IV. CONSIDÉRATION
En quatrième lieu, il a consacré tout ce monde visible , en le purifiant de tout ce qui pouvait nuire au salut des hommes , et n'y laissant aucune chose qui n'ait la vertu de les portera leur souverain bien, s'ils veulent s'en prévaloir. Il n'en a pas, à la vérité, chassé la mort, ni les maladies, ni la pauvreté, ni les souffrances; mais il a fait quelque chose de plus, car il a, déifié tous ces maux en les prenant sur soi, en sorte qu'il n'y a rien dans le monde, ni bien ni mal , ni santé ni maladie, ni vie ni mort, qui ne soit un moyen de salut, un instrument de la gloire de Dieu, un ressort de la grâce consacré à la félicité des saints. Tout contribue, dit l'Apôtre, au bien de ceux qui aiment Dieu (1); et si les méchants en abusent, ils sont d'autant moins excusables, qu'ils changent leur remède en poison , et les moyens de leur salut en des sujets funestes de leur réprobation.