I. tilloD inlerpariéUl
: 0' rt o', premier el [ cireonvolulion oeci-
le reflet de In phylogénie, il est utile d'indiquer l'ordre dans lequel se montrent les principaux sillons sur le fœtus humain. C'est indiquer en même temps leur importance relative, lis se succèdent comme il suit : la scissure de Sylviua, les scissures occipitale interne et calcarine, la scissure de Bolando, le sillon frontal inférieur, le sillon intra-parlélal, le sillon parallèle, etc.
II reste à se demander quelle importance relative présentent dans la série des Primates les degrés de la fin, qui
CIRCONVOLUTIONS DES PRhMATES.
nous intéressent le plus : celui qui conduit des Pithéciens aux Anthropoïdes et celui qui conduit de ceux-ci à l'Homme. La réponse n'est pas douteuse suivant Broca. Il y a plus de distance du cerveau des Cynocéphales, par exemple, à celui des Anthropoïdes que de ce dernier à celui de l'Homme.
Je ne puis faire mieux ici que de rapporter un passage de Broca emprunté à son mémoire sur les Primates.
-i.Su
FiG. 56. — Face externe de l'hémisphère gauche du Cynocéphale papion
(Pithécien).
SS, scissure de Sylvius; RR, scissure de Rolando; 00, scissure occipitale externe; F, lobe frontal; p, sillon interpariétal; P*, première circonvolution pariétale; P", seconde circonvolution pariétale; t'i', premier sillon temporal; T* et T*, première et seconde circonvolution temporale.
« Le type des circonvolutions simples se maintient dans la série des Pithéciens; il n'est pas encore modifié sensiblement chez les Semnopithèques où il ne l'est guère plus que chez les Gibbons. La transition s'opère chez les Gorilles *; en arrivant au Chimpanzé et à l'Orang, nous voyons apparaître le type supérieur. Par la complication de leur cerveau, la
1. Il y a dans le texte : « C'est donc presque sans transition qu'on arrive... » et en note a Cette transition sera sans doute fournie par le Gorille )>. Or depuis, Broca a écrit un Mémoire sur le Cerveau du Gorille, Ce qu'il avait prévu s'est vériQé.
soo
profondeur de leurs sillons, le nombre des circonvolutions secondaires, l'étendue relative de leur surface, ces deux Anthropoïdes se séparent touf è. fait des Pithéciens et ils se rapprochent tellement de l'Homme qu'il faut l'œil exercé d'un anatomiste pour distinguer leurs cerveaux des car-
Fio. 57, — FacB inlerne de l'hémispliére droit du Cynocéphale papion (Pilli«cien).
CC'C", cireonvoluUon do corpacilleui; HH'. Fireuii*oluiiDn de lliippooinpc; a», SAisture »Di-lroiiUl«; gP, Kiunrt soui-ptrlélale ; 0. «isaurt cxtlpïULe iolcrnei K. stiMure
pnnïire einronvolution ptriélalc on lobule quadrilalire; Cu, ouneue ou lobul* Iriengulaire occipital.
veaux humains sur des dessins ramenés à 1 deur. »
même gran-
C«r>Mérea dlMlnetlh dea eIrMtnvoInflona de l'Hoarae et
4ea AMihropoidca. — Voîci les caractères plus ou moins distinctifs entre l'Homme et les Anthropoides sur lesquels l'attention s'est principalement portée : l" le reste du sillon lîmbique des non-Primates, entaillant le sommet du lobe temporal, il persiste chez tous les Singes, à un moindre degré chez l'Homme de race noire ou jaune et fait défaut sur la généralité des Européens (voir page 185] ; — 2' le sillon calcarin inlerrompant la continuité de la f temporale avec la circonvolution du corps calleux moins souvent chez