur l'avant-bras: deux cœurs percés par deux épées, Sii-mbolisent deux amantes qui, menacées de mort, se plièrent à ses désirs ; ils sont unis par une chaîne, à laquelle est suspendue une ancre, ce qui signifie que les amantes appartenaient à une famille de marins, etc.
PLANCHE XLII. — Écritures de mattoïdes (M. Du Camp) (Vol. I, p. 443). On voit que l'écriture est tremblante, avec lignes serrées, allongées.
PLANCHE XLIIL — Écritm-es d'épileptiques (Vol. HI).
On voit la différence de la signature de Bacigalupo sous les accès épileptiques et en état normal. Idem Pizzamiglio. Analogie complète avec les paraphes des criminels-nés.
PLANCHE XLIV. — Travaux artistiques de criminels (De Blasio) (Vol.I, p. 546). '
Fig. 1. — Modèle en papier, tracé pour exécuter un tatouage. Atlas — 2.
liXl^LlCATION DES Pl.ANCHF.S
Fig. 2. — Cartes pour jouer, Yig. 3. — lioulette.
Fig. 4. — Petite corbeille en papier coloré.
Pig. 5. — Scène de marionettes, peinte sur une muraille de la prison^ 1/3 de sa grandeur.
Pig. 6. — Masaniello.
Pig. 7. — Un gendarme.
Pig. 8. — L'huissier X suivi d'un gardien de la paix. Charge. Pig. 9. — Polichinelle, en mie de pain. Pig. 10. — Saint-Michel.
Pig. 11. — Deux courges, travaillées par le brigand Tortora. Pig. 12. — Caricatures, par un voleur.
PLANCHE XLV. — Dessin autographe de Seghetti, représentant sa mort (Vol. III).
Seghetti, qui avait tiré sur des soldats dans une caserne, le dernier soir de sa vie dessine ici sa condamnation à mort.
Le dessin prouve la vanité des criminels, leur insensibilité ou leur inconscience en face de la peine de mort.
PLANCHE XL VI. — Champ visuel de jeune fille criminelle (S. Otto-
LENGHI (Vol. III).
Yig. 1. - Insol..., de 15 ans, jeune fille criminelle par escroquerie et vol: type criminel, échancrure du cadran supérieur et inférieur ; réduction notable de l'œil gauche.
Fig. 2. — Le même, pendant un accès épileptique psychique: élargissement énorme du champ visuel; toutefois l'échancrure se conserve.
PLANCHE XL VIL — Champ visuel de criminels-nés et d'épileptiques
(S. Ottolbnghi) (Vol. I, p. 310).
j^ig, 1. C. V. droit de Bellini, criminel-né, avec limitation mterne,.
échancrure dans le cadran supérieur.
Fio- 2. - Id. gauche, avec échancrure plus profonde et limitation plus
grande interne. . -j.n m
Fio- 3 - C. V. droit de Nie... Giov., de 20 ans, voleur recidif. Type crimineî, limitation plus grande à droite dans la moitié externe; l'œil droit a une échancrure périphérique dans, le cadran supérieur externe; examen ophtalmique négatif. . . . , , Fier. 4. — 0. d., Main, de 34 ans, voleur de grand chemin, cnmmel-ne,
EXPLICATION DES PLANCHES! ] !.l
récidif. Champ visuel très borné avec périphéries irrégulières; dans l'œil droit il y a héraiopie partielle, hétéronomie verticale, c'est-à-dire supérieure à droite, inférieure à gauche.
Fig. 5-6. — 0. V. 0. d. et 0. g. de Muss., épileptique, de 58 ans. Il eut un accès convulsif dans sa jeunesse, faible, délire persécutif, champ visuel très borné dans la moitié externe et interne, scotome périphérique, qui, à droite, occupe deux cadrans.
Fig. 7-8. — C. V. 0 g. et 0. d. de Casai, de 26 ans, épileptique, fou, avec asymétrie faciale. C. V. borné dans la moitié externe et interne, périphérie très irrégulière, scotome sui'tout à gauche, dans le cadran inférieur externe, hémiopie partielle verticale hétéronome.
■ -Fig. 9-10. — Marc, épileptique, de 49 ans, fou. C. V. borné à la moitié externe et interne, et plus à droite, ligne périphérique très échancrée; à droite, dans le cadran supérieur, scotome périphérique énorme.
Fig. 11-12. — C. V. 0. g. et 0. d. Juglar, homicide, fou.
Fig. 13. — C. V. 0. g; et 0. d. Koche, criminel-ué, homicide.
Fig. 14. — C. V. 0. g. et 0. d. Épileptique dans l'état de calme, loin des accès.
Fig. 15. — C. V. 0. g. et 0. d. K..., criminaloïde, auteur de blessures.
Fig. 16. — 0. d. de Bren., criminel, homicide.
