III. CONSIDÉRATION
Les justes ont continuellement devant les yeux de l'esprit l'examen qu'on fera un jour de toute leur vie , dont le souvenir les tient toujours en souci. Ils sont toujours en crainte, quoi qu'ils fassent , considérant la qualité do juge devant lequel ils doivent paraître. Ils comptent les défauts qui se trouvent dans leurs actions, et les opposent aux biens de la grâce, qu'ils ont reçus du Créateur, desquels ils ne peuvent assez exagérer la grandeur. C'est là ce qui les oblige à veiller incessamment sur eux-mêmes, et à fuir avec soin tout ce qui peut offenser ce souverain arbitre de la vie et de la mort (2).