Fig. 17-18. — 0. d. et 0. g. de V., épileptique, criminel-né.
Fig. 19-20. — 0. d. et 0. g. de M., criminel, homicide.
Fig. 21. — C. V. 0. d. et 0. g., criminel-né.
Fig. 22-23. - C. V. 0. d. et 0. g., criminel-né, voleur.
Fig. 34. — C. V. 0. d. et 0. g., criminel-né, auteur de blessures.
PLANCHE XLVIIL — L'ergographie des aliénés, épileptiques et normaux (KoNCOKONi et Diettrich) (Vol. III).
Fig. 1. — Tracé de Gia..., fou, épileptique, hors des accès; le tracé est normal.
Fig. 2. — Id., après un mois d'exercice; la force est plus énergique.
Fig. 3. - Id., 1 heure après les accès épileptiques. L'influence de l'éducation ergographique est disparue; le tracé continue indéfiniment et est très bas.
Fig. 4. — Tracé de Bo..., fou, épileptique ; à gauche. Fig. 5. — Id., à droite; le tracé est plus petit qu'à gauche; mancinisme.
Fig. 6. - Tracé de Sper..., épileptique, hors des accès; le tracé est normal.
20 EXPLICATION DES PLANCHES
Fig. 7. — Id., après l'accès. Comme pour la fig. 3. Fig. 8. — Tracé de Cl., épileptique, fou moral; à gauclie. Fig. 9. — Id., à droite; le tracé est plus petit qu'à gauche (mancinisme). Fig. 10. — Tracé de Mac... Type irrégulier des tracés. Fig. 11. — Tracé de Ter..., dans les heures de l'après-midi. Fig. 12. — Id., dans les heures de la matinée; les contractions sont plus fortes le matin que le soir (c'est le contraire des normaux). Fig. 13 et 14. — Tracés normaux.
Yig. 15. — Tracé de Mar..., épileptique, avec excitation électrique; elle ne produit pas d'épuisement musculaire.
PLANCHE XLIX. — Kévolutionnaires et criminels politiques, mattoïdes et foux moraux (Vol. II, p. 2 1 3).
Passanante, Lazzaretti, Allix, sans physionomie normale, mattoïdes. L. Michel, mattoïde, physionomie virile.
Cavalier, fou, front fuyant, acrocéphalie. Cola de Eienzi, monomane, mâchoires énormes. Kiel, monomane, mâchoires énormes, cheveux touffus. Tous les autres criminels-nés ont une physionomie criminelle (Voir Lom- BEOSO et Laschi, Le crime politique et les révolutions, 1893).
PLANCHE L. — 'Kévolutionnaires et criminels politiques par passion, mattoïdes, etc. (Laschi) (Vol. II, p. 213).
Voir belle physionomie de tous, à l'exception d'Oliva et de Nohilmg, régicides mattoïdes, et de Ferré, criminel-né (Voir Lombroso et Laschi, Le crime politique et les révolutions, 1893).
PLANCHE LI. — Criminels politiques (Vol. III).
Caserio, criminel par passion. N'a pas de caractères criminels, sauf l'oreille uu peu écartée.
Kavachol et Fini, anarchistes et criminels-nés. Oreilles énormes et à anse, zygomas, mâchoii-es très développées avec appendice lémmien.
PLANCHE LU. — Portraits de criminels (Prince Roland Bonaparte)
(Vol. III). ,
Yig. 1. - Eyraud: aucun caractère, sauf les oreilles écartées, lèvres
minces ;^1 a la calvitie, ce qui n'est pas commun chez les criminels
Fig. 2. - Dans l'écritm-e il y a quelques caractères criminels, la ligne du t, le désordre et l'inégalité des lettres et leur épaisseur.
EXPLICATION DES PLANCHtS
Fig. 3. — Gabrielle Bompard : pâleur du visage , oreilles écartées , asymétrie.
Yig. 4. — Portrait de la femme Berland, avec rides, physionomie virile, nez épaté.
Fiff. 5. — Portrait de madame Thomas, rides, nez tordu, lèvres minces. Fig. 6. — K. P., ex-prêtre, meurtrier de sa femme et de sa fille à Buenos- Ayres (Drago).
PLANCHE LUI. — Portrait de criminelles russes, par Mad. Doct. Tar-
NOWSKY (Vol. III).
Voir le type dans les N. 2, 2 his, 1 7, 18 (Lombroso et Ferrero, La femme criminelle).
PLANCHE LIV. — Types d'enfants criminels (De Silvestri) (Vol. IH).
Fig. 1, — Boll..., enfant de 5 ans et demi: oreilles à anse, zygomas et mâchou-es très développés, nez encavé, bosses frontales exagérées.
Fig. 2. — For..., de 5 ans et demi: bosses frontales exagérées, asymétrie faciale.
Fig. 3. — Par..., de 5 ans et demi: plagiocéphalie, mâchoires et zygomas exagérés.
Fig. 4. — M., de 10 ans, voleuse et lascive dès l'enfance ; zygomas et mâchoires volumineuses, physionomie virile.
Fig. 5. — M., lascive, mâchoire volumineuse et précoce.
PLANCHE LV. — Crâne de Charlotte Corday (Prince Koland Bonaparte) (Vol. III).
Platicéphalie et virilité du crâne ; wormiens du ptérion ; orbite gauche plus grande ; arcades sourcilières, crêtes temporales et lignes crotaphitiques très développées.
PLANCHE LVI. — Deux criminels décapités, peints par Wiertz (Vol. I, p. 225).
Tous les deux avec beaucoup de cheveux, sans barbe, mâchoires et zygomas très dé,veloppés, sinus frontaux.
PLANCHE LVII. — Anomalies du cerveau, des extrémités et des os nasaux chez les criminels (Vol. I, p. 179, 206, 21G)
Fig. 1. — Cerveau d'un homicide sicilien (Mingazzini) : s. E. : sulcus Kolandi ;
EXPLICATION DES PLANCHES
f. p. e.: fiss. perpendicularis externa; s.' : ramus posterior fiss. Sylvi ; s. t.': s. temporalis superficialis; L. F.: Lobus frontalis.
Le sulciis Bolanâi a une direction presque verticale et est en communication avec le ramus posterior fiss. Sylvi. La scissure perpendiculaire externe est prolongée; les plis de passage externes se font plus profonds, ce qui donne un operculim, comme chez les singes inférieurs.
Fig. 2. — Mêmes indications que pour la fig. 1. Cerveau de l'homicide Dobrowitschi (Bénédikt). La fiss. perpendicularis externa a une communication avec le s. occipit. ant.; on a aussi un operculimi.
Fig. 3. — Mêmes indications que pour la fig. 1. Cerveau de l'homicide Tegami (Fallot et âléjais). Le deuxième pli de passage s'abaisse complètement.
Fig. 4 et 5. — Pied préhensile, énorme distance interdigitale entre l'allux et le deuxième doigt : distance, 34 mm. à la périphérie, 16 à 18 mm. à la base. Fig. 6 et 7. — Os nasaux surnuméraires et division de l'os nasal. Fig. 8, 9 et 12. — Pieds avec six doigts (8 sont embryonnaires). Fig. 10. — Main avec 6 doigts.
Fig. 11. — Pied avec 7 doigts-, transposition et dédoublement des Ongles.
PLANCHE LVIII. — Le type chez les criminels sauvages : Voleurs et assassins Fellahs, étudiés par Cantel Bey (Vol. III).
On voit que trois seulement ont le type criminel, ce qui confirme la théorie que les criminels sont ataviques.
PLANCHE LIX. — Types de criminels meurtriers (Ferri, Omicidio, Atlante).
Piff . 1 . — Meurtrier et voleur de grand chemin. Front fuvant, oreilles à anse, volumineuses, rides frontales, yeux obliques, appendice lémurien.
YicT. 2. — Meurtre avec viol, arcs frontaux très accentués, mâchoires et lèvres très développées, appendice lémurien.
Fiff. 3. — Meurtre avec viol. Rides frontales énormes, oreilles à anse et volumineuses, zygomas saillants.
Yig. 4. — Voleur et parricide. Mâchoires et zygomas énormes, face asymétrique, nez camus.
Fig. 5. - Uxoricide et voleur de grand chemin. Cheveux touiïus, oreilles à anse, sans hélix, appendice lémurien.
EXPLICATION DES PLANCHES
Yicf, 6. — Assassin. Ekles verticales énormes, arcades sourcilières, sans barbe, mâchoires très- développées.
PLANCHE LX. — Types de criminels meurtriers (Ferri, Omicidio, Atlante).
Fig. 7. — Uxoricide. Oreilles à anse, face allongée, cheveux touffus, sans barbe.
Pig. 8. — Homicide, voleur. Strabisme divergent, face allongée, cheveux touffus, sans barbe, prognathisme.
Pig. 9. — Meurtrier, voleur. Arcades sourcilières, zygomas, mâchoires énormes, rides frontales, appendice lémurien de la mâchoii'e.
Pig. 10. — Meurtrier. Cheveux touffus, asymétrie du visage, sans barbe, oreilles sessiles, volumineuses, à anse, mâchoire énorme, appendice lémurien.
Pig. 11. — Assassin. Sténocrotaphie, rides énormes, mâchoires, zygomas énonnes, appendice lémurien. Type le plus complet. Analogie avec les figures 9 et 10.
Pig. 12. — Assassin. Kides, mâchoire, appendice lémurien.
PLANCHE LXI. — Types de criminels meurtriers (Perri, Omicidio, Atlante).
Pig. 13. — Assassin. Sténocrotaphie, cheveux touffus, sans barbe, asymétrie, mâchoire énorme, asymétrie du visage.
Pig. 14 — Meurtrier. Sténocrotaphie, rides anomales, arcades sourcilières énormes, appendice lémurien, lèvres minces, nez camus.
Pig. 15. — Auteur de blessures et voleur. Mâchoire énorme, appendice lémurien, rides, oreilles volumineuses.
Pig. 16. — Meurtrier avec vol de grand chemin. Cheveux, touffus, sans barbe, nez tordu.
Pig. 17. — Meurtrier. Arcades sourcilières, front fuyant, asymétrie, oreilles sessiles, zygomas volumineux.
Pig. 18. — Meurtrier et voleur de grand chemin. Cheveux touffus, front fuyant, oreilles énormes avec appendice lémurien.
PLANCHE LXII. — Types de voleurs et de meurtriers (Perri, Omicidio, Atlante).
Pig. 19. — Parricide. Rides énormes, oreilles à anse, volumineuses, asymétrie, cheveux touffus, sans barbe.
Pig. 20. — Voleur. Cheveux touffus, sans barbe, mâchoire énorme, distance exagérée entre le nez et les lèvres.
EXPLICATION DES PLANCHES
Fig. 21. — Voleur et auteur de blessures. Front fuyant, cheveux touffus, oreilles énormes, prognathisme, lèvres très développées.
Fig. 22. — Brigand. Cheveux touffus, lèvres minces, oreilles à anse.
Fig. 23. — Voleur. Cheveux touffus, sans barbe, zygomas volumineux, face allongée.
Fig. 24. — Coupeur de bourse. Oreilles à anse et rides.
PLANCHE LXIII. — Types de criminels meurtriers (Ferri, Omicidio, Atlante).
Fig. 25. — Meurtrier et voleur de grand chemin. Kides anomales, sténocrotaphie, strabisme, prognathisme, oreUles à anse.
Fig. 26. — Brigand. Sans barbe, oreilles volumineuses.
Fig. 27. — Brigand. Sténocrotaphie, mâchoire énorme, oreilles à anse, volumineuses.
Fig. 28. — Meurtrier par amour. Sans type, seulement il manque de barbe.
Yig. 29. — Meurtrier d'occasion. Mâchoire très développée, cheveux touffus, sténocrotaphie, demi-type.
Fig. 30. — Homicide involontaire. Kides étranges, lèvres minces.
PLANCHE LXIV. — Types de criminels meurtriers (Ferei, Omicidio, Atlante).
Fig. 31. — Femme meurtrière. Lèvres épaisses, physionomie virile.
Fig. 32. — Femme parricide. Arcades sourcilières et sinus frontaux très développés, rides étranges, front fuyant, zygomas et mâchoire très développés, lèvres minces.
Fig. 33. — Conjugicide. Épaisseur des lèvres.
Fig. 34. — Auteur de blessures (4 ans). Mâchoires et oreilles volumineuses.
Fig. 35. — Meurtrier (18 ans). Front fuyant, submicrocéphalie, arcades sourcilières énormes, mâchoires, zygomas et oreilles très volumineuses.
Fig. 36. — Assassin (26 ans). Oreilles à anse, sténocrotaphie, asymétrie du visage, strabisme, lèvres très développées. • -
APPENDICE
Détails physionomiques sur les photographies criminelles
Dans la planche IX, sont Américains ou Anglais les individus marqués en chiffres romains ; le XII, c'est Honeimann, fameux voleur de Londres, qui seul, força la Banque de Londres ; a, c'est Troppmann ; b, Peltzer, Belge, condamné pour meurtre de l'avocat Bernays, dont il voulait épouser la femme.
Les Italiens figurent dans la planche XI avec le N. 1, et du N. 85 au N. 48 ; dans la planche IX, N. 51 et 52,
Sont Eusses le N. IV et les N. 2, 45 de la planche VIII; les N. 1, 41, 40 de la planche X,
Les Juifs sont désignés avec les N. 3 et 19 dans le planche X; avec les N. 56, 38, 45 et 49 dans la pl. VIII, et avec le N. 11 dans la planche XL — Tous les autres sont Allemands.
Ont été reconnus comme fous le N. 9, planche X, qui tua un camarade sans motifs; le N. 11 de la planche IX, qui s'évada huit fois de la maison centrale; le N. 1, planche IX, qui tua un ami pour lui voler une redingote, et le N. 24, célèbre voleuse de magasins.
Criminels d'occasion, avec Peltzer, sont probablement les N. 47 et 44, planche XI (caissiers en fuite), les six banqueroutiers (I, II, III, IV,V, VI de la planche VIII) ; le N. 5, planche X, qui commença à forfaire dans un âge très avancé, après avoir perdu son emploi, mais qui a pourtant une physionomie très mauvaise; le N. 22, planche X, coupable d'avoir caché l'assassinat d'un camarade ; et le N. 9, planche X, qui fut assassin par suggestion.
Criminels par passion sont le N. 23, planche X, qui tua sa femme par jalousie justifiée, et le N. 7, qui blessa et tua dans des accès de colère provoqués par les causes les plus insignifiantes ; le XIV, Américain, planche IX, qui tua son père dans un moment d'r .gl'^ment et de jalousie ; le VII, Chaudler, id., d'une famille très distinguée, qui tua une parente de sa femme, avec laquelle il était en litige, et qui l'accompagnait ; le IX, id., uxoricide, malgré sa renommée de douceur de caractère, par infidélité de la femme ; et le XV, Américain contrebandier, qu. ' na les soldats qui voulaient l'arrêter.
APPENDICE
Criminels-nés. — Dans la planche VIII : le N. 1 , qui tua, d'accord avec sa femme (N. 2), une pauvre vieille pour la voler; et les 3, 4, 6, 7, meurtriers; escrocs sont les N. 45, 50, 51, 52, 54, 55, 5G, 57, 58, 59, 00. — Les autres sont des voleurs à la tire, ainsi que les N. 38, 37, 28, 26, 31, 30, 29 et 36; ou des voleurs de magasins, comme le N. 42, ou des voleurs avec effraction, comme les N. 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25. Le 46, est un faux monnayeur.
Dans la planche IX, ce sont des assassins, criminels-nés ou habituels : le N. 2, qui tua sa tante pour la voler ; le N. 3, coupable de double assassinat; les X, IX et XVI, Américains uxoricides ; le XIV, parricide ; le XVII, qui tua le père de sa bien-aimée, parce qu'il s'opposait à ses amours; et les N. II, XX et VII Américains.
Dans cette planche, les N. 29 (type de voleur), 30, 32, et 33 sont des faussaires ; sont des escrocs les N. 34, 35, 36 e 37 ; les IV, VI, XI, VIII (Américains), ;escrocs on banqueroutiers ; les X et XIX, bigames Américains ; le dernier arriva à épouser 10 femmes, à l'insn de chacune, jusqu'au moment où il fut (découvert par le frère de l'une d'elles.
Parmi les restants, sont des voleurs avec effraction, ou voleurs de grand chemin les N. 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17 et 18; pillards i^de magasins les N. 21, 23 et 27; voleurs à la tire les N. 40, 42, 43, 44, 45, 46, 47 et 48.
Les Allemands de la planche X sont des assassins, du N. 1 à 19, sauf le N. 5 ; le N. 17 a violé et tué une fillette de 5 ans. Les autres, pick-pockets ou voleurs avec effraction, du N. 36 au 55 (sauf le 43, escroc) ; pillards de magasins ou d'hôtels les 18, 19, 21, etc., jusqu'au 32. Escrocs sont les N. 43, 20, 29, 56.
Dans la planche XI, nous trouvons les N. 1, 2, 3, 4 èt 5 coupables de crimes contre les mœurs. Le N. 1 qui viola et prostitua tous ses enfants ; les autres, pédérastes passifs (Allemands), le N. 5 est la reproduction du N. 4, mais vêtu en femme ; viennent ensuite les voleurs, N. 6, 7, 14, 29, 32, Allemands; le N. 43, voleur Italien; et après, 21 escrocs Allemands compris entre les N. 8-28 et ensuite le N. 33 ; et pour finir, assassins les N. 30, 31 (Allemands); les N. 35, 36, 37 (Leone), 38, 39, 40, 41, tous brigands Italiens; le N. 42 (Francesconi), assassin de l'officier de poste de Vienne, et le N. 48 (ûlartinati), assassin de sa femme, par amour charnel pour sa sœur, laide et bossue.
Si l'on considère toutes ces photographies, on trouve que la physionomie garde le type ethnique dans 20, tandis qu'elle le perd complètement dans les autres, sauf chez les Juifs, qui conservent le type sémitique ; cependant on trouve,
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chez ces derniers, les sinus frontaux, comme au N. 8, les yeux hagards, comme aux N. 45 et 56 de la planche Vm.
On remarqua chez très peu d'individus, très intelligents d'ailleurs, escrocs pour la plupart, une physionomie non seulement normale, mais belle: ainsi, par exemple, le N. 26 de la planche X, ex-sous-officier de marine, qui donna les preuves d'une grande adresse .dans des vols commis dans les hôtels, et le N. 29, escroc et voleur de livres ; les N. 11 et 14 de la planche YIII, excessivement rusés, qui se mirent toujours à l'abri de la justice, et en déjouèrent toutes les recherches; et plus dignes d'attention sont encore, pour leur régularité, les deux bigames Américains (I et X, planche IX).
On n'observa aucun caractère morbide criminel chez 36, soit dans 16 0[0: il faut comprendre parmi ceux-ci, les deux voleurs très adroits dont on vient de parler plus haut, un faux monnayeur, qui était, au surplus, artiste de talent ; 18 faussaires ou escrocs et enfin deux bigames. Ce défaut de type criminel est justifié, non seulement par la spécialité du délit, mais par le grand talent ou par la ^ause occasionnelle. Ainsi Peltzer, assassin (planche IX), fut entraîné au crime par la facilité de trouver un complice dans son frère, et par des soucis énormes d'argent, malgré une vie tout entière de probité et de travail; et le XV, contrebandier, qui se réveilla assassin quand sa vie fut en jeu.
Ce manque du type ne semblerait pas justifié chez 9 voleurs récidivistes et chez deux brigands de la bande sicilienne: mais ils ne faut pas oublier non plus qu'en Sicile, le plus souvent, le brigandage (les chefs exceptés) est un délit d'occasion.
Chez tous ces derniers et même chez ceux à caractères normaux, on remarque une étrange ressemblance qui explique et confirme leur parenté anthropologique. Voyez les N. 20 et 21 de la planche XI, et les 50, 51, 55, 59 et 60 de la planche VIII. Cette parenté typique est bien plus étroite parmi les individus qui ont déjà le type criminel, ainsi qu'il arrive chez les individus des espèces animales et végétales qui forment le noyau des groupes naturels, au point de faire supposer souvent que différents portraits ne soient que la reproduction de la même personne, comme dans les N. 13, 31, 22, 9, 3 et 4 de la planche VIII; 21, 22, 14, 23, 9 et 11 de la planche X; 1, 2, 7, 14, 11 et 10 delà planche IX; 20, 21, 25, 15 et 18 de la planche XI; 12 de la planche X; 2 de la planche IX ; 9 de la planche VIII ; 7 de la planche IX; et cela explique parfaitement la raison du manque de type national, l'analogie entre les criminels des contrées les plus éloignées (Italiens, Allemands et Américains) que le lecteur aura déjà remarquée par lui-même. Il en est ici, bign que dans une proportion moindre, comme des crétins, chez lesquels les traits de la race sont effacés par la dégénération.
Al'l'ENDlCE
Des trois fous crimiaels, deux, le N. 14 de la planche X et le N. 1 de la planche IX, ont le type criminel; le troisième, le N. 11 delà planche VIII, présente un type normal.
Sans être fous, présentent pourtant un type de folie par l'œil égaré, et le front fuyant, les N. 2, 36, 52, planche X ; 45 et 36, planche XI ; 8, planche IV ; 5, planche X; et un type de crétin les N. I (romain), 44, XXV et 46 de la même planche.
Peltzer, le type peut-être le plus remarquable des criminels d'occasion, n'a d'anormal que la richesse des cheveux noirs.
Parmi les 8 banqueroutiers des planches VIII et XI, un seul nous présente le type criminel, le IV de la planche VIII, Walter, Eusse : deux pourtant sont strabiques.
Le N. 5 de la planche X, classifié dans l'Album Allemand comme voleur d'occasion, nons offre, dans les yeux et dans la mandibule, le type criminel.
Parmi les criminels par passion, le 23, de la planche X, a presque le type criminel par le défaut de barbe, le front fuyant et les' sinus frontaux. Qu'on note aussi, dans le 7, l'œil fier et les cheveux abondants.
Les Américains XIV et XIX, homicides par passion, et les VII et XV, contrebandiers, assassins pour se défendre, ne donnent pas de type spécial.
Un seul, le N. 7, offre le type criminel complet; le 28 en a aussi quelques caractères.
Les femmes criminelles étudiées et reproduites par la photographie sont au nombre de 83, dont 59 Allemandes, 16 Américaines et 8 Italiennes (planche XIV).
De celles-ci, trois seulement étaient en même temps criminelles et fol'les, soit le N. 24, de la planche IX, qui déploya une rare adresse dans les vols de magasins; le N. 51 ensuite, planche XIV, XV, voleuse domestique, soignée longtemps par moi dans l'hôpital des fous de Pavie; et enfin le N. 38 de la X, suicide, qui, de son vivant, fut d'une luxure effrénée. De ces trois femmes, les deux premières ont le type criminel, de même qu'elles en avaient l'inclination, car leur folie n'était qu'accidentelle.
On trouve encore, en nombre très restreint, les criminelles qui pourraient être considérées — selon l'Album Allemand — comme criminelles d'occasion.
Parmi ces dernières nous remarquons: les N. 27 et 11, contraintes par les maris à la complicité dans leurs vols; le N. 14 qui, condamnée à la prison pour quelque faute bien légère, à sa sortie, ne trouvant pas de travail, se fit voleuse de chambres garnies ; le N. 8 qui volait des comestibles pour nourrir ses enfants; le N. 2, de la planche VIII, entraînée au meurtre d'une voisine,
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par son mari même ; et le N. 7, aux yeux félins, qui, abandonnée par son mari pour infidélité, devint une voleuse incorrigible. Le N. 14 a les zygomas volumineux, l'œil louche, la physionomie virile, les sinus frontaux, les lèvres très minces ; dans l'ensemble, un type criminel complet ; de même le N. 8, par les sinus frontaux, l'œil félin et quelque peu strabique et la physionomie virile ; et le N. 11, par les mandibules énormes, les zygomas robustes, la physionomie virile, nous présente un vrai type criminel.
Le N. 27 est un type parfaitement normal, ainsi que le N. 2 de la planche YIII; la qualification de criminelle d'occasion est ici quelque peu douteuse, car l'Album dit qu'elle volait pour nourrir ses enfants, mais qu'en revanche le mari l'entretenait suffisamment.
De criminelles par passion nous ne remarquons que le N. 33, poussée au mal par amour ; et le N. 45, très honnête, qui se rendit coupable d'infanticide pour un mariage convoité. Type normal la première ; avec mandibule volumineuse et œil fixe la deuxième.
Par contre, les criminelles-nées sont très nombreuses ; digues de remarque les N. 8, 9, 16, voleuses très adroites et récidivistes, qui, pour mieux cacher leurs exploits, se servent de faux noms ; la première vole dans les magasins de chaussures, la seconde sur le marché, la troisième dans les églises ; toutes trois nous offrent le type criminel. Fameuses aussi les N. 5, 29 et 25, pour une suite de vols ordinaires et à la tire.
Le N. 29, voleuse à 16 ans, qui subit jadis 20 ans de réclusion, et fut surprise de nouveau, en flagrant délit, dans un magasin; les N. 35 et 41, voleuses Américaines très habiles, et le N. 39 qui tua son enfant de 2 ans 1x2 par seule cruauté.
Le N. 30, l'Eberzeny, qui poussa son amant à l'empoisonnement de sa femme. Le N. 31, la Kane, coupeuse de bourses très fameuse en Amérique. Les N. 32, 40, 43 et 37, qui étaient adultères et voleuses en même temps que les maris. Le N. 34, maîtresse de toute une bande de voleurs de chemins de fer américains. Le N. 35, Américaine aussi, récidiviste, voleuse d'une somme d'argent très forte. Et encore, parmi les Américaines, le N. 44, bigame. Le N. 41, voleuse très adroite. Le N. 42, empoisonneuse de son mari. Le N. 46, meurtrière. Le N. 47, voleuse Allemande, gouvernante d'une grande famille. Le N. 48, la Poçon, voleuse, compagne du N. 49, la Catella, célèbre complice de Kossignol, l'assassin qui tuait les gens attirés par les charmes de sa maîtresse.
Le N. 50 est une femme très débauchée, inculpée de substitution de nouveau-né.
Les N. 52 et 53, la Trossarello et la Saraceni, adultères, luxurieuses, et mandataires d'assassinat.
API'ENDICE
Les N. 54, 55 et 56 sont des femmes de brigands du Midi de l'Italie.
L'examen de ces caractères nous démontre que souvent ils se trouvent réunis par deux, trois et même quatre, chez les mêmes individus, donnant lieu, dans ce dernier cas, à la vraie physionomie de la femme criminelle; ce qu'on remarque dans 23, soit aux N. 3, 5, 6, 8, 14, 16, 23, 24, 37, 43, 46, 47, 51, 52, 55 et 56 de la planche X; au N. 53 de la planche IV, et aux N. 45, 41, 34, 24, 19 de la planche V, dans la proportion de 27 OiO.
. Chez les criminelles-folles on trouve ce type en 2 sur 3 ; chez les criminelles d'occasion et habituelles, voleuses, on le remarque en 2 sur 7.
Chez les criminelle-nées, sur 13 assassines, on trouva le type complet sur trois, incomplet sur deux ; les deux empoisonneuses ne présentaient pourtant qu'un développement remarquable de la mandibule et des cheveux.
Chez les 5 adultères, voleuses et bigames, deux seulement nous offrent le type complet (le 37 et 43), trois le type incomplet (42, 40 et 44).
Sur 16 des restantes, qili sont voleuses, on remarqua aussi le type.
En total, sur 83 criminelles-nées la proportion du type serait de 28 0[0, justifiée par les habitudes perverses des voleuses récidivistes dans les N. 3, 5, 9, 14, 16; — ou prostituées et voleuses, comme le N. 24, ou femmes dépravées, comme le N. 37, qui ne se contente pas d'abandonner un mari très affectionné, mais le dépouille d'une somme d'argent assez forte, qu'elle emporte avec son amant; — ou débauchées et cruelles, comme le N. 52, adultère et mandataire d'assassinat; et les N. 55 et 56, maîtresses de brigands, qui prenaient part aux exploits de leurs amants.
Chez certaines le vrai type criminel n'existe point, bien qu'on en remarque quelques caractères isolés.
Parmi celles-ci, la primauté est aux escrocs et voleuses de magasins, qui trouvent dans lem- physionomie ingénue et calme, un attrait pour tromper la confiance d'autrui: telle, par ex., le N. 10, Allemande, et le N. 35, Américaine, qui, à l'aide de faux papiers, se faufilent comme servantes dans les familles riches, pour les voler; telles les N. 18, 22, 12, 1 de la planche XIV, les N. 39, 40 de la planche VIII, et les N. 25, 20, 22, toutes voleuses de magasins; les N. 31 et 33, faussaires.
Cette catégorie nous donne aussi de vraies voleuses; le N. 13, prostituée et voleuse très rusée, qui prend, au lendemain d'un vol, de faux noms, pour cacher les méfaits de la veille; le N. 25, voleuse aussi très adroite, qui, avec son mari, commit plusieurs vols; le N. 17, précoce voleuse à la tire; les N. 32 et 40, adultères Américaines, qui, après avoir dépouillé leurs maris et leurs enfants, les abandonnent pour suivre leurs amants et partager avec eux le butin — et dans la planche VIII, les N. 33 et 25, incorrigibles coupeuses de bourses.
APPENDICE
Parmi les 83, nous en trouvons pourtant 13 chez lesquelles, en dépit de leurs mauvais penchants, les caractères physiques du crirainel-né font absolument défaut: voyez les N. 2, 4, 15, 26, 27, 84, 41, 42, 44 de la planche X ; 84, 27, 41 de la planche VIII.
Cette absence de marques spéciales de criminalité est explicable chez le N. 2, vieille femme qui vole des comestibles par nécessité plus ou moins forte ; chez le ^N. 26, voleuse par suggestion de son amant ; chez le N. 44, bigame Américaine, qui obéit à lïmpulsion de la passion et du besoin ; - tandis qu'elle n'est pas du tout explicable chez le N. 15, prostituée et voleuse ; chez le N. 34, maîtresse d'une bande tout entière ; chez le N. 51, voleuse d'appartements ; chez le N. 42, empoisonneuse de son mari; et enfin chez les N. 34, 27 et 41, coupeuses de bourses précoces et voleuses (Allemandes).
Pl. I.
Poids.
Taille.
Tableau du poids et de la taille de 400 cadavres iiormauï et de 134 criminels de Bonu.
Ordonnées noires, normaux - blanches, criminels.
Rapports de la taille ett a Etude anthropologique sur 800 hommi [
Ordonnées noires, échelle de la grand : » striées, échelle de la taille, f-.
a grande envergure.
iminels, par le Prof. Lacassagne.
ergure, calculant à 100 la taille, piant à 100 la grande envergure.
LoBsiMso — Vhomme erimingl
CRIMINALITE ET ÉPq.EPSIE EN ITALIE
Conscrits reiiTojés pour tPILEFSIE. '
Proportion sur 10.000 visités. — Moyenne aniineUe pendant la période 1843^6.
Crimes de BÉBSLLION, VIOLENCE, etc., contre les dépositaires et les agents de l'autorité et de la police pnbllqne.
Proportion snr 100.000 habitants. — Moyenne annuelle pour le quinquennium 1879-83. Crimes dénoncés pour lesquels pourvurent les offices du P. M. {BoDio, Movivimto délia criniitmlità in Italia, Roma. 1886).
te?
HOMICIDES aolt qualifiés, soit simples, et blessures suivies de mort; extorsions, rapines avec iiomicide, etc.
Proportion sur 100.000 habitants. — Moyenne annuelle pour le quinquennium 1879-83. Crimes dénoncés pour lesquels pourvurent les offices du P. M.
Crimes dénoncés contre les MŒUBS et contre rOBDRE DES PAMaLES
>ropôrtîon sur 100^000 habitants. - Moyenne aanueUe du quinquennium 1879.8 Lrimes dénoncés pour lesqaels pourynrent les offices do P. M.
NS — La diï-îsio! des départements CMC gronpes, distinc* eo antân:ide conlenr:est £ûte insérant ent:
la pn^torfion maziin et la minime dix mrj
Pl. IV.
Pl. V.
^ggia, assassin. - 2. Carbone, chef- brigand. - :5. Cavaglià, <lit Frml, assn
4. Salvatore A., brigand do la Calabrc. ô. G. Sana De Galluccio, brigand. - 6. G. B. Yenafro De Caspoli, brigand